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Louis XV

 
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Marie
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 13:36 (2011)    Sujet du message: Louis XV Répondre en citant

Bonjour, voiçi l'histoire libertine  du Roi Louis XV ....






Et le Parc-aux-cerfs .


L’argument du Parc-aux-cerfs est un des plus délicats et difficiles à comprendre. Le sujet est actuel, même aujourd’hui en effet l’image de Madame de Pompadour est discréditée parce que presque tout le monde pense que ce soit à elle l’idée et l’administration.

Ça ce n’est absolument pas vrai, Mme de Pompadour a du subir cette embarassante situation. Après cinq ans de vie en commune avec le Roi, les rapports amoureux c’étaient affablis, soit parce que Mme de Pomadour était assez froide et soit parce que le Roi était son contraire. Il avait une mentalité double, il se sentait roi et aussi un homme commun. Dans le champ soit financier soit d’amour il voulait le droit d’avoir une vie privée.

Il décida donc de créer un “pied-à-terre”, comme on dirait aujourd’hui, ou mieux de posseder une maison pour ses rendez-vous galants, très à la mode en ces temps-là. Il faut savoir que dés quelques temps les rapportes amoureux c’étaient arretés avec la Reine aussi, à cause de son âge ainsi quepour beaucoup d’autres raisons.

Le Roi, que porrait-il faire? Rester sans femmes? Avec toutes ses opportunités! Par contre il ne pouvait pas ignorer l’opinion des Jésuites. Ils ne toléraient pas l’idée d’une maîtresse, ils la trouvaient scandaleuse, ils faisaient de l’obstruction envers Madame de Pompadour. Ils exigeaient du Roi un impeccable example de christianisme (après la morte de Mme de Pompadour et de la Reine ils essayaient de le faire marier avec quelque femme moche couronnée pour rétablir la façade). Les filles étaient logées à tour de rôle dans cette élégante residence, elles étaient présentées par leur même famille ou par le gentilhomme de chambre. La situation était très discrète mais de tout façon embarassante, quelque fois même vile, pouquoi?

En ces temps-là, un homme jugé responsable d’avoir procuré une maternité à une jeune fille célibataire, était obligé à se marier avec elle (impossible pour Louis XV). Pourtant on mariait ces filles avec des prête-nom et en suite on les apportait au Parc-aux-cerfs. Souvent elles étaient femmes enceintes du Roi, liquidées et placées economiquement. Pas un des ces fils fut légitimé par Louis XV, on pense qu’ils devaient être une douzaine (voir "maitressesroyales: Les Bâtards de Louis XV "). Je dit qu’il s’agit d’une conduite vile à juste titre, une fois, par example, une jeune fille accueillit un homme qu’elle croiaiait un conte qui avait l’intention de se marier avec elle. Elle fut trompée et sut la verité seulement plus tard, qund elle avait déjà accouché. La pouvre n’eut d’autre possibilité que de se serrer dans un couvent.

Voila le point important: Mme de Pompadour dut supporter cette situation. Quand il était necessaire elle devait resoudre les problems et éviter des scandales majeurs. Elle devait gérer tous les problemes de la Cour tandis que le Roi s’amusait. Elle devait aussi éviter de se faire voler le titre de maîtresse par quelque fille peu intelligente, et non pas parce qu’elle avait peur de perdre sa place, mais pour éviter ce qu’il s’est enfin passé en suite avec la comtesse du Barry, c’est à dire la perte totale d’estime par son peuple soit du roi-même, soit de la monarchie. Quelques ans après, ce conduite fut la première cause de la revolution.

Mme de Pompadour n’y arriva pas, ou mieux elle reussi à éviter tout ça jusqu’à sa mort, après laquelle ce fut le déluge.


