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Henri IV, le roi au panache blanc
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 12:35 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

L'actualité la plus récente a remis le bon roi Henri IV, ses bons mots, sa poule au pot, son crâne au centre des découvertes historiques. Et, il faut le dire aussi, l'exposition au château de Fontainebleau (jusqu'au 28 février). Roi de France en 1589, héritier du dernier fils d'Henri II qui a occupé le trône de France, il a accompli une ascension sociale que sa naissance à Pau, en 1553, n'était pas écrite sur son front.

Il est le deuxième enfant mâle d'Antoine de Bourbon (1518-1562) et de Jeanne d'Albret (1528-1572). Son père est l'héritier du duché de Bourbon que le jeu d'héritage du connétable Charles de Bourbon, dépossédé suite à son ralliement à Charles Quint, a remis entre ses mains, car la branche des Bourbon-Vendôme était cadette. Antoine de Bourbon est de caractère instable, velléitaire, il a pour frère le premier prince de Condé, auteur d'une tige généalogique dont la saillie la plus célèbre sera le Grand Condé (1621-1686). Mais c'est une autre histoire...

Parlons de la mère d'Henri IV, Jeanne d'Albret. Elle est la fille unique d'Henri d'Albret, héritier à la fois des duché d'Albret, des comtés d'Armagnac et de Cominges, ces contrées du sud-ouest de la France, fières de leurs éperons montagneux pyrénéens et jaloux de leur indépendance vis-à-vis du roi de France. Le comté d'Albret comprenait géographiquement l'actuel département des Pyrénées-Atlantiques, et aussi la Navarre dont la plus grande partie était voisine de la Castille. Les Rois Catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle la Catholique, reine de Castille, avaient, par leur mariage, les grands-parents de Charles Quint, initié l'union de l'Espagne. A la mort d'Isabelle en 1504, Ferdinand, jusqu'à sa mort en 1516, réunit la Navarre espagnole à l'Espagne, en dépossédant Henri d'Albret. Ce dernier est donc "un pion entre deux singes", pour reprendre une phrase de l'intéressé lui-même : craignant que le duché d'Albret ne passe entre les mains espagnoles, François Ier, libéré après le désastre de Pavie (1525), marie donc sa chère sœur Marguerite d'Angoulême, auteur de l'Heptaméron, à Henri. Marguerite, au grand dam de son mari, préfère versifier que faire des enfants, mais en 1528, elle met au monde son unique fille : Jeanne. Comme la coutume successorale d'Albret est moins misogyne que la couronne de France pour les successions royales, elle hérite de plein droit de la Navarre. Mais en ces temps, le roi de France avait droit de regard sur les unions, et celle que la petite Jeanne allait contracter serait regardée par toute l'Europe. Charles Quint, par exemple, avait envisagé de marier Jeanne à son fils Philippe... Et Jeanne, elle-même, nait dans l'une des résidences royales les plus prisées alors : Saint-Germain-en-Laye.
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 12:35 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 12:59 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Un mot de Napoléon sur Henri IV :

"C'était un bon homme, mais il n'a rien fait d'extraordinaire, et ce barbon qui courait les rues de Paris après les catins n'était qu'un vieux fou. Mais, par opposition à Louis XIV, que l'on détestait, on l'a portée aux nues. Et puis, Voltaire, par son poème épique, l'a mis en grande vogue. Je suis sûr que de son temps il n'avait pas la réputation qu'on lui donne maintenant."
(Gourgaud, Le Journal de Sainte-Hélène)
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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 16:43 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Drouet Cyril a écrit:
Un mot de Napoléon sur Henri IV : "ce barbon qui courait les rues de Paris après les catins n'était qu'un vieux fou. (Gourgaud, Le Journal de Sainte-Hélène)



eh ben ! il n'y va pas de main morte, votre Gourgaud ! j'en reste baba ! un fou amoureux OUI...mais pas à courir après des catins ! quel langage !

