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La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V

 
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Marie
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 16:45 (2010)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

                                          

 
 
 
LES ARMÉES PERMANENTES    
L’avènement des armées permanentes en Europe eut lieu vers le milieu du XVII ème siècle. Dans la plupart des cas, après la guerre de trente ans. Cette émergence n’est probablement pas le fruit d’une ou plusieurs décisions délibérées. Elle résulte bien plus de l’expression d’une volonté pour ne pas dissoudre une armée en fin de campagne ou d’une guerre que d’une volonté de se doter d’une structure militaire permanente. L’idée d’avoir une force militaire en permanence sous les armes, bien qu’elle ne fut pas originale comme les historiens romains le confirmèrent, était nouveau dans l’ Europe de ces temps là. En 1685, d’une façon ou d’une autre, la plupart des États européens disposaient d’une armée permanente à des étapes variées de leur développement.    
Une armée permanente peut se définir comme étant est une force de soldats réguliers qui existe aussi bien en temps de paix qu’en temps de guerre ; une institution permanente qui est disponible pour le gouvernement qui l’entretient et peut être employée pour défendre l’ État, pour attaquer ses ennemis ou pour agir dans l’intérêt du gouvernement.    
 
LA TAILLE DES ARMÉES PERMANENTES    
Il est intéressent de remarquer que la croissance des armées permanentes nationales durant le XVII ème siècle, n’était pas clairement liée à l’importance de la population ou d’une zone géographique. D’assez petits États avaient fréquemment des forces importantes disproportionnées. Souvent, bien sur, un événement particulier, une perception d’une menace et plus sûrement une participation à une guerre, pouvait causer un accroissement rapide de ces forces.    
 
 
LES NOUVEAUX MERCENAIRES    
Comme nous avons pu déjà le noter, pour des raisons de statut et de prestige, plusieurs petits États levèrent des armées au delà de leur besoins et, plus importants, parfois, au delà de leurs revenus. Il en résultat, qu’afin de pouvoir payer de telles forces et d’accroître leur revenus nationaux, se développa graduellement la pratique de louer des unités entières et même des armées à un autre État pour une guerre. (par exemple : l’armée de Guillaume d’Orange en Irlande comprenait des Danois et des unités de divers États allemands pour lesquels il payait). Durant la période qui nous concerne, l’Angleterre rétribua presque autant de troupes étrangères à son service que de troupes anglaises. La différence entre les mercenaires de la guerre de trente ans et celles correctement organisées, entraînées et les troupes nationales était souvent considérable. Ils étaient des mercenaires seulement parce que un gouvernement en payait un autre pour leur location.    
 
 
LE RECRUTEMENT    
Les pertes, les maladies et les désertions obligeaient à un recrutement constant de nouvelles recrues. De plus, la croissance rapide des effectifs de l’armée en temps de guerre rendait un recrutement rapide essentiel. A la fin d’une campagne, quand les régiments prenaient leurs quartiers d’hiver, ils avaient l’opportunité d’envoyer un groupe de recruteurs. Généralement le capitaine de la compagnie ou l’un de ses lieutenants, accompagné d’au moins un sergent et d’un tambour . Ils devaient recruter pour le colonel de régiment et devaient ramener le quota requis pour la saison suivante. Les méthodes employées incluaient l’attrait de la solde, le pardon ou la possibilité d’échapper à la justice pour les criminels et assez souvent la ruse et la tromperie. L’enrôlement forcé était employé et dans certaines armées, les déserteurs d’autres armées ou d’autres unités étaient enrôlés. Les conditions des pays d’origines, comme les mauvaises moissons et les hivers rigoureux, aidaient les recruteurs. Si toutes ces méthodes étaient insuffisantes, certaines contrées employées une sorte de conscription. La conscription n’était pas particulièrement efficace pas plus qu’elle produisait des recrus de bonne qualité avec une variété de fraudes amenant son lot de spécimens physiquement ou mentalement imparfaits, étant souvent la norme plus que l’exception.    
 
L' ENTRAÎNEMENT    
Si les méthodes de recrutement étaient aléatoires, pire étaient celles d’entraînement. Cela dépendait beaucoup de l’unité, de son colonel et de ses officiers. Celui de certaines unités, particulièrement celles d’élites, devait être d’un bon niveau. Les autres unités devaient être moins professionnelles et moins bien organisées. Les manuels variés, étant souvent périmés et n’exprimait souvent pas beaucoup plus qu’une idée personnelle de l’un de ses officiers supérieurs.    
Lors de l’établissement des armées permanentes, on se rendit compte de la nécessité d’uniformiser aussi bien l’entraînement que la tactique et les manoeuvres. L'uniformité au sein des armées en matière d’armement personnel, d’entraînement et de formation se standardisa graduellement, au moins jusqu’à certains degrés. Ce serait cependant une erreur de croire qu’une armée, comme celle des Français, n’employait alors qu’une seule série de manuels sur tous les théâtres – ce n’était pas le cas, loin de là. Il y avait, cependant, une sorte de minimum requit auquel les nouveaux régiments pouvaient être entraînés. Les moins chanceux étaient les nouvelles recrues qui, arrivées sur le tard quand leur bataillon quittait ses quartiers d’hiver pour la prochaine campagne, pouvaient se retrouver seulement avec quelques jours pour apprendre à maîtriser les rudiments de la manoeuvre et de leur arme avant de se trouver engagés.    
 