Lorenzo Crivellin    






 

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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 13:36 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 15:25 (2011)    Sujet du message: Louis XV Répondre en citant

...et c'est ce genre d'aventures qui est arrivée au Chevalier d'Eon...mais il a réussi à se faire enroler dans le "Secret du Roi"

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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Jeu 10 Fév - 21:41 (2011)    Sujet du message: Louis XV Répondre en citant

Simone Berthière s'est exprimée dans Le Figaro magazine sur ce roi :

"Louis XV - Le roi prisonnier de sa réputation

Il entreprit de grandes réformes qui auraient pu sauver la monarchie, notamment l'égalité devant l'impôt. Mais il ne put ou ne sut les faire aboutir. La postérité en a fait un homme à femmes, alors que ce chrétien scrupuleux vivait mal ses infidélités. Paradoxe de Louis XV: alors que le bilan de son règne est positif, il n'aimait guère son métier de roi.

Le métier de roi est grand, noble et délicieux, quand on se sent digne de bien s'acquitter de toutes les choses auxquelles il engage», affirmait Louis XIV. Louis XV, lui, n'aime pas ce métier et ne se sent pas la force de remplir ses obligations. Beau, bien portant, intelligent, il serait peut-être devenu le « grand roi » qu'escomptait son arrière-grand-père mourant s'il y avait été préparé. Mais on mit la barre trop haut et les circonstances ne s'y prêtèrent pas. Vers le milieu du règne, les Français lui dénièrent son surnom initial de Bien-Aimé. Puis il devint pour l'historiographie républicaine l'incarnation des vices de l'Ancien Régime, un monarque libidineux et veule, asservi aux caprices de favorites cupides. En réalité, il était écartelé de contradictions, rongé de scrupules, sujet à des crises dépressives : un homme très respectable, qui valait mieux que sa réputation.

Quand il accède au trône en 1715, à cinq ans et demi, il est l'unique rescapé de l'hécatombe qui vient d'anéantir la descendance française de Louis XIV. Certes, ce petit roi orphelin n'est pas privé d'affection, grâce à la bonne Mme de Ventadour, qui l'a arraché aux griffes des médecins. Mais c'est un enfant triste. Astreint à présider des lits de justice et à se plier au rituel de cour, il en conçoit du dégoût. Dès six ans, il confie à sa chère Mamanga son soulagement quand il peut cesser de « faire le roi » - un rôle de théâtre, dont il a hâte de se dépouiller. Loin de lui ouvrir un espace nouveau, son passage « aux hommes », à sept ans, le met aux mains de deux vieillards nostalgiques. Son gouverneur, Villeroy, le somme d'imiter Louis XIV ; son précepteur, Fleury, lui propose comme modèle Saint Louis. Le formalisme stupide de Villeroy le détourne à jamais de l'étiquette. Mais l'emprise de Fleury, un grand-père de substitution, le marque durablement : il restera sincèrement croyant, en dépit de toutes ses entorses au sixième commandement.

Tous deux soupçonnent des plus noirs desseins le Régent, à qui incombe l'éducation politique du jeune roi et ils contrecarrent ses efforts. A tort. Bien que franc libertin en matière de mœurs et de religion, Philippe d'Orléans était un homme droit. Mais il mourut trop tôt et sa disparition livra son pupille à l'influence exclusive de Fleury. Celui-ci, sans titre officiel, gouverna la France à sa place jusqu'à sa mort en 1743, en oubliant de l'intéresser à la gestion des affaires.

Enfant, Louis avait pris l'habitude de répéter docilement sa leçon pour en être quitte au plus vite. Bientôt, il mesure les limites de son prétendu pouvoir. On décide à sa place. On le marie sans lui demander son avis. Il découvre que Versailles, figé dans le rituel instauré par son bisaïeul, est une prison où il n'est maître ni de son temps ni de ses mouvements. Cependant, il répugne aux changements : «Je n'aime pas défaire ce que mes pères ont fait.» Disons plutôt qu'il n'ose pas. Il étouffe, mais il lui manque, pour desserrer l'étreinte, l'énergie et la confiance en soi. Il se tait, se replie sur lui-même, se réfugie dans les livres, scientifiques de préférence. Son désir de liberté ne trouve d'exutoire que dans la chasse - qui est comme une drogue dont il ne se déprendra jamais.