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labellepoule
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 16:51 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Shocked Bonjour, attention au journal de Gourgaud, l'un des "captifs" à etre reparti de Sainte-Hélène plus tot...1818...Beaucoup de rancoeur vis a vis de l'Empereur , a qui Gourgaud par certaines reflexions et autres citations farfelues tente par deception et jalousie de faire dire a l'Empereur ce qu'il n'aurait pas dit...Egalement aussi beaucoup de rancoeur vis a vis de Montholon, a qui Gourgaud jalousait la preference de Napoleon....
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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 17:22 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

hi hi hi Mr. Green

trève de plaisanterie, en voici un peu plus sur la mère d'Henri IV : Jeanne d'Albret

Née le 7 janvier 1528 – Décédée le 9 juin 1572
Jeanne d’Albret met au monde un enfant en pleine forme. Henri d’Albret (père de Jeanne) emporte le bébé, lui frotte les lèvres avec une gousse d’ail et lui humecte les lèvres avec du jurançon ! Lors de son baptême, il gigote sans cesse. Durant toute son enfance, Jeanne d’Albret lui apprend la simplicité de la vie et l’amour de son pays. Devenue Reine de Navarre à la mort de son père Henri, elle mène de main de maître les affaires, défend ses frontières, administre ses terres pour laisser à son fils un héritage prospère. N’ayant pas eu la chance d’avoir sa mère auprès d’elle pendant son enfance, elle sera présente pour Henri de Navarre.
Marguerite d’Angoulême, sœur de François 1er, souhaite un mariage royal pour sa fille. Les fils de François 1er sont déjà pris, Charles Quint est sur les rangs pour son fils, mais Jeanne est tombée sous le charme d’Antoine de Bourbon. François 1er organise les noces sur le champ (la Navarre constitue une barrière naturelle contre l’Espagne). C’est un mariage d’amour, bien qu’Antoine de Bourbon est réputé nonchalant, insouciant, aimant les plaisirs de toutes sortes ! Ils s’aiment, elle le suivra sur les champs de bataille, galopera pour le rejoindre.
Etant rattaché au royaume de France, le couple suit donc la cour et présente Henri 4 ans au roi Henri II : il a déjà en tête une alliance future, un mariage avec Margot ! De retour en Navarre, Henri poursuit son apprentissage à la dure « accoutumé à supporter le chaud, le froid, la fatigue, à coucher sur la paille ». Lorsque ses parents sont absents, il est régent du royaume, il signe son 1er décret officiel lors de l’invasion de la Navarre par les Espagnols ! Quelle promotion ! Il n’a que 5 ans ! Mais  il joue tout de même avec sa petite sœur Catherine. Afin de devenir un homme (pour prétendre au trône), sa mère l’envoie faire son apprentissage à Paris, chez ses cousins. Entre temps, Antoine de Bourbon est nommé lieutenant général du royaume (Henri II est mort, son fils François idem, Charles IX est trop jeune…). Mais à Paris où se trouve toute la famille, les problèmes de religion apparaissent, le couple se désunit (Antoine est vraiment à sa place à la cour…il s’entoure de jolies femmes et aura plusieurs aventures au nez de Jeanne). La reine de Navarre est humiliée, son fils Henri s’en rend compte…
Pour Jeanne, il lui reste la religion : elle se convertit et devient chef des protestants par conviction et par contestation du pouvoir royal. Du coup, Henri à l’âge de 8 ans, est bringuebalé entre les 2 religions (à Paris : ils sont catholiques, chez lui en Navarre ils sont protestants) : laquelle choisir ? Le gamin est également bringuebalé entre ses 2 parents, Antoine chasse son épouse et garde Henri, qui pleure sa mère. Mais il lui promet de conserver la religion protestante.
