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Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière.

 
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Comte Fontanelli
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MessagePosté le: Mer 10 Nov - 23:18 (2010)    Sujet du message: Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière. Répondre en citant

Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière.
 

Né à Montargis d’une famille de noblesse ancienne le père ayant servi comme officier dans le régiment d’Artois. Entré à l’Ecole de Brienne, avec le jeune Bonaparte son cadet d’un an, il y fit de solides études et il en sortit le 2 juillet 1784 pour entrer comme sous-lieutenant de remplacement au régiment d’Artois infanterie où servait son oncle le capitaine Etienne Gudin.
Sous lieutenant titulaire le 14 juin 1786, lieutenant le 1er janvier 1791 il s’embarqua avec son régiment le 28 du même mois pour Saint-Domingue où il fit les campagnes de 1791-1792.
Rentré en France le 5 juillet 1792, il devient aide de camp du Général Ferrand commandant l’Armée des Ardennes le 26 décembre 1793. Il passe en suite à l’état major de l’Armée du Nord  le 19 avril 1794 et  en 1795 à l’Armée du Rhin-et-Moselle.
Affecté à la division du Général Duhesme en avril 1796 il s’empara de Wolfach le 14 juillet et devint Chef d’état majeur du Général Gouvion-Saint-Cyr.
Dans l’Armé du Rhin en 1798 il fut élevé au grade de Général de Brigade le 5 février 1799 pour servir à Mannheim sous les ordres du Général Bernadotte. Il commanda ensuite en avril 1799 à l’Armée du Danube une brigade de la division Souham et en juillet passa à l’Armée d’Helvétie chez la division Lecourbe. Gudin s’illustre à la prise du Grimsel (15 aout 1799) et dans les opérations sur le Gothard. Rappelé à l’Armé du Rhin y servit comme chef d’état majeur de Lecourbe à Stockach, Moesskirch et Memmingen . Le 23 mai il se vit confier le commandement provisoire de la division Vandamme à la tête de la quelle il forçat le pont de Landsberg  et le passage du Lech. Le 27 juin prit part avec Montrichard et combat du pont de Neuburg  en repoussant le général Kray sur Landshut. Au commencement du mois de juillet il fut confirmé dans le grade de Général de division.
Envoyé dans le Vorarlberg il ne pris pas part à la bataille d’Hohenlinden mais il opéra dans la  vallée de l’Inn et surtout dans la prise de Salzbourg position clé sur la ligne de la Salzach.
Rentré à Paris après la paix de Lunéville il obtint un long congé jusqu’en 1803 quand il reçut le commandement de la10e Division militaire. En 1804 entre dans la Légion d’Honneur et vient appelé au camps de Bruges, en 1805 il reçut le commandement de la 3e Division  du 3e Corps du Maréchal  Davout.
A l’ouverture de la campagne Davout et ses trois divisions dut se porter  sur le Danube par les Vallée du Necker et de la Franconie ce qui ne permit au 3e Corps de participer aux premiers succès de la campagne.
Tandis que la Division Friant put s’illustrer à la Bataille d’Austerlitz celle du Gudin placé vers Presbourg se trouva absente, et Gudin dut à la générosité de Napoléon vers les Empereurs d’Autriche et de Russie de n’avoir pas pu profiter de sa position stratégique pour mettre le comble au succès d’Austerlitz et achever l’ennemi.
En 1806 dans la guerre contre la Prusse le 3e Corps devait être appelé à jouer en rôle déterminant. La Division Gudin était constituée par quatre superbes régiments les 12e, 21e, 25e, 85e, formés en deux brigades commandées par les Généraux Petit et Gauthier.
 

A suivre


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Voyez, mes Italiens. Si je n’avais eu qu’eux à Sacile, je n’y aurais pas essuyé l’humiliation d’une défaite.