L'autre source de déchirement est pour lui la morale sexuelle. Le XVIIIe siècle passe pour aimable, frivole et libertin. Mais ce vernis cache des tensions violentes. L'Eglise, confrontée à la montée de l'incroyance et minée de l'intérieur par d'âpres querelles, a durci ses exigences en matière de morale. Elle condamne d'autant plus la liberté de mœurs qu'une frange de la société s'y adonne de façon provocante. Louis XV est pris au piège entre un tempérament exigeant, qu'il est incapable de dominer, et un sens aigu du péché ancré en lui par son éducation. Et son comportement a, hélas, des implications politiques.

On l'a marié à quinze ans, pour le soustraire aux tentations que laissait présager une puberté précoce. Ses assiduités auprès de Marie Leszczynska lui valent d'être, à vingt-sept ans, le père de dix enfants, dont huit survivent (un garçon et sept filles) et l'époux d'une femme de trente-quatre, abîmée par les maternités. Rude fardeau pour un homme en pleine force, le plus beau du royaume, dit-on. Dès avant les dernières naissances, il a donné au contrat conjugal un coup de canif discret, sur lequel Fleury a fermé sagement les yeux. Mais quand l'aînée des sœurs Nesle cède la place à une, puis à une autre de ses cadettes, la question se pose de la pratique religieuse du roi.

L'usage exigeait qu'après avoir communié, lors des grandes fêtes, le roi thaumaturge touche les scrofuleux qui en espèrent guérison. A Pâques 1739, en dépit des accommodements proposés, Louis XV refuse tout net confession, communion et cérémonie rituelle. «Il a mieux aimé s'abstenir des sacrements que les profaner», dira le cardinal de Bernis. Il ne touchera jamais plus les écrouelles et ne communiera qu'en péril de mort. En revanche, il affiche certaines de ses maîtresses. Auprès d'un peuple resté largement croyant, l'effet politique est désastreux. A quoi il faut ajouter que ce refus de tricher, qui est tout à son honneur, le condamne à vivre en état de péché permanent, avec d'autant plus mauvaise conscience que la mort brutale de deux des sœurs Nesle semble en être le salaire. Il en souffre, et il est probable que les doutes sur ses capacités, la crainte de ne pas être à la hauteur de sa tâche, la répugnance à prendre des décisions et à les imposer, se nourrissent de cette plaie secrète.

Il est désastreux que l'entourage se soit chargé de la raviver. Marie Leszczynska aurait fini par se résigner à la séparation si elle n'avait craint pour le salut de son époux. Elle était guidée par des prélats rigoristes, à l'affût du moment propice pour ramener à Dieu l'âme du pécheur. Lorsqu'en 1744 il tomba malade à Metz et se crut à l'article de la mort, ils lui imposèrent une confession publique. Il guérit et ne leur pardonna pas cette humiliation. Il avait d'excellentes raisons de les sanctionner : par-delà sa vie privée était en jeu la place de l'Eglise dans le royaume, et plus précisément celle de la branche ultramontaine. Leur intervention l'ancra donc dans sa détermination à conserver ses maîtresses. Marie Leszczynska ne comprit pas et continua à guetter les occasions. L'attentat de Damiens amena un « second tome » de l'épisode de Metz, dont Mme de Pompadour sortit victorieuse et inamovible : la renvoyer eût été pour le roi une défaite politique. Mais sa vie privée en fut empoisonnée. Jamais l'Eglise ne consentit à admettre la présence de la marquise à ses côtés, même quand il fut de notoriété publique qu'entre eux l'amour avait cédé la place à l'amitié. Ses enfants, devenus grands, se montrèrent impitoyables. Le roi leur était très attaché. Leur réprobation lui causa un profond chagrin.

