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Populations, patriotisme, Nationalités

 
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Marie
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MessagePosté le: Lun 21 Juin - 13:05 (2010)    Sujet du message: Populations, patriotisme, Nationalités Répondre en citant

Les chiffres :

France 1790  :  28.1 millions.
France 1806  :  environ 40 millions, y compris les pays annexés, parmi lesquels, la Belgique (3 250 000), la rive gauche du Rhin (1 500 000), le Piémont, la
                          Savoie et Nice.
France 1811  :  plus de 45 millions. C'est la France des 130 départements.

Royaume Uni 1790  :  environ 14 millions dont :
                                      Angleterre : 8 millions.
                                      Irlande : 4.5 millions.
                                      Écosse : 1.6 million.

Russie 1795  :  28 millions.

Autriche 1795  :  25.5 Millions.
Autriche 1810  :  20 millions (après Wagram).

Hollande 1795  :  2.1 millions.

Prusse 1790  :  moins de 7 millions.

Espagne 1787  : 10.4 millions.

Portugal 1800  :  2.9 millions.





Qui cherche à comparer les chiffres de la population de différents Etats, à l'époque napoléonienne, entre terrain miné. Non seulement les sources disponibles sont peu souvent fiables, mais celles qui le sont se réfèrent rarement à la même année.  
Ainsi, si quatre recensements eurent lieu en France à la période napoléonienne, seul celui de 1806 paraît digne de foi. Pour les Pays-bas hollandais, par contre, ce sont les chiffres de 1795 qui sont généralement retenus. Et ainsi de suite.
Les études sérieuses, par ailleurs, ont soin de préciser, quand elles parlent de la France, dans ses limites de 1789, par exemple. Mais combien de parler de la France ? Et nous savons l'élasticité de ses limites sous Napoléon !

Autre confusion fréquente (même si elle est presque prévisible) : celle que font beaucoup d'ouvrages entre l'Angleterre et la Grande-Bretagne.

Ayant posé les chiffres (voir ci-dessus),  gardons-nous toutefois de les interpréter comme le ferait l'homme d'aujourd'hui. Sous l'Ancien Régime, les idées de nation de patrie n'avaient pas encore cours. On leur substituait la notion de dépendance d'une dynastie, telle celle des Habsbourg, dont l'empire regroupait une multitude de langues et de races. Les aspirations des habitants (pour autant qu'ils en aient eues) n'entraient pas en ligne de compte : les territoires étaient distribués, répartis, échangés en fonction de leurs populations. Ainsi, l'engagement pris par Alexandre en 1813, envers les souverains autrichiens et prussiens, leur assurait seulement qu'ils règneraient sur autant de sujets qu'avant que Napoléon ne réduise leurs États !

     Les marchandages, au Congrès de Vienne, ne portèrent donc, en définitive, que sur la localisation de ces sujets entre la Saxe, la Pologne, la Galicie,...jusqu'à la Westphalie et la rive gauche du Rhin, concédées à la Prusse en échange de l'abandon d'un gros morceau de Saxe.

     Rappelons nous enfin que les armées de l'époque (à l'exception, sans doute, des arémes révolutionnaires françaises) étaient fort peu nationales, composées principalement de marcenaires. Et que les officiers ou conseillers eux-mêmes ne ressentaient pas d'appartenance à une patrie.

      Les conseillers les plus influents du tsar en 1811 étaient le prussien Schöler, le suédois Armfeldt et le général allemand Pfuhl, l'inventeur de la théorie défensive.

     Le général britannique Bruce était au servcie, en 1809, du roi de Hollande, Louis Bonaparte, et devait assurer la défense de Walcheren contre un débarquement...britannique !

     Bernadotte maréchal de france, devenu roi de Suède, prit la tête d'une armée alliée pour marcher contre la France.

     Tout allait pourtant rapidement évoluer, et le XIXe siècle allait voir l'émergence des sentiments nationaux et des fiertés patriotiques, qui devaient, hélas, dériver bien vite vers les nationalismes exacerbés dont nous avons tant souffert.



Lien vers la carte du Ier Empire en 1811  :  http://www.cosmovisions.com/qPremierEmpire.htm



Source  :  Napoléon et son temps : Françoise et Jean H. Frings.


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MessagePosté le: Lun 21 Juin - 13:05 (2010)    Sujet du message: Publicité

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