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Henri IV, le roi au panache blanc
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 23:49 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

 Dans une lettre de Gourgaud à Hudson Lowe, datée du 20 juin 1818.

  "Mes ennemis ( les habitants de Longwood), ont dit que j'allais faire des "libelles, etc...Ils se sont encore trompés.C'est d'une autre plus noble vengeance que mon coeur a besoin"....

je penses par ailleurs que le sujet ici present etant ce bon roi Henri IV, un sujet sur Gourgaud sur ce bon vieux rocher serait interessant a developper...A bientot "sans doute"...
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Siéyès:"Messieurs,vous avez un maitre!Cet homme sait tout,veut tout et peut tout!"


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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 23:49 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Lun 31 Jan - 13:54 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Citation:
PAS SI VITE "MONSEIGNEUR "

Qu'est-ce que c'est que cette ridicule entrée en matière ?...



Pour le reste, l'ego bien rondelet, la sensiblité à fleur de peau de Gourgaud (sans parler de son sale caractère) ont fait qu'il fut souvent bien peu tendre envers les personnes de l'entourage de l'Empereur qui nourrirent jusqu'à la fin sa jalousie. Son incontournable journal (que je vous engage à lire pour bien le juger) le montre bien.
N'empêche que je ne vois pas bien le rapport entre cela et les propos de l'Empereur sur Henri IV rapportés plus haut.


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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Lun 31 Jan - 15:58 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Je continue à vous parler d'Henri IV

Catherine de Bourbon : sœur d’Henri – Née le 7 février 1559 – Décédée le 13 février 1604

Accompagnant sa mère à Paris pour finaliser le mariage d’Henri, elle devient orpheline à 13 ans, à la mort de Jeanne. Elle perd une mère, une amie, une confidente. Henri reste en Béarn, il est effondré par cette nouvelle. Catherine se voit dans l’obligation d’organiser les funérailles : elles auront lieu à Vendôme, Jeanne d’Albret reposera auprès de son seul amour Antoine de Bourbon. Henri arrive à Paris pour le mariage, 2 semaines après l’enterrement de sa mère. Les 2 enfants vont s’épauler, se soutenir mutuellement. Catherine tient son rang lors des festivités. Elle est plus agréable que belle, diront certains. De santé fragile, elle compense par ses qualités intellectuelles et de cœur.

Nous sommes bientôt le 22 août ! Le roi préserve Henri et Catherine, mais en échange ils doivent se convertir…Si choquée, Catherine s’exécute. Ils font comme si…

Tenus de rester à la cour, Catherine s’y fait mal : elle ne supporte pas ces esprits dépravés, l’immoralité des courtisans…Henri, lui, en profite.

Après 4 années de « captivité » au Louvre, les jeunes gens rentrent en Béarn : le peuple les acclame, Catherine a 17 ans et est devenue une vraie femme. Henri toujours par monts et par vaux, lui confie le château avec 70 serviteurs, et la nomme régente des terres du Sud Ouest. Quelle tâche ! Elle y met toute son énergie. Mais la guerre fait rage, il faut des soldats, Catherine n’hésite pas à mettre en gage les bijoux légués par sa mère. Henri pense à une autre solution : le mariage de sa sœur.

26 prétendants se font connaître : des beaux, des jeunes, des vieux…mais toujours riches ! Henri reçoit des hommes, de l’argent, mais fait durer le plaisir…et la pauvre Catherine à 25 puis 30 ans est toujours célibataire ! Il est vrai qu’elle a refusé Henri de Condé, puis Charles III de Lorraine : elle a le même caractère bien trempé de sa mère.  Elle administre de main de maître les biens du royaume, les institutions, entretient le château de Pau, aménage les jardins (certains diront qu’ils sont aussi beaux que ceux des Tuileries), pour se divertir elle s’intéresse aux belles lettres, aux idées humanistes, à la tolérance et… pour se faire plaisir, elle achète des vêtements luxueux, des bijoux et des friandises.