HABILLEMENT ET UNIFORMITÉ    
La nature de l’habillement à cette époque suivait de près la mode civile. Il y avait peu de différence entre les habits des cavaliers et des fantassins. Le soldat portait une veste, un gilet, une chemise, une cravate, une culotte ainsi que des guêtres et des souliers pour les fantassins et des bottes pour les cavaliers. Ils portaient en guise de couvre chef un chapeau mou à large bord souvent rehaussé d’un galon blanc ou doré qui pouvait être décoré de plume colorée pour les officiers. Les manches de la veste étaient généralement retroussée de manière à former un revers retenu par des boutons. Ce revers de manche était initialement portait assez haut au niveau du coude laissant apparaître la chemise, mais peu à peu il tomba juste au niveau du poignet quand la manipulation des fusils à silex, plus commode d’emploi ne fut plus gêné par ce revers.    
Pour les habits de qualité ou certaines unités de prestige ou d’élite, les habits (veste et gilet) pouvait être détourés par un galon coloré.    
Gustave Adolf avait introduit l’uniformisation dans l’armée suédoise dans les années 1630. Étant donné que les États introduisaient l’armée permanente et que l’état devenait responsable de leurs habillements, l’uniformité augmenta. Dans beaucoup d’armées le régiment restait la propriété du colonel et il devait habiller ses hommes à son goût. Les officiers portaient fréquemment des uniformes différents et s’habillaient avec leurs propres costumes. A la fin du XVII ème siècle, les soldats portaient généralement des uniformes.    
 
Ces derniers n’étaient pas pour autant des uniformes nationaux, chaque armées ayant une vaste variété de styles et de couleurs. Cependant, il était courant que dans une armée, une couleur donnée soit employée pour une nationalité donnée. Par exemple, les régiments suisses des armées des Provinces Unies avaient tous une veste Bleue indigo, pour les régiments suisses employés dans l’armée Française la veste était de couleur cramoisie. Dans cette même armée, les régiments allemands avaient une veste bleue, les italiens marron, les irlandais rouge et les écossais bleu sombre.    
Les culottes ainsi que les guêtres pouvaient également être colorées. De nombreux rubans, souvent blancs ou dorés, pouvaient être rajoutés pour distinguer les unités entre elles.    
Les officiers ne portaient pas systématiquement l’uniforme de leur unité. Ils pouvaient soit porter un habit civil riche et décoré soit avoir un uniforme particuliers à leur rang comme l’habit bleu dans l’armée des Provinces Unies (habit rouge chez les Danois), traditionnellement , mais là aussi pas systématiquement, porté par les officiers commandants.    
 
Les efforts pour produire une uniformité dans les régiments et plus difficilement dans les armées, continuèrent, si bien qu’en 1700, les régiments de plusieurs pays n’avaient pas seulement reçus des uniformes, mais des couleurs nationales étaient mises en évidence. L’uniformisation créa ses propres problèmes cependant. Les habits gris-blancs étaient les moins cher et les plus aisément disponibles. L’Autriche, la France et les Provinces Unies habillèrent tous leurs fantassins dans cette couleur. Il n’est alors pas surprenant que des erreurs fussent commises durant les batailles.    
 
 
Uniformes fin XVII ème siècle début XVIIIème    
 
Une des conséquences de ce problème des uniformes identiques fut l’adoption d’insignes de bataille. Cela pouvait être des feuilles (feuilles de chêne pour les impériaux et le Hanovre), un morceau de branche ou une cocarde colorée portait sur le chapeau (cocarde blanche puis noire pour les Français). Les insignes des officiers et les marques de grade étaient également devenu des éléments de l’uniforme. Ils pouvaient prendre la forme de gorgerettes comme dans l’armée anglaise, d’écharpe, ou de lacet en or ou en argent autour des poignets ou autre part. D’une façon générale, les officiers commandant portaient toujours une écharpe de couleur distinctive en témoignage de leur rang (Blanc pour les français, Orange pour les Néerlandais, Cramoisi pour les Anglais…). Ces écharpes étaient tantôt portées à la taille, tantôt par dessus une épaule selon les armées. Les épaulettes, qui étaient protées dans certaines armées, n’étaient pas encore un insigne de grade. Elles étaient très répandues dans l'armée française avant 1700, mais elles n'étaient alors qu'un élément de décors (Louvois en recommanda l'emploi afin de renforcer les épaules de l'habit sur laquelle frottait le mousquet pendant les marches). Les officiers étaient encore réfractaires à l’uniformisation qui les amenait à s’habiller comme leurs hommes, mais cela devenait de moins en moins courant.    
 
