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Poison .

 
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marbeuf
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 16:00 (2011)    Sujet du message: Poison . Répondre en citant

Il est souvent évoqué la tentative de suicide de l'Empereur en Avril 1814 par l'absorption d'un poison .

" l' Empereur a délayé quelque chose dans un verre , et il l'a bu .."

Mais ce détail m'a interpellé :

....." L' Empereur s'était recouché , mais en m'avançant vers son lit , je vis par terre devant la cheminée les débrits d'un sachet de peau et de taffetas noir .
C'était en effet celui qu'il portait à son cou depuis la campagne d'Espagne , et que je lui gardais avec tant de soin dans l'intervalle d'une campagne à l'autre .
Ah , si j'avais pu me douter de ce qu'il contenait ! En ce moment fatal , l'affreuse vérité me parut soudain révélée ! "

Si l'on en croit Constant dans ses " Mémoires intimes " , Napoléon était en possession , en permanence durant ses campagnes , attaché autour de son cou , d'un sachet de poison , depuis 1808 ? Depuis 6 ans ??

Etait ce une attitude répandue chez les souverains de l 'époque , les officiers supérieurs de son Etat Major ?

Qu'avait-il à craindre ?

Un évènement s'est-il produit qui aurait motivé ce comportement ?

Par avance merci .


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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 16:00 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Drouet Cyril
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Inscrit le: 09 Juil 2010
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 16:30 (2011)    Sujet du message: Poison . Répondre en citant

Citation:
Si l'on en croit Constant dans ses " Mémoires intimes " , Napoléon était en possession , en permanence durant ses campagnes , attaché autour de son cou , d'un sachet de poison , depuis 1808 ? Depuis 6 ans ??


L'origine de la confection dudit poison (la campagne d'Espagne) est contredite par Ali :

"Pendant la campagne de Russie et depuis, dans la campagne de 1813 en Allemagne et celle de France en 1814, l'Empereur portait, pendu à son cou par une petite ganse, un petit sachet de soie noire, dans lequel était une chose qui, au toucher, était du volume et de la forme d'une gousse d'ail. Pendant les différents séjours qu'il fit à Paris, après son retour de campagne de Russie, le sachet était serré dans son nécessaire. On croit que c'était quelque amulette ou quelque talisman dans lequel l'Empereur avait créance ou foi comme préservatif de l'atteinte des balles ou des boulets; mais en effet ce n'était que du poison, dont il avait l'intention se servir s'il venait à être fait prisonnier par un parti de cosaques, et d'échapper à ses ennemis en ne laissant dans leurs mains qu'un cadavre."

Par Fain :
"A l’époque de la retraite de Moscou, Napoléon s’était procuré, en cas d’accident, le moyen de ne pas tomber vivant dans les mains de l’ennemi. . Il s’était fait remettre par son chirurgien Yvan un sachet d’opium, qu’il avait porté à son cou pendant tout le temps qu’avait duré le danger."

Et par Caulaincourt :
"L'Empereur paraissait au désespoir de ce que son estomac se débarrassait de cette préparation; mes questions l'amenèrent ensuite à m'avouer qu'il la portait dans un petit sachet suspendu à son cou, depuis le hourra de Maloiaroslavets; que, ne voulant pas courir le risque, en cas d'événement, de rester vivant entre les mains des ennemis, il s'était fait donner ce paquet dont la dose, l'avait-on assuré, était plus que suffisante pour tuer deux hommes. 
Il m'a dit depuis qu'il croyait que c'était la même préparation que celles dont s'étaient servis Condorcet et le cardinal de Loménie. Il ajouta qu'il avait de la répugnance pour un autre genre de mort, qui laissait des traces de sang au corps ou un visage mutilé ; que, pensant qu'on l'exposerait après sa mort, il avait voulu que sa fidèle Garde reconnût encore, sur son visage, le calme qu'elle lui connaissait au milieu des batailles." 
 
