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La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805

 
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scots greys
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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 14:00 (2010)    Sujet du message: La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805 Répondre en citant

Bataille connue aussi sous le nom des Quinze-Vingt.

"Le 22 juillet, Villeneuve, marchant sur trois colonnes, remontait vers le Ferrol, c’est-à-dire au nord-est, par un assez bon vent de nord-ouest, qu’il recevait par le travers. Il aperçut, vers le milieu du jour, 21 voiles, dont 15 vaisseaux : c’était l’escadre anglaise de l’amiral Calder, s’avançant en sens contraire, et venant à sa rencontre pour lui couper le chemin du Ferrol. On était à une quarantaine de lieues de ce port.
Il n’y avait guère à douter d’une bataille navale. Villeneuve ne songeait plus à l’éviter; car c’était sa responsabilité, et nullement le péril, dont il avait peur; mais, toujours dévoré d’anxiétés, il perdit un temps précieux à se mettre en bataille. Le général Lauriston, le stimulant sans cesse, le pressait, dès onze heures du matin, de donner les ordres qu’il ne donna qu’à une heure. La meilleure partie de la journée se trouva ainsi perdue, ce qu’on eut bientôt à regretter. Les vaisseaux des