Jeanne arrive en Béarn et est acclamée par son peuple. Mais la vie du jeune Henri n’est pas rose à la cour, il est détesté, mis à l’écart,  « vif, intelligent, têtu comme sa mère… ». Refusant d’aller à la messe, son père le fait fouetter ! Fin 1562, son père meurt d’un coup d’arquebuse, mais pour le bien de son fils, Jeanne le laisse à Paris.
Henri fait ses études au collège de Navarre avec ses cousins, un page l’accompagne Maximilien de Béthune, le futur Sully. Un précepteur protestant lui apprend les vraies valeurs « un souverain qui aime la flatterie et craint la vérité n’a que des esclaves autour de son trône », mais également les exercices du corps, les armes, les tactiques de la guerre. Une fois par semaine, il rend visite à sa promise Margot : une vraie jeune fille en fleur ! Mais au bout de quelques temps, Henri change de sentiments : il se lasse de cette séduction calculée, Margot parle bien mais trop, n’est pas discrète, est oisive…tout l’inverse de Mlle de La Trémoille.
En mars 1564, la cour part pour son tour de France de 2 ans : Henri en fait partie. Lors de leur passage à Mâcon, Jeanne retrouve son fils et veut le ramener : impossible ! Catherine de Médicis refuse. Arrivé à Salon en Provence, Henri rencontre Michel de Nostre Dame qui fait une prédiction : il sera roi de France et de Navarre ! Catherine de Médicis enrage et de ce jour, elle haïra Henri. Pendant les dernières étapes, Jeanne rejoint la cour à Vendôme. Prétextant montrer à son fils les domaines dont il héritera, elle le kidnappe…ils rentrent en Béarn. Il est accueilli en roi, heureux de retrouver ses Pyrénées, la nature sauvage, son château, les odeurs campagnardes…
Sa mère continue à parfaire son éducation par des exercices en tout genre, sauf qu’elle lui interdit les femmes ! A 14 ans, il fait sa 1ère expédition : aller combattre les insurgés se révoltant contre Jeanne d’Albret (elle avait interdit le culte catholique, les jeux, les danses suite à des abus du clergé). Il remplit brillamment sa 1ère mission, une avant première des Guerres de Religion !
En 1568, il prouve sa valeur à La Rochelle, aux côtés de Gaspard de Coligny et de son oncle Louis de Condé. Condé meurt à Jarnac tué par les catholiques, Henri le remplace, il n’a que 16 ans.
Dès 1570, la promesse de mariage entre Henri de Navarre et Marguerite de Valois est officialisée. Mais une alliance entre 2 religions n’est pas chose aisée. Les 2 reines mères souhaitent cette union, mais sans changement de religion. Elles négocieront pendant 2 ans, jusqu’à ce que Jeanne de Navarre accepte de monter à Paris voir Catherine de Médicis. Elle n’est pas rassurée, n’apprécie pas cette cour frivole et corrompue. Elle sent le danger, mais pensant que son fils accèderait au trône de France, elle se laisse convaincre.
Pendant ce temps, Henri resté dans son château conte fleurette à la fille du jardinier…
A Paris, depuis quelques jours, Jeanne d’Albret est de plus en plus fatiguée. De terribles douleurs augmentent dans son poumon droit,  elle sent que ses jours sont comptés, elle dicte son testament à l’intention de son fils, en insistant sur la conservation de la religion réformée, sur le soin à porter à sa sœur Catherine. En moins d’une semaine, cette reine qui a été l’unique guide d’Henri, aimée mais redoutée, qui lui a transmis les qualités essentielles de la vie, qui a eu une grande influence sur lui, meurt le 9 juin 1572.

Henri IV et les femmes de Marylène Vincent


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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 19:40 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Citation:
il n'y va pas de main morte, votre Gourgaud !