N’ayant toujours pas d’amoureux, elle reporte son affection et son trop plein d’amour sur Henri. Quand il part au combat, elle tremble. Elle est soumise, et lui est fidèle. Henri le sait et en abuse ! Elle a 28 ans, toujours régente du royaume de Navarre, toujours promise par Henri au plus offrant ! Tout en lui présentant Charles de Soissons, il reprend les négociations avec Jacques VI d’Ecosse.

Charles de Soissons et Catherine s’étaient rencontrés dans leur enfance au mariage du père de Charles. Ils sont cousins germains. C’est le coup de foudre, Catherine n’aura plus jamais d’autres prétendants en tête. Charles le catholique, ne la trouve pas spécialement belle, mais ses qualités de cœur, son intelligence l’attirent. Il la courtise pendant 3 ans…Henri III entre temps, pourrait désigner Charles de Soissons comme héritier du trône. Henri de Navarre ne voit pas d’un bon œil cette manœuvre royale : ce serait rallier tout le peuple de France à son nom !

Puis c’est la tragédie en avril 1592 : Charles de Soissons traverse la France pour rejoindre Catherine. Il se fait arrêter dans le château ! Perdue, elle écrit à son frère Henri…sans réponses : et pour cause, il est l’instigateur de cette machination, trouvant Charles de Soissons bien encombrant ! Catherine est secourue par son amie Corisande…qui est aussitôt disgraciée ! Pour se venger, Corisande pousse Catherine à signer avec Charles une promesse de mariage. Henri est enragé, il ne supporte plus du tout ce Bourbon (qui pourrait bien prendre sa place sur le trône puisqu’il est bon catholique). Catherine ne désarme pas, elle part retrouver le roi avec sa promesse de mariage en poche. Il lui interdit l’accès de Paris, il la rejoint quelques semaines après à Saumur, lui présente le duc de Bar : les retrouvailles sont chaleureuses, ils sont heureux de se revoir. Mais tout change une fois qu’ils arrivent à Paris. Henri veut la marier au duc de Bar et exige qu’elle se convertisse au catholicisme. Catherine sort son va-tout : la promesse de mariage ! Henri entre dans une rage folle : impossible, jamais ! A partir de ce moment, elle est surveillée, obligée de suivre le roi dans tous ses déplacements, il insiste encore et encore pour qu’elle se convertisse et épouse le duc de Bar.

Quelques mois après, elle n’en peut plus, tombée malade, elle abdique. Elle signe l’annulation de sa promesse de mariage. Elle se jette à corps perdu dans la religion, elle fait donner des prêches au Louvre ! Henri lui fait une sorte de chantage : elle renonce à Charles de Soissons, en échange elle devient la première dame du royaume ! Alors de rage, elle va dépenser, dépenser : bijoux, vêtements, entretien de sa cour, fêtes grandioses…qu’il règlera. Catherine n’a pas un sou, elle quémande auprès de son frère…tous les courtisans sont stupéfaits du comportement d’Henri envers sa sœur : lui le père du peuple ! Elle n’a même pas une maison à elle : l’héritage de sa mère ?? Les guerres de religion ont tout absorbé ! N’ayant plus de goût à la vie, ne trouvant pas de solution, ne pouvant pas épouser celui qu’elle aime, elle abdique encore une fois : elle épousera donc Henri, duc de Lorraine, duc de Bar.

Les tractations durent 2 ans, ce n’est qu’en janvier 1599 que l’union a lieu : la cérémonie est célébrée par Charles de Bourbon (pour les protestants c’est le frère bâtard d’Henri et Catherine, pour les catholiques : c’est l’archevêque de Rouen !). Mais il existe un réel problème : le pape refuse d’accorder la dispense pour ce mariage mixte, il oblige Catherine à se convertir ! En Lorraine, elle est bien accueillie par Charles III de Lorraine le père, son époux est gentil. Pour compenser son « mal-être », elle organise réception sur réception, achète des bijoux, des vêtements excentriques. Régulièrement, Henri lui demande d’abjurer, son époux fait de même. La tension est de plus en plus grande dans le couple, le divorce est d’actualité.