C'est ici le lieu d'aborder un des griefs les plus ressassés contre lui. Le nom du Parc-aux-Cerfs évoque un satrape lubrique pourchassant une troupe de biches effarouchées. C'était simplement une petite maison située dans un quartier loti sur un ancien parc animalier. Louis XV tenait à Mme de Pompadour. Incapable de se passer de femmes, il repoussa les dames de la cour, qui auraient tenu à écarter la favorite. Il eut recours aux « petites maîtresses », des jeunes filles de milieu modeste, d'accord sur les conditions. Traitées avec égard, elles logeaient dans la maison en question, d'où un valet de chambre les amenait discrètement au château. Le roi n'en avait qu'une à la fois. Si elles se retrouvaient enceintes, il les congédiait, les dotait et assurait l'avenir de leur enfant. Mais il ne reconnut aucun d'eux. A la différence de Louis XIV, il lui déplaisait d'en avoir, et il respectait trop ses enfants légitimes pour les contraindre à cohabiter avec des bâtards.

Louis XV était scrupuleux. De là provient un bon nombre de ses erreurs politiques. Il eût fallu, face au cynisme de Frédéric II, un interlocuteur réaliste. Son attitude chevaleresque dans les négociations d'Aix-la-Chapelle lui valut un tollé : il avait voulu «faire la paix non en marchand mais en roi», la France n'y gagnait rien, elle avait travaillé pour le roi de Prusse ! Plus tard, en refusant de violer ses engagements à l'égard de celui-ci, Louis XV perdit le bénéfice des offres premières de l'impératrice Marie-Thérèse, et lorsqu'il conclut avec elle le renversement des alliances, il prit des engagements imprudents qui, au traité de Paris, nous coûtèrent nos colonies.

En politique intérieure, les contraintes qui ont pesé sur lui l'ont rendu défiant et secret. Il a le tort, après la mort de Fleury, de vouloir se passer de « Premier ministre ». Il ne sait pas déléguer. Certes, il a l'esprit vif, clair, juste. Ses réformes administratives sont remarquables. Mais, dès qu'il se heurte à une opposition, il recule et désavoue ses meilleurs ministres. Le lâchage le plus grave est celui de Machault d'Arnouville, en 1751, lors de la tentative pour instaurer un impôt sur tous les revenus - y compris ceux du clergé.

Il lui manque la volonté, l'autorité naturelle et l'exacte perception du possible, le sens politique. De sorte qu'il se voit imposer des décisions qu'il réprouve, comme le renvoi des Jésuites. Est-ce un hasard s'il se montre incapable de mettre un frein aux querelles politico-religieuses issues de la bulle Unigenitus ? Le fait qu'il n'ait pas la conscience en paix mine sa foi en lui-même et ses volte-face donnent des armes à ses adversaires. Ce n'est pas avec des coups d'éclat tardifs, comme la séance dite de « la flagellation » infligée au Parlement ou l'installation au ministère d'un triumvirat de choc, qu'il renversera la vapeur. Le moment opportun est passé. A quoi sert d'invoquer la doctrine du droit divin si l'opinion éclairée n'y croit plus ? La monarchie est désacralisée, et il ne peut ignorer que c'est en partie de sa faute.

Il n'aimait pas son métier. Il rêvait de se soustraire aux servitudes de la représentation instaurées par Louis XIV. Il a créé dans sa vie des cloisons étanches. Tout en se pliant une partie du temps aux obligations de rigueur, il menait en parallèle une vie privée à l'abri des regards. A Versailles, dans les entrailles du château truffées de petits appartements confortables ornés avec goût, il recevait hors de toute étiquette une société choisie. On pouvait l'y voir servir lui-même le café à ses hôtes. Il s'y montrait gai, libre, sans rien sacrifier de sa grandeur. Lui, d'ordinaire taciturne, parlait avec aisance et savait se divertir. Echappant à l'ennui, à l'angoisse, il était heureux.