Il ne s'agit pas de Gourgaud, mais de propos de Napoléon rapportés par Gourgaud.
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 19:54 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Eh bien, il faudra que j'essaie de montrer que Napoléon pouvait se montrer sur le compte de l'œuvre d'Henri IV notamment. Et de montrer en quoi l'atmosphère exaltée des guerres de Religion justifiait la clef de voûte de toute sa politique : distinguer la liberté de conscience de l'ordre de l'Etat. Henri a dû, au gré des circonstances de la politique (je rappelle que Machiavel, dans son Prince, livre de cette époque, ne fait que constater un état de fait de la politique de son temps : la fin justifie les moyens) : Henri a dû, par exemple, abjurer le protestantisme de son enfance pour épouser Marguerite de Navarre. Plus tard, devenu roi de France, il assistera sans broncher à la messe, officiellement pour les cérémonies officielles, et aussi à la cène en privé.

François Bayrou, me semble-t-il, a eu raison de souligner combien les relations entre Antoine de Bourbon et Jeanne d'Albret furent celles d'un couple moderne, la lune de miel des premières années évoluant peu à peu, à cause de la controverse religieuse, en une franche hostilité. Jeanne montre la force de son caractère déjà en 1540, en refusant d'épouser Guillaume de La Marck, un allié allemand de François Ier. Le dossier matrimonial de Jeanne n'est pas réglé lorsque Henri II monte sur le trône en 1547. Henri II, profondément marqué par la dureté des geôles espagnoles, car lui et son dernier frère ont remplacé leur père après cette triste et inutile défaite de Pavie, incarne une politique de rupture : il reprend la guerre contre l'Espagne, s'appuie sur le connétable Anne de Montmorency, et préfère marier Jeanne d'Albret à un prince français.

L'histoire est volontiers misogyne, me semble-t-il, c'est pourquoi l'ancien ministre de l'éducation nationale note, à propos de l'enfance de Jeanne :
"Jeanne est née en 1528, la première année du mariage de ses parents. Deux traits dominent son enfance, la solitude et la complicité intellectuelle avec sa mère.
C'est probablement pour ménager sa santé que l'enfance de Jeanne est confinée au château de Plessis-les-Tours. Malgré son âge relativement avancé pour l'époque, trente-six ans, sa mère suit en tous lieux son jeune époux et ses vingt-cinq ans. Jeanne est fragile, atteinte très tôt par la tuberculose qui multiplie ses ravages en ce début du XVIe siècle. Elle est frappée d'eczémas, de jaunisses. Dès son enfance, elle connaîtra la toux, l'étouffement du sang et les vomissements, les douleurs de ventre. Très jeune adolescente, on lui découvre au cou des abcès suppurants, tuberculeux, que l'on nomme à l'époque écrouelles. Surtout, malgré la présence de sa nourrice, la baillive de Caen, elle souffre, sensibilité exacerbée, de la constante absence de ses parents. Plus tard, elle refusera de se séparer, quels que soient ses voyages, de sa fille, la petite Catherine."
(François Bayrou, Henri IV, le roi libre, éditions J'ai lu, page 46)
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Pauline Bonaparte
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 20:10 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Drouet Cyril a écrit:
Citation:
il n'y va pas de main morte, votre Gourgaud !


Il ne s'agit pas de Gourgaud, mais de propos de Napoléon rapportés par Gourgaud.



désolée...pour moi, c'est du pareil au même !

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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 20:12 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Maréchal, il me manque un mot dans votre 1ère phrase...je ne comprends pas bien...ou alors c'est parce que j'ai les larmes aux yeux après l'exploit de nos handballeurs et que j'y vois plus !

si vous pouviez me dire ! merci


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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 20:28 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Napoléon avait parfois des jugements à l'emporte-pièce, et l'admiration pour Louis XIV était pour lui une référence. J'admets qu'Henri IV a fait aussi de lourdes erreurs sur le plan privé, comme de rémunérer ses maîtresses sur le Trésor public, mais l'œuvre publique qu'il a laissée est celle d'un redressement incontestable de la France de son temps.
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 21:53 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Toujours du Napoléon, mais sous la plume de Barante (Souvenirs) :