De jour en jour, Catherine dépérit et ressemble à sa mère Jeanne : une religion, un amour. A bout de force, tiraillée dans tous les sens, elle tombe malade, elle ne quitte plus sa chambre. En décembre 1603, la dispense arrive enfin de Rome : le mariage est reconnu.

Le 13 février 1604, Catherine s’éteint à 45 ans, suite à une pleurésie. Curieusement, Henri va souffrir, il aimait sa sœur, il s’enferme dans le silence plusieurs jours. Elle repose à Vendôme près de ses parents.

Pour finir sur une belle note : Charles de Soissons racheta l’hôtel des Deux Ecus où logeait Catherine, pour en faire sa résidence privée. ..

Et c'est là, où j'ai une petite dent contre notre Henri : d'avoir traité ainsi sa soeur....

(toujours le même ouvrage que plus haut)


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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 09:15 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Parlons maintenant des relations entre les parents d'Henri, dont voici les portraits :



Pour la mère de Jeanne, Marguerite de Navarre, le parti choisi par Henri II est négligeable : elle est reine, et elle rêvait de la main du fils de Charles Quint en échange de la restitution de la Navarre espagnole. Mais le charme d'Antoine agit sur Jeanne, il n'en est pas moins aussi le successeur au trône du dernier des fils de Catherine de Médicis. Antoine est lieutenant général dans l'armée, il est duc de Vendôme, comte de Marle, de Condé, de La Fère-en-Brie, don du cardinal de Bourbon. Physiquement, il est grand, beau cavalier, endurant, combatif, élégant, ayant introduit l'usage des boucles d'oreille pour les hommes. Mais le portrait moral est tout autre, et il sera un enjeu capital du positionnement du prince vis-à-vis de la question religieuse : "Au moral, c'est un personnage controversé. Extrêmement courageux au combat, "brave et vaillant, dit Brantôme, car de cette race de Bourbon il n'en a point d'autre" ; "le plus estimé homme de guerre de son temps", note Albuquerque. En même temps, il est d'une crédulité qui frise le ridicule, et sera si constamment manipulé, changera d'avis si souvent, notamment en matière religieuse, qu'on le surnommera "l'échangeur". C'est un caractère faible et d'une grande fragilité psychique. Mais ce n'est pas seulement vrai avec les femmes, pour lesquelles il montre un grand appétit. Mais il se révèlera, par exemple, kleptomane[...]"

Jeanne est sensible, à vingt ans, à l'attirance physique, au commandant qui à dix-huit ans a déjà l'expérience du chef, il a perdu son père à dix-sept ans. Il devient duc de Vendôme et gouverne la Picardie. Il est sensible à la beauté grave de la princesse de Navarre et sa force précoce de caractère. Henri d'Albret se laisse fléchir, qui s'étant peu à peu à Marguerite de Navarre, la mère de Jeanne, qui couche alors l'un de ses poèmes :

Si elle vous aime, elle fait son devoir,
Et je m'accorde à son heureuse allée.
En vous voyant, demourra consolée,
Car rien que vous ne la peut secourir.
De jour en jour nous la voyons périr,
Qui du départ m'en fait croître l'envie,
Puisque sans vous, mon fils, elle est sans vie.
Soyez-lui donc vie et contentement,
Tant que l'amour soit si également
En vos cœurs pour jamais n'en partir.
Qu'un seul vouloir, un parler, un partir,
Soit de vous deux, sans séparation ;
En cela gît ma consolation.
Et puis amour en vos cœurs triomphant
Par le doux fruit d'un petit enfant
Vous consolant, nous tous consolera ;
Dont à mon Dieu la bouche parlera
En chant présent immortelle louange,
Et ma tristesse en plaisir fera change.
Doncques, mon fils, que j'aime si très fort
Que plus je puis, au moins avant ma mort,
Avecques moi suppliez ce bon Dieu
Que mère-grand par vous sois en ce lieu
(Raymond Ritter, Les Solitudes de Marguerite de Navarre), texte repris dans la biographie de François Bayrou (Henri IV, le roi libre).