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MessagePosté le: Mer 10 Nov - 23:18 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Comte Fontanelli
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 23:57 (2010)    Sujet du message: Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière. Répondre en citant

Le 13 octobre au petit jour et par un brouillard épais Gudin s’avance sur Hassenhausen où se heurte à l’armée prussienne. Un combat terrible s’engage sur le plateau et pendant quatre heures l’infanterie de Gudin résiste aux divisions prussiennes de Schmittau, Orange et Wartensleben  et à la cavalerie de Blücher. Ecrasés par l’artillerie, décimés les soldats de Gudin tiennent ferme jusqu’à  l’arrivée des Divisions Morand et Friant et ils ont encore la force de lancer l’attaque sur le centre tandis que les autres s’occupent des ailes. Mais le prix de la victoire fut très élevé : 124 officiers et 3.500 hommes, soit plus de la moitié de la division, hors combat les deux généraux de brigade sérieusement touchés. Gudin fut lui-même blessé.
En reconnaissance de la victoire le 3e corps de Davout entrera le premier à Berlin et pour ordre de l’Empereur  la division Gudin, la troisième dans l’ordre de bataille, en occupat la tête.
Après un court repos, Gudin se porte sur Custrin qui se rend à discrétion le 1er novembre. A la fin du même mois le 3e corps occupe Varsovie. 
Pendant la campagne de Pologne Gudin eut l’opportunité de se signaler encore dans le combat de Czarnowo et dans la sanglante bataille d’Eylau. Le 8 février Gudin faisant forcer la marche de ses régiments arriva au moment donné pour dégager le général Friant accablé par la gauche russe. Mais sera surtout sur la ligne Kuttschitten – Lampasch que Gudin fera face aux prussiens de Lestoque et réussit à contenir l’offensive et à conduire un contre-attaque qui soutenu par les troupes de Friant permit de reprendre Lampasch et de contraindre les prussien à une retraite précipitée.
Envoyé le 3e corps sur Königsberg n’eut pas à participer  à la victoire de Friedland.
Le 7 juin 1807 le général Gudin devint Comte d’empire, Grand Officier de la Légion d’Honneur et Commandeur de l’Ordre de Saint-Henri de  Saxe.
A la reprise de la guerre contre l’Autriche les divisions de Gudin et Morand furent détachés temporairement sous les ordres du maréchal Lannes et c’est avec elles que l’Empereur gagna la bataille d’Abersberg le 20 avril 1809.

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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 20:50 (2010)    Sujet du message: Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière. Répondre en citant

Le 22 avril l’Empereur quitta Landshut ayant gardé sous son commandement les Divisions Morand et Gudin pour s’avancer à la rencontre de l’Archiduc Charles.
C’est la journée d’Eckmühl : pendant que Davout attaquait la droite, Napoléon ordonne à Gudin et Morand de passer la Laber et de déborder la gauche ennemie tandis que seize régiments de cuirassiers et de carabiniers avaient la mission de les soutenir. L’infanterie de Gudin s’empare de Roking, le cuirassiers enfoncent et sabrent les autrichiens, cependant Vandamme emporte le village d’Eckmühl.
Le 30 juin 1809 le général eu une brillante action dans la prise d’une tête de pont autrichien devant Pressbourg.
N’ayant pas participé aux dramatique combat d’Essling, à Wagram le 3e Corps, renforcé par la Division Puthod, fut chargé d’enlever  la formidable position de Neusiedel clé de la bataille. Morand et Friant passent la Russbach et attaquent Rosemberg,  Puthod prend Neusiedel tandis que Gudin fait front aux renforts que Hohenzollern envoie contre le flanc droit. Blessé quatre fois il réussit à tenir jusqu’à les effort concentrés du 3e Corps refoulent les autrichiens et décident de la bataille.
Le 14 aout Gudin reçut de l’Empereur la Grande Aigle de la légion d’Honneur.
Le 1er janvier 1810 le Maréchal Davout reçut le commandement en chef de l’armée d’Allemagne, Gudin est cantonné en Westphalie et après à Magdebourg. Ce sont les mois de la réorganisation. Le 3e devient le 1er Corps de la nouvelle armée. Cinq divisions (Morand, Gudin, Friant, Dessaix, et Compans) deux Brigade de cavalerie (Bordessoulle et Pajol), 65.000 hommes et 2.400 sabres, sont prêt à rentrer en campagne en avril 1812.
Le 24 juin le 1er corps passait le Niemen. Le 27 près de Witepsk l’Empereur espère dans une bataille décisive, Gudin est destiné à tourner l’aile gauche. Mais le 28 le Russes poursuivirent leur retraite. Le 1er aout le 1er corps arrive devant Smolensk ayant perdu près des deux tiers de ses effectives. Le Maréchal Davout, avec ses cinq division reçoit l’ordre d’attaquer les faubourgs, Gudin a pour mission d’enlever le faubourg de Mecislaw défendu par la division Kaptscwitch. Après six heures de combats acharnés de rue en rue Gudin et Friant arrivent finalement à chasser les Russes jusqu’aux mures d’enceinte. Le lendemain au matin, après une nuit de bombardement, tout était préparé pour enlever la ville ; mais les Russes après avoir fait de Smolensk un immense brasier avaient évacué la ville.
Le 19 aout à Valoutina le Maréchal Ney se heurte à l’arrière garde russe qui occupe une position stratégique sur le plateau. La position étant difficile à conquérir, Ney demande des renforces et  l’Empereur envoie Gudin au secours.

