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La bataille des brûlots de Fouras (1809)

 
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Maréchal Lannes
Tiguidoo
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MessagePosté le: Lun 20 Déc - 18:27 (2010)    Sujet du message: La bataille des brûlots de Fouras (1809) Répondre en citant

Sur le forum de Nicolas, un certain Amiral Nelson s'est intéressé aux combats navals autour de Rochefort sous le Premier Empire, et avait trouvé, sur le site Histoire-passion, ce lien : http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article539

Ayant moi-même visité la Charente maritime (sans en rapporter des pantoufles charentaises, ni du pineau, du cognac...), je trouve intéressant d'en parler ici.
_________________
"Un amiral doit savoir mourir sur son banc de quart." (Brueys à Aboukir)


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MessagePosté le: Lun 20 Déc - 18:27 (2010)    Sujet du message: Publicité

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scots greys
King
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MessagePosté le: Lun 20 Déc - 21:47 (2010)    Sujet du message: La bataille des brûlots de Fouras (1809) Répondre en citant

Ce combat est aussi connu sous le nom de « la bataille de l’île d’Aix ».
 

…Le 11 avril, Cochrane mouille avec l’Impérieuse à un millier de mètres sur l’avant du barrage, près duquel il place divers petits bâtiments utiles à l’opération : navires-jalons, ramasseurs des équipages des brûlots, lanceurs de fusées, etc. Les batteries françaises ouvrent le feu, mais les Anglais sont hors de portée. Dans la soirée, le vent force, soufflant grand frais du nord-ouest. Le courant de flot est violent, et peu d’embarcations françaises, surchargées d’artillerie, peuvent rallier leur poste près du barrage. L’attaque anglaise se déclenche vers 9 heures du soir.
Avec d’énormes détonations, les navires <<explosifs>> jouent leur rôle : en quelques instants, le barrage flottant saute en éclats, les fusées giclent et les brûlots, poussés par le vent et le courant, franchissent la brèche à grande vitesse. Ils sont pris sous le feu de l’escadre qui, du même coup, arrose de ses boulets les trois malheureuses frégates mouillées près du barrage. Celles-ci coupent rapidement leurs câbles ; près d’elles les embarcations du barrage sont également impuissantes. En quelques minutes, les trois échelons de protection de l’escadre disparaissent. L’Océan et le Regulus sont les premiers vaisseaux atteints par les brûlots. Un grand brick en flammes se bloque sous le beaupré du Regulus, dont le commandant, Lucas, l’ancien commandant du Redoutable à Trafalgar, n’a plus, comme la plupart des autres commandants, de chaloupe disponible pour remorquer le brûlot ou porter une ancre de dégagement. Il fait couper les câbles d’ancre devant et derrière et tombe sur L’Océan, qui lutte déjà avec deux brûlots accrochés sous son beaupré. Lissilour, le commandant du vaisseau-amiral, tente en vain de s’en débarrasser en filant les câbles de l’avant et finit par les faire couper. Rappelé par son câble arrière, le grand trois ponts réussit à passer tout près du Patriote et du Jemmapes de la seconde rangée, sans les aborder, les deux brûlots et Le Régulus se décrochent, mais un grand brûlot, un transport, l’accoste. Une embarcation, heureusement disponible sur Le Tonnerre, écarte le transport. Lissilour fait couper le câble arrière et veut gagner à la voile l’estuaire de la Charente, mais, ayant ses mâts de hune calés, comme tous les vaisseaux de l’escadre, il ne hisse que la misaine et un foc ; cette voilure est insuffisante pour empêcher le grand navire d’être déporté par le courant, qui échoue sur le dangereux plateau des Palles. Presque aussitôt un brûlot se bloque sous la poupe de L’Océan, pendant que Le Patriote et Le Tonnerre tombent sur lui. Les trois vaisseaux semblent perdus ; Lissilour fait noyer les poudres. Mais, peu à peu, l’équipage réussi à écarter le brûlot  et les deux vaisseaux se dégagent également. Pendant toute la nuit, les bâtiments de l’escadre doivent, comme L’Océan, chercher leur salut entre les brûlots, les navires français incapables de manœuvrer sous leur voilure réduite et les récifs proches. Le 12 avril au jour, n’apparaissent plus au mouillage de l’île d’Aix que deux vaisseaux, Le Foudroyant et Le Cassard. Le premier n’a pas eu à manœuvrer ; l’autre, menacé par des brûlots, a coupé ses câbles et a mouillé aussitôt. Tous les autres sont échoués de façon plus ou moins grave ; 9 vaisseaux et 3 frégates sur le plateau des Palles et la frégate L’Indienne près de l’île d’Enet. La brise est toujours très forte, la marée monte. Les Anglais ne devraient  pas manquer l’occasion de détruire toute l’escadre. Gambier, mouillé au nord de l’île d’Aix, appareille vers 11 heures du matin, puis renonce à s’approcher, reprend son mouillage et n’envoie sur la rade intérieure qu’une division de bâtiments légers : bombarde Aetna, frégates Eagle, Emerald, Imperieuse, Indefatigable et plusieurs bricks soutenus par trois vaisseaux de 74 Vailiant, Bellone, Revenge. Devant l’arrivée de cette division, Allemand donne liberté de manœuvre au Foudroyant et au Cassard, restés jusqu’alors au mouillage de l’île d’Aix. Les deux vaisseaux viennent s’échouer près de l’Océan à l’entrée de la Charente. La division ennemie franchit le passage de l’est malgré les tirs des batteries et vient attaquer dans l’après-midi les vaisseaux échoués dans la partie ouest du plateau des Palles vers l’intérieur duquel le vent les enfonce de plus en plus : Calcutta, Ville de Varsovie, Aquilon, Tonnerre. Le Calcutta, l’un des rares vaisseaux qui disposait de ses embarcations et de ses ancres, est attaqué au moment où la chaloupe du Foudroyant tente de le déséchouer. Son équipage réduit de vaisseau armé en flûte riposte, puis abandonne sans ordres ; Lafond, le commandant fait évacuer, met le feu et quitte son bord vers 4 heures. Les anglais hissent leurs couleurs au-dessus du pavillon français et activent l’incendie. Cuvillier, le commandant de la Ville de Varsovie, fait rehisser la mâture, vider les réserves d’eau, jeter à la mer une partie de l’artillerie, mais ne peut se déséchouer. Deux vaisseaux, deux frégates, des bricks criblent de coups le côté bâbord et l’arrière du vaisseau. Après avoir signaler sa situation à Allemand, Cuvellier débarque une partie de son équipage et, n’ayant pas de secours, amène son pavillon à 5 heures. Les anglais incendient son navire, puis concentrent leurs feux sur l’Aquilon, qui ne peut riposter qu’avec ses pièces arrière. Recevant <<liberté de manœuvre>> d’Allemand, le commandant Maingon imite Cuvellier et réussit à évacuer la moitié de son équipage, mais est mortellement blessé. Les anglais prennent et incendient l’Aquilon. A quelques encablures, Clément de Laroncière, qui aurait pu sauver son vaisseau le Tonnerre dans la nuit s’il avait pu disposer de sa chaloupe, met le feu à son navire, qui s’est crevé sur les roches. Quatres torches illuminent le plateau des Palles dans la soirée. Decrés écrira à Napoléon aux prises avec la 5e coalition : <<Les résultats de l’attaque de Rochefort sont effrayants. Le Varsovie, le Tonnerre, le Calcutta, l’Aquilon sont brûlés. Deux vaisseaux et deux frégates sont en rivière, ne risquent rien. Le reste est encore échoué>>.
Heureusement pour les français, le vieux Gambier n’a pas la fougue de Cochrane et, petit à petit, les navires d’Allemand, jetant leur artillerie sur le plateau des Palles, vidant leurs réserves d’eau, débarquant leurs vivres, se déséchouent, tout en ripostant à la division anglaise. Seule la frégate l’Indienne, échouée près du fort d’Enet, se crève sur les roches ; elle est incendiée par son équipage. Le Régulus est longtemps la cible des deux bombardes et des bricks de la division Blight. Lucas, n’ayant que ses pièces de retraite pour riposter, perce des trous dans l’arrière de sa coque pour y mettre d’autres canons, finit par faire flotter son vaisseau le 29 avril et rejoint à Rochefort les restes de l’escadre délabrée.
Bilan de la bataille : Pertes anglaises : aucune de navire ; quelques tués et blessés pendant les engagements de la division Blight.
Pertes françaises : 3 vaisseaux pris et brûlés par les anglais : Calcutta, Ville de Varsovie, Aquilon ; un vaisseau Tonnerre et une frégate Indienne brûlés par les français ; 650 prisonniers, pris sur la Ville de Varsovie et l’Aquilon ; quelques tués et blessés pendant les engagements avec la division Blight.
Source : Amiral Maurice Dupont pour le "dictionnaire Napoléon"
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<<Je ne dis pas que les français ne pourront pas nous envahir, je dis seulement qu'ils ne pourront pas le faire par la mer>>.


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