Bon, maintenant, je vais travailler, préparer des sols pour des limites d'Atterberg (qui, au passage, ont cent ans d'anniversaire cette année)...
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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 13:56 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

ben dites donc Maréchal...je viens d'apprendre que ce brave Antoine de Bourbon était kleptomane !

continuez à nous raconter de superbes histoires !


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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Mer 2 Fév - 23:14 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Comme Gourgaud n'est pas en odeur de sainteté , je passe du côté de Bertrand :

"Au conseil d'Etat, jamais [il était question] de Henri IV. Henri fut ignoble dans ses amours : des querelles avec toutes ses maîtresses. Il courait la nuit les filles de Paris : il eut deux femmes et se querella avec toutes les deux, ne fut noble avec aucune.
[...]
Henri ne savait pas maintenir sa Cour et ses amis. Il fut assassiné par sa faiblesse. Il faut aux Français un roi grave.
[...]
Henri IV dans une circonstance moins connue, adressa trois millions d'argent à sa maîtresse. Quelle dilapidation ! Mais qu'on ne parle plus de la poule au pot ! Il laissa un Trésor, parce qu'il ne voulut pas d'armée. Il voulut faire la guerre pour la princesse de Condé et non pour les beaux projets qu'on lui suppose.
[...]
Sans doute Henri IV était militaire, général, c'était son métier. Il était excellent pour commander un escadron et se trouver dans une mêlée ; peut-être eut-il été bon général, mais on n'a pas eu l'occasion de le voir."

(Napoléon cité par Bertrand, Cahiers de Sainte-Hélène)
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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 09:11 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

ah la la ! la légende a la vie dure.... avec toutes ces soit-disant filles de rues qu'Henri IV se mettait à s..... !

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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 09:19 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

J'aurai l'occasion de parler aussi d'Henri IV militaire et chef d'armée, que ce soit lors du règne d'Henri III, après sa fuite de la cour de France, en 1576, avec le fameux Montaigne (bataille de Coutras), et durant la pacification du royaume (batailles d'Arras, d'Ivry, de Fontaine-Française contre la Ligue). Pour l'heure, à sa mort, la sœur de François Ier n'a pas encore vu exaucer son souhait. Antoine est à l'armée, sur le front du Nord (faut-il préciser que la frontière française cheminait le long de la Somme, la conquête définitive du département du Pas-de-Calais étant un résultat du traité des Pyrénées de 1659). Jeanne, très amoureuse, occupe les terres picardes de son mari, profitant de ses visites furtives. Un premier fils, prénommé Henri, naît le 21 septembre 1551, au château de Coucy. Je me demande, au passage, s'il aurait été moins chaud lapin que notre personnage...  Evidemment, le prénom d'Henri est choisi parce qu'il est celui du roi de France et du roi de Navarre. L'enfant est confié à Aymée de La Fayette, dame de Silly, ex-gouvernante de Jeanne. Obscurité de l'histoire, on se demande si cette nourrice porte une part de responsabilité dans le drame du 20 août 1553 : "Etant fort âgée et frileuse extrêmement, selon qu'elle, pour sa condition, se tenait close et tapissée de toutes parts, avec un grand feu, elle en faisait encore plus à l'endroit de ce petit corps de prince, le faisant haleter et souffler de chaleur à toute outrance, sans qu'elle souffrit air, vent ni haleine être donné ni entrer dans la chambre ; ce qu'elle fit si opiniâtrement, quoi qu'on en sût dire, qu'enfin le petit duc de Beaumont étouffa peu à peu dans les langes, et [...], toujours, cette bonne femme disait : "Laissez-le, il vaut mieux suer que trembler."" (Favyn, Histoire de Navarre)...
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 16:39 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Citation:
ah la la ! la légende a la vie dure....