Shocked

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MessagePosté le: Dim 28 Nov - 18:18 (2010)    Sujet du message: Charles Etienne César Gudin de la Sablonnière. Répondre en citant

Vers 5 heures de l’après midi Gudin accompagné par Gérard arriva près du pont rétabli qui franchissait le ruisseau coulant  au bas des hauteurs formidablement retranchées et défendues par des forces évaluées à 40.000 hommes, constituées par le 3e et le 4e Corps des Généraux russes Toucskoff et d’Ostermann, elles étaient en outre soutenues par leur cavalerie faisant face à la route par laquelle le corps du Général Junot pourrait marcher au canon.
Dans sa première entrevue avec le Maréchal Ney, Gudin exprima l’opinion qu’il fallait attendre avant d’engager l’action que les Westphaliens de Junot marchant par la rive gauche du Dniepr eussent opéré leur mouvement parce qu’alors l’ennemi attaqué de front et menacé dans sa retraite serait plus facile à déloger d’une position bien protégée ; qu’en agissant autrement  on compromettait inutilement des troupes qu’il était si important de ménager.
Le Maréchal Ney qui avait cru voir dans les observations de Gudin un blame de sa conduite du matin s’emporta et laissa échapper des paroles pouvant paraître blessantes pour la Division Gudin ; celui-ci ne pouvant les admettre est amené à répondre : Vous  allez voir comment ma division sait enlever une position qu’elle a la mission d’attaquer.
A 6 heures du soir Gudin forma ses quatre régiments en colonne d’attaque tandis que Ney avec la division Ledru se préparait à l’appuyer et que la division Razout occupait l’ennemi vers la gauche.
Au signal donné par Gudin ses colonnes sous le feu de soixante canons russes tirant à mitraille, gravissent la côte et se heurtent à la baionnette aux grenadiers russes descendant sur eux. Les fantassins de la 3e se jettent sur les ennemis les repoussent et réussissent à déboucher sur le plateau. Mais là des nouveaux bataillons viennent les assaillir et les obligent à reculer jusque près de leur ligne de départ.
A cet instant critique, Gudin à pied et l’épée  à la main se met à la tête du 7e léger et le reportant en avant entraîne dans un formidable élan toute sa division qui gravit à nouveau les pentes du plateau et finit par l’atteindre une seconde fois.
Malheureusement l’héroique général ne pouvait jouir d’un exploit surhumain car dans la mêlée qui précéda sa victoire un boulet russe lui fracassa une jambe et blessa horriblement l’autre. Se sentant frappé à mort Gudin eut la suprême énergie d’appeler Gérard pour lui transmettre le commandement de sa division avant d’être transporté à l’ambulance pour y subir l’amputation de la jambe gauche.
Mais le combat continuait et ce n’est qu’à dix heures du soir que Gérard, Ney et Ledru, se rendirent maître du plateau et de son débouché. Cette action terrible avait coûté 7.00 homme au russes et le même nombre aux français.
Gudin transporté à Smolensk reçut le 21 aout à son lit de mort l’Empereur qui conservait un reste d’espoir de le sauver et voulait qu’on l’amputait en sa présence de la jambe droite mais les médecins en chef Larrey et Percy déclarèrent que cette opération ne ferait que hater la fin du blessé.
Le 22 aout le général Gudin expirait dans la ville de Smolensk, il n’avait que 44 ans. Il lui fit des funérailles digne de son illustration. La Garde Impériale, toutes les troupes, tous les états majors présenta à Smolensk y assistèrent et ce deuil militaire fut conduit par le Maréchal Mortier Duc de Trevise.
Le nom du Général Gudin est inscrit sur l'Arc de Triomphe.

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