« C'est [Louis XIV] et non pas Henri IV qui a donné à la France cette prééminence que nous avons conservée.
Il fit droit à une rectification que je me permis de faire pour Henri IV, et, revenant sur son jugement porté trop vite, il se mit à nous entretenir de ce roi, de ses grandes qualités comme chef d'armée et comme politique, mais toujours avec un ton de supériorité.
Puis il dit :
-Sa vie a été malheureuse, il méritait mieux.
Alors, il reprit toute la carrière de Henri IV depuis sa jeunesse :
-Un mariage forcé, presque massacré à la Saint-Barthélemy, contraint de changer de religion, tenu captif dans une cour qui voulait sa perte, chef d'un parti méfiant et indiscipliné ; conquérant sa couronne à la pointe de l'épée; régnant au milieu des conspirations et des assassins ; trahi par ses maîtresses; troublé par une femme acariâtre, et finir par un coup de poignard !
Alors, il s'arrêta un moment :
-Je compare quelquefois son sort au mien : la couronne lui appartenait, et combien il lui fut difficile de la gagner. Il régna en bon et habile souverain et on l'assassina. Tandis que moi, qui n'étais pas né pour monter sur un trône, j'y suis arrivé tout simplement sans grand peine, et si je puis m'y maintenir avec calme, sans péril, c'est que je suis l'œuvre des circonstances, j'ai toujours marché avec elles. »
 
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 22:10 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Shocked Plus "crédible" que certaines "citations " de ce brave Gourgaud...
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 22:37 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

labellepoule a écrit:
Shocked Plus "crédible" que certaines "citations " de ce brave Gourgaud...

alors, si c'est plus crédible... Wink


au moins, c'est déjà plus "aimable" et ce passage :

"Alors, il reprit toute la carrière de Henri IV depuis sa jeunesse :
-Un mariage forcé, presque massacré à la Saint-Barthélemy, contraint de changer de religion, tenu captif dans une cour qui voulait sa perte, chef d'un parti méfiant et indiscipliné ; conquérant sa couronne à la pointe de l'épée; régnant au milieu des conspirations et des assassins ; trahi par ses maîtresses; troublé par une femme acariâtre, et finir par un coup de poignard !"


est presque totalement exact !

presque : car toutes ses maîtresses ne l'ont pas trahi !


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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 22:56 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

Citation:
Beaucoup de rancoeur vis a vis de l'Empereur , a qui Gourgaud par certaines reflexions et autres citations farfelues tente par deception et jalousie de faire dire a l'Empereur ce qu'il n'aurait pas dit...

C'est amusant ces réflexions de la part de quelqu'un qui n'a pas lu le Journal de Gourgaud...

Il convient de préciser que le Journal en question n'était pas destiné à être publié et ne fut connu qu'en 1899.

Un mot de Tulard (Les quatre évangélistes de Sainte-Hélène. Sainte-Hélène île de mémoire) à ce propos :

"Le Journal de Gourgaud est supérieur à ceux de Las Cases - trop écrit - et de Montholon - souvent inventé.
[...]
Dans le Mémorial l'Empereur prend la pose ; il reste le vainqueur d'Austerlitz et le père du Code civil ; il prépare l'avenir pour lui puis, à mesure que le temps passe, pours son fils. Il n'en va pas de même dans le Journal de Gourgaud : c'est l'homme qui nous est révélé."

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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 23:18 (2011)    Sujet du message: Henri IV, le roi au panache blanc Répondre en citant

 PAS SI VITE "MONSEIGNEUR ". je n'ai jamais pretendu que Gourgaud etait un pur affabulateur. et il n'est pas besoin d'avoir lu son journal, qu'un jour je lirai, surtout par curiosité, pour savoir que nombre d'auteurs ou d'historiens prennent avec le plus grand recul, un journal ecrit apres son retour ! et attisé quelque part par une certaine rancoeur vis a vis de l'Empereur en egard a sa preference pour Montholon !... Gourgaud, Montholon ! ça c'est un duel ! Gourgaud n'as jamais digéré de partir de Sainte-Hélène sans etre retenu par Napoléon !
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