Disons plutôt que la légende au début du XIXe avait encore la vie dure.
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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 18:54 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

J'ai pu établir une liste des "jeunes filles" et non de filles des rues.... que Henri IV avait "bien aimé" :


La jeune Fleurette,  fille du jardinier du château.
La petite Tignonville, fille de la dame d’honneur de Catherine de Bourbon et du maître d’hôtel Lancelot du Monceau de Tignonville. Plus tard, il retrouve Jeanne, la veut…mais elle ne se donnera pas à lui qu’une fois mariée. Henri lui accorde le baron de Pardaillan, François Jean Charles, comte de Panjas.
Charlotte de Beaune, baronne de Sauve : cheveux épais, légèrement frisés. Elle fait partie « des plus recherchées et des plus employées parmi l’Escadron volant ».
Mme de Kernevenoy, épouse du professeur d’équitation d’Henri de Navarre, lorsqu’il était jeune.
Catherine Du Luc, à Agen, puis la servante Arnaudine.
Anne de Cambefort, lors d’un bal dans la même ville (la légende dit qu’elle se serait jetée par la fenêtre après son départ).
Victoire d’Alaya, dite Dayelle. Elle fait partie de l’Escadron volant de Catherine de Médicis.
Mme de Sponde : épouse d’un vieil ami et agent politique d’Henri.
Melle Constans : fille d’un avocat de Montauban
Marguerite de Gramont, vicomtesse de Duras, belle sœur de Corisande, grande amie de Margot…
Rebours, fille d’honneur de Margot
Françoise de Montmorency-Fosseux : la belle Fosseuse, qui tombe enceinte !
Esther Ymbert de Boislambert, fille d’un avocat de la Rochelle, 16 ans. Elle lui donne un fils : Gédéon
Marie et Claude de Beauvilliers, filles du comte de Saint Aignan, cousines de Corisande, abbesses de Montmartre.
Fanuche, jeune fille vantarde
Angélique d’Estrées, sœur de Gabrielle, abbesse de Berteau-court-les-Dames
Mme de Longueval de Haraucourt, femme de général, cousine germaine de Gabrielle et Angélique d’Estrées
Catherine de Verdun, religieuse à l’abbaye de Longchamp, puis abbesse de Saint Louis de Vernon
Isabelle Potier, femme d’un certain Boiville
Melle de La Châtre, fille unique du maréchal
Marie Babou de la Bourdaisière, cousine de Gabrielle d’Estrées
« La Glandée » : fille de joie très experte
Claude, jeune femme qu’il rencontre chez Zamet
Jacqueline de Bueil, comtesse de Moret  fait suite à Henriette d’Entragues, jeune, belle fille souriante, mais pas assez d’esprit. Pourtant, elle lui sert de refuge et met au monde un Antoine de Bourbon le 9 mai 1607, que le roi légitime.
Mlle Sourdis, fille d’une tante de Gabrielle
Melle Clein, fille d’un conseiller du parlement de Paris
Charlotte des Essarts : 2 enfants d’Henri, courtisane plus que maîtresse, plus sotte que belle
Melle de Fontlebon


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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 21:58 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Et la terrible inconséquence de s'amouracher de Charlotte de Montmorency en 1610, alors qu'elle était adolescente... et future femme d'Henri II de Bourbon-Condé, qui aura pour fils, devinez qui ?... Louis II de Condé, le Grand Condé (voir Bernard Pujo, Le Grand Condé, éditions Perrin).