De temps en temps, il s'évadait, préférant aux résidences royales des châteaux plus intimes, que Mme de Pompadour meublait et décorait pour lui. Il pouvait y mener, l'espace de quelques jours, la vie d'un simple particulier. La favorite eut-elle tort d'encourager chez lui un vagabondage nuisible à la gestion des affaires ? Il n'est pas certain qu'il les aurait mieux gérées privé de cette soupape. Mais il est sûr, en revanche, que cette façon de s'isoler fut désastreuse pour son image. Les courtisans exclus de sa société alimentèrent les « nouvelles à la main » (gazettes manuscrites) qu'on se passait sous le manteau à Paris, et le peuple en conclut que les petits appartements ne pouvaient abriter que des orgies...

Sur le tard, le roi retrouva un peu d'équilibre grâce à Mme Du Barry. Il s'émerveillait de découvrir dans ses bras des voluptés inconnues. Mais surtout, il cessait de se sentir en faute : il était veuf, elle était libérée de son époux de paille, ils ne trompaient personne et les dévots avaient mis une sourdine aux leçons de morale. Comment le roi conciliait-il les nuits passées auprès d'elle avec les visites qu'il rendait à sa fille Louise, au carmel ? Ce n'est qu'en face de la mort, enfin réconcilié avec lui-même, qu'il rencontra la paix si longtemps cherchée : «Je ne me suis jamais trouvé mieux ni plus tranquille.»

En tant que souverain, il laissait un bilan largement positif. Ses sujets ne lui en surent aucun gré. Il s'était coupé d'eux. Incapable de comprendre les aspirations d'une société en pleine mutation, il léguait à son jeune successeur, qu'il n'avait pas pris la peine de former, une tâche quasi insurmontable."

A signaler le livre de Bernard Hours, Louis XV, un portrait, aux éditions Privat, en plus de celle de Michel Antoine aux éditions Fayard. Mais comme cette dernière est plus connue, voici ce que dit l'éditeur de Bernard Hours :

Présentation de l'éditeur
" Prince fornicateur, adultère, incestueux, sacrilège, voleur public, ivrogne, fainéant, idiot, excommunié, n'ayant point fait ses Pâques depuis près de vingt-huit ans et digne de toute la colère de Dieu. A cette condamnation sans appel par un contemporain, répond cette réhabilitation tranquille et non moins excessive par un historien du siècle dernier : " Louis XV était un saint ". Ces jugements des plus contradictoires puisent à la même source : avec Louis XV, l'image du roi a subi une césure définitive entre vie publique et vie privée. Considérée comme une évidence, cette césure a rendu possible une réputation d'immoralité et de débauche d'une part, d'indolence et de faiblesse d'autre part. Malgré leur érudition, les études récentes qui ont tenté de réhabiliter le roi, ont échoué. Pour mieux comprendre ce que signifie ,, être roi " en France à l'époque des remises en cause de l'absolutisme, il fallait tenter de ressaisir la personne royale à la fois dans son unité et dans sa complexité. Au récit linéaire qui constitue la trame coutumière des biographies, on a préféré l'esquisse d'un portrait historique par touches successives. Ainsi, Louis XV se trouve rétabli connue roi dans chacune des facettes multiples et parfois contradictoires de sa personnalité. Son règne apparaît alors comme le dévoilement progressif de son autorité au cœur d'un État en proie à des antinomies et à des blocages structurels. Plutôt que le raconter, l'objectif de cette biographie est de comprendre le roi, tout le roi, rien que le roi.
Biographie de l'auteur Bernard Hours, ancien élève de l'École normale supérieure, est professeur d'histoire moderne à l'université Jean-Moulin de Lyon. Il est responsable de l'équipe Religions, sociétés et acculturation (UMR 5190 LARHRA). Ses recherches portent sur l'histoire politique et religieuse du XVIIIe siècle, notamment sur la famille royale et sur la Cour à l'époque de Louis XV.
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MessagePosté le: Dim 13 Fév - 16:02 (2011)    Sujet du message: Louis XV Répondre en citant