 
 
 
Quelques infos sur le houra de Maloyaroslavets où l'Empereur échappa de peu aux Cosaques : 
 
Témoignage de Rapp : 
« Nous avions à peine quitté les chaumières où nous avions passé la nuit, que nous aperçûmes une nuée de Cosaques ; ils sortaient d’un bois en avant sur la droite ; nous les primes pour de la cavalerie française.
Le duc de Vicence fut le premier qui les reconnut.
 
« Sire, ce sont les Cosaques. 
– Cela n’est pas possible » répondit Napoléon. 
Ils fondaient sur nous en criant à tue-tête. Je saisis son cheval par la bride ; je le tournai moi même.  
« Mais ce sont les nôtres ? 
– Ce sont les Cosaques ; hâtez-vous. 
- Ce sont bien eux » dit Berthier.  
- Sans aucun doute » ajouta Mouton.
Napoléon donna quelques ordres et s’éloigna : je m’avançais à la tête de l’escadron de service ; nous fumes culbutés ; mon cheval reçut un coup de lance de six pouces de profondeur ; il se renversa sur moi : nous fumes foulés aux pieds par ces barbares. Ils aperçurent heureusement à quelque distance un parc d’artillerie ; ils y coururent : le maréchal Bessières eut le temps d’arriver avec les grenadiers à cheval de la garde ; il les chargea et leur reprit les fourgons et les pièces qu’ils emmenaient. »

 
 
Celui de Bourgogne : 
« A peine était-il [Napoléon] parti, que nous entendîmes un grand bruit ; un moment nous crûmes que c’étaient des cris de « Vive l’Empereur ! » mais nous entendîmes crier : « Aux armes ! » C’étaient plus de 6 000 Cosaques commandés par Platoff [Platov], qui, à la faveur du brouillard et des ravins, étaient venus faire un hourrah. Aussitôt les escadrons de service de la Garde s’élancèrent dans la plaine ; nous les suivîmes, et, pour raccourcir notre chemin, nous traversâmes un ravin. Dans un instant nous fumes devant cette nuée de sauvages qui hurlaient comme des loups et qui se retirèrent. Nos escadrons finirent par les atteindre et leur reprendre tout ce qu’ils avaient enlevé de bagages, de caissons, en leur faisant essuyer beaucoup de pertes.
Lorsque nous entrâmes dans la plaine, nous vîmes l’Empereur presque au milieu des Cosaques, entouré des généraux et des officiers d’ordonnance, dont un venait d’être dangereusement blessé, par une fatale méprise : au moment où les escadrons entraient dans la plaine, plusieurs de ses officiers avaient été obligés, pour défendre l’Empereur, qui était au milieu d’eux et qui avait failli être pris, de faire le coup de sabre avec les Cosaques. Un des officiers d’ordonnance, après avoir tué un Cosaque et en avoir blessé plusieurs autres, perdit, dans la mêlée, son chapeau, et laissa tomber son sabre. Se trouvant sans armes, il courut sur un Cosaque, lui arracha sa lance et se défendit avec. Dans ce moment, il fut aperçu par un grenadier à cheval de la Garde, qui, à cause de sa capote verte et de sa lance, le prit pour un Cosaque, courut dessus et lui passa son sabre au travers du corps.
Le malheureux grenadier, désespéré en voyant sa méprise, veut se faire tuer ; il s’élance au milieu de l’ennemi, frappant à droite et à gauche ; tout fuit devant lui. Après en avoir tué plusieurs, n’ayant pu se faire tuer, il revint seul et couvert de sang demander des nouvelles de l’officier qu’il avait si malheureusement blessé. Celui-ci guérit et revint en France sur un traîneau.
Je me rappelle qu’un instant après cette échauffourée, l’Empereur, étant à causer avec le roi Murat, riait de ce qu’il avait failli être pris, car il s’en est fallu de bien peu. »
 
 

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marbeuf
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 16:43 (2011)    Sujet du message: Poison . Répondre en citant

Oui , celà s'explique à partir de 1812 en effet .


Pas de traces de ce singulier pendentif avant , donc , mis à part le récit de Constant qui semble fallacieux ...

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