Pour l'heure, à la mort du premier Henri, Jeanne est enceinte de cinq mois. Antoine lui adresse les lettres suivantes : "Ma mie, le protonotaire de Miossens m'est venu, par le commandement du Roi me trouver en ce lieu de Sainte-Catherine avec plusieurs nouvelles et, entre autres, une qui sera à vous moins déplaisante qu'à moi, et j'eusse bien voulu, ma mie, qu'il eût plu à Dieu nous visiter par un autre moyen que celui-là, mais puisqu'il lui plaît ainsi, il ne faut point rebeller contre lui et ses volontés... Je vous prie ne le prendre que selon que personne sage le doit pour le bien de l'âme et du corps, et penser que pour l'amitié que je vous porte, je lui ferai tout le secours et faveur qu'il me sera possible et croire au demeurant que cela, ni autre chose plus grande, n'auront puissance de diminuer l'amour et bonne affection que je vous porte ; mais vous prierai bien de penser qu'en vous seule gît tout l'honneur de notre maison et qu'il faut bien qu'en soyez curieuse (que vous en preniez bien soin) et vous m'entendez bien. Ce qui sera la fin, ma mie, de supplier le Seigneur vous être en aide (aussi bien) pour le présent que pour l'avenir."

"Ma mie, il y a si longtemps que je n'ai eu de vos nouvelles que je crains bien que les premières que j'aurai ne m'apportent de l'ennui
(un grand chagrin) ; par quoi, ma mie, si l'occasion en arrive telle, je vous prie de me la laisser porter seule, et ne vous en tourmenter ; car pour un que Dieu peut ôter, et recevant la fortune (le sort) comme venant de lui gracieusement, il nous en peut donner une douzaine. Vous savez davantage en quel état vous êtes, et cela doit nous donner en telle disgrâce grand réconfort. Nous sommes encore tous deux jeunes assez pour en avoir beaucoup. Remettons en Dieu et nous et notre affaire et vous verrez que bien nous en viendra."

On croirait lire là le dévouement conjugal du parfait mari, si ce n'est qu'Antoine commence à fréquenter une certaine Louise de La Béraudière, dite la belle Rouet :

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MessagePosté le: Jeu 3 Fév - 22:49 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Henri d'Albret apprend aussi la nouvelle de la grossesse de sa fille, et il lui adresse cette lettre : "Ma fille, je ne vous dirai l'aise que ce m'a été d'avoir entendu la continuation de vos beaux mots, pour ce que, m'étant de si près que vous êtes, vous devez sentir tout ce que je sens bien ou mal. Et pour ce que, pour le présent, je n'ai que faire de vous réconforter de vos malheurs, je recommanderai vos passe-temps et votre petit fruit à la patience des femmes. Bien vous prie que vous gardez et que vous n'ayez point de peur de perdre votre place pour les derniers, car je n'aurai encore de longtemps le plaisir que j'ai de vous ; mais j'aimerai bien le petit enfant... Je serai bien aise si je pouvais être sauté là où vous êtes, mais le saut est bien grand. Toutefois, si ma santé le peut porter, après avoir été aux bains, je ne faudrai (je ne manquerai) de vous aller voir. Et cependant, je vous serai votre bon père et ami, Henri." Ce dernier ne veut pas renouveler la triste expérience du duc de Beaumont. Il accuse Jeanne et Antoine de négligence. Selon la légende, il menace de se remarier (il a cinquante ans en 1553) si Jeanne ne vient pas accoucher en Béarn, contrairement au souhait d'Antoine du choix de Compiègne. Le deuxième appât est le testament. Le couple prend la route depuis Compiègne, en octobre 1553. Litière pour Jeanne, car les chemins sont truffés d'ornières et elle est en stade avancée de sa grossesse. Le 4 décembre, elle atteint Pau. L'accouchement a lieu dix jours après. Le voilà, ce prétexte du testament :