Je vous conseille la lecture du pavé (plus de 1000 pages) "Louis XV" de Michel Antoine. Vraiment un très bon bouquin sur les "59 ans" de règne du Bien-Aimé.
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Mar 15 Fév - 18:35 (2011)    Sujet du message: Louis XV Répondre en citant

Bonsoir, cher Scots

J'ai le texte du Louis XV de Michel Antoine, mais en format de poche aux éditions Pluriel. Le texte de présentation de l'édition (propre à l'éditeur) est différent de celui de Fayard. Je mets celui de Fayard ici :

"En bien des domaines, l'" amabilité " du XVIII e siècle relève un peu du mythe, car à la façade brillante des Lumières répond un envers du décor surprenant de dureté et d'âpreté. Le roi lui-même en fut victime : s'il a le plus souvent choisi de grands ministres, s'il a pu garder à la France son rôle d'arbitre européen, s'il a voulu, et dans l'ensemble a su, assurer le bonheur de ses peuples, Louis XV — l'un des souverains les plus intelligents, les plus artistes, les plus cultivés, les mieux informés que nous ayons connus — a échoué à pacifier les esprits et à sauver l'Etat de la paralysie. Fêté dans les premières années de son règne comme un véritable prince charmant, le Bien-Aimé a vite dû se résigner à régner sous les clameurs d'une opinion manipulée par quelques groupes de pression, essentiellement des jansénistes et ces " Messieurs des parlements " (c'étaient d'ailleurs les mêmes). Dans cette lutte acharnée, il eût fallu à Louis XV l'habileté d'Henri IV, la brutalité de Richelieu, l'orgueil de Louis XIV — ou même les trois à la fois !

Or, bien qu'il les égalât au moins par l'intelligence, Louis XV était un homme secret, solitaire, introverti, doutant éternellement de soi. Et les femmes ne lui furent d'aucun secours: la Pompadour a flatté ses faiblesses plutôt qu'elle ne les a contrecarrées, la Du Barry s'est laissé entraîner dans des cabales qui la dépassaient... Ainsi s'explique que les réformes, les actes d'autorité aient mis si longtemps à venir — trop tard — et que la défaveur du roi auprès des Français ait perduré presque jusqu'à nos jours... Seul un historien possédant une érudition infaillible sur le fonctionnement de l'Etat et du gouvernement de l'ancienne France pouvait faire justice de tant de préjugés, et montrer que le long règne de Louis XV — 59 ans ! —, s'il fut difficile, doit pourtant compter parmi les grandes époques de notre histoire. Spécialiste de l'histoire de l'Etat sous l'Ancien Régime, Michel Antoine, après avoir été conservateur aux Archives nationales, maître de recherche au CNRS et professeur à l'université de Caen, est aujourd'hui directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes (IV e section)."

Le texte de présentation des éditions Pluriel est, au contraire :

" Louis XV ? Un méconnu énigmatique, difficile à cerner en raison de son caractère anxieux, timide et secret. Malgré la prospérité du pays, son long règne (1715-1774) fut une tragédie feutrée. Dans son dessein de créer un Etat moderne, Louis XV a été entravé par des contraintes séculaires et, surtout, s'est heurté à l'obstruction de la magistrature visant à imposer le gouvernement des juges. Sa mort inopinée empêcha son œuvre de régénération de la monarchie de s'enraciner et de porter les fruits qui eussent sans doute épargné le sang et les larmes de la Révolution."

Couronnant plus de quarante années de recherche érudite, voici une synthèse neuve et passionnante de la vie de ce roi, sous-tendue par une réflexion constante sur l'Etat."

Il faut toujours distinguer le texte de l'auteur lui-même, que l'éditeur ne peut modifier, du texte de présentation... Le format de poche des éditions Pluriel me rappelle le temps pas si lointain où j'avais une plus petite bibliothèque...
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