 
 
 

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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 16:45 (2010)    Sujet du message: Publicité

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scots greys
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 19:22 (2010)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

En ce qui concerne le Roi-Soleil je conseille la lecture du livre de Jean-Christian Petitfils "Louis XIV" édité chez Perrin en 1995, plus de 700 pages, c'est vraiment un très bonne biographie, très détaillée.


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Marie
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 19:58 (2010)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

Merci Scots pour cette information , ce que j'ai rechercher c'est les costumes militaires du temps de Louis X1V
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scots greys
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 21:12 (2010)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

Encore quelques conseils de lecture car j'avoue qu'aprés le 1er Empire et les 2 guerres mondiales, le règne de Louis XIV est une période que j'apprécie particulièrement.

Voici 3 livres passionnants parus chez Economica et qui traitent de 3 grandes batailles :

-Blenheim 1704-le prince Eugène et Marlborough contre la France d'Henri Pigaillem (147 pages, édité en 2004)
-la bataille de Malplaquet 1709, l'effondrement de la France évité d'André Corvisier (170 pages, édité en 1997)
-Denain 1712 Louis XIV sauve sa mise (162 pages, édité en 1992)
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MessagePosté le: Lun 29 Nov - 22:58 (2010)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

Bon, la suite, je préfère mettre les liens Internet plutôt que de copier-coller, sous peine d'être accusé de plagiat :
- Les armées au temps de Louis XIV, partie 2, les équipements : http://www.nicofig.fr/spip.php?article237
- Les armées au temps de Louis XIV, partie 3, l'infanterie : http://www.nicofig.fr/spip.php?article238

Mettre les liens Internet respecte les droits d'auteur.
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MessagePosté le: Mer 16 Fév - 01:42 (2011)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant



Je ne peux que vous le conseiller : cet ouvrage est une merveille pour qui s'interesse à la noblesse d'épée.

4e de couverture :
Citation:

Longtemps, le métier des armes est resté l'affaire des mercenaires et de quelques ambitieux qui, comme d'Artagnan, avaient assez de chance, de patience et de valeur pour mériter la faveur du roi. Mais lorsque Louis XIV secondé par Louvois entreprit de proportionner l'appareil militaire à ses ambitions, il fallut multiplier les régiments et mettre sur pied une armée permanente. L'engagement dans la carrière militaire cessa alors d'être le privilège de quelques-uns pour devenir, à la fin du règne, le lot commun de 20 000 officiers. L'administration de cette armée gigantesque exigea l'application de procédures et de principes nouveaux. Comment, à l'école de la guerre, la monarchie apprit-elle à concevoir les bases encore fragiles d'un véritable service public rendu au roi et à la nation ? Comment, de leur côté, les gens de guerre firent-ils leur apprentissage ? Une culture nouvelle avec ses exigences de discipline, d'économie et d'exactitude prit place parmi les traditionnels idéaux guerriers, pour former l'archétype du parfait officier, aussi ponctuel que courageux. Or c'est dans l'univers social des gentilshommes, a priori le plus rétif à l'égalitarisme niveleur et à la docilité, que s'enracina cette éthique du service dont notre fonction publique est -ou devrait être -l'héritière. Au terme de ce processus d'acculturation, l'honneur noble finit par intégrer la loi du mérite. Non sans soulever quelques paradoxes. Car c'était parfois au nom du service que certains officiers prenaient le risque de se battre en duel et d'outrepasser ainsi les prescriptions royales. L'honneur, dont Montesquieu nous apprend qu'il était le principe même de la monarchie, pouvait introduire dans la culture du service l'idée d'un dépassement, le rêve d'une ambition, la susceptibilité d'un amour propre et peut-être, an fin de compte, cette part d'irréductibilité qui faisait, pour beaucoup, l'essence de la noblesse. Ce qu'on appelle l'impôt du sang.


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MessagePosté le: Sam 19 Fév - 23:55 (2011)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V Répondre en citant

scots greys a écrit:

En ce qui concerne le Roi-Soleil je conseille la lecture du livre de Jean-Christian Petitfils "Louis XIV" édité chez Perrin en 1995, plus de 700 pages, c'est vraiment un très bonne biographie, très détaillée.



La meilleure biographie qui existe sur Louis le Grand.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 18:50 (2017)    Sujet du message: La Guerre et les Armées Aux Temps de Louis X1V

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