"Ce fut, durant ces dix jours, à tâcher de voir ce testament par tous les moyens qu'il lui fut possible : ce qu'elle obtint sans l'ouvrir. Il était dans une grosse boîte d'or, et dessus une grosse chaîne d'or qui eût pu faire vingt-cinq ou trente tours à l'entour du col. Elle la demanda ; il lui promit, disant en langage béarnais : "Elle sera tienne, mais que tu ne m'aies montré ce que tu portes ; et enfin que tu ne fasses point une pleureuse ou un enfant rechigné, je te promets de te donner tout, pourvu qu'en enfantant tu chantes une chanson en béarnais, et si quand tu enfanteras j'y veux être." Pour cette effet, il commanda à un sien valet de chambre nommé Cotin, vieux serviteur, qu'il la servît à la chambre et, à l'heure qu'elle serait en travail d'enfant, qu'il le vînt appeler à quelque heure que ce fût, même en son plus profond sommeil." (Palma-Cayet) Jeanne accouche demi-assise, dans la nuit du 12 au 13 décembre 1553, selon l'habitude du temps, jambes ouvertes, le dos et la tête en arrière, la sage-femme expérimentée à ses genoux. Une bassine avec l'eau de l'accouchement à proximité, pour laver l'enfant. Le cantique que la mère prononce est resté célèbre :

"Notre-Dame du Bout du Pont,
Aidez-moi à cette heure,
Priez le Dieu du ciel,
Qu'il accepte de venir me délivrer vite,
Que mon fruit sorte.
D'un garçon qu'il me fasse don :
Tout, jusqu'en haut des monts l'implore.
Notre-Dame du Bout du Pont,
Aidez-moi à cette heure !

Henri d'Albret met la chaîne d'or au cou de la princesse, lui donne la boîte d'or qui contient le testament mais en gardant la clef, et dit à sa fille : "Voilà qui est à vous, ma fille, mais ceci est à moi !", et, exultant de joie, il l'emporta dans sa chambre, sans attendre qu'il fut ondoyé... Il tient sa vengeance : à la naissance de Jeanne, les Béarnais avait dit :
— Miracle, la vache a fait une brebis !
— Maintenant, regarde, cette brebis a accouché d'un lion !
Puis, on le sait, il donna une pilule de thériaque des gens du village (une tête d'ail, frottée sur les lèvres) et lui fit respirer un verre de vin ; Henri d'Albret lui dit alors : "Tu seras un bon Béarnais."
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Sam 5 Fév - 10:53 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Je reviens à Napoléon.
Petit réflexion tenue devant Bertrand (Cahiers de Sainte-Hélène) :

"Je [...] demandai [à Marie-Louise] le soir de son arrivée (à Compiègne) si elle se croyait mariée et ce qu'on lui avait dit à Vienne.
Elle répondit : -de faire ce vous voudrez.
-En ce cas, je reste ici, dis-je."
Et je consommai le mariage comme avait fait Henri IV."
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MessagePosté le: Sam 5 Fév - 11:12 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Bonjour, Maréchal Lannes, vous pouvez citer vos sources ? vous même, vous disiez que vous n'appréciez pas que ne l'on donne pas les sources, et ça à plusieurs reprises, alors donnez avant tout l'exemple, d'ou proviens vos images ?  
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Sam 5 Fév - 12:46 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

C'est vrai, ma source principale, pour l'instant, est la biographie de François Bayrou : Henri IV, le roi libre, éditions J'ai lu. Mais comme le roi a solutionné les guerres de Religion, l'ouvrage de Bayrou n'est qu'un résumé : on peut largement étoffer l'imbroglio politique et religieux du temps avec l'Henri IV de Jean-Pierre Babelon, Catherine de Médicis d'Ivan Cloulas et Henri III de Pierre Chevallier (tous ces livres aux éditions Fayard), parler de l'amiral de Coligny mort au massacre de la Saint-Barthélémy du 24 août 1572. Parler des conséquences de ce massacre sur la personnalité et le comportement d'Henri. Bref, pas que du glamour et d'histoires de cœur. Du pain sur la planche pour moi, qui ne suit pas systématiquement un aficionado du Petit Tondu. Quant au portrait de Louise de La Béraudière, il est de François Clouet. 
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"Un amiral doit savoir mourir sur son banc de quart." (Brueys à Aboukir)


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:22 (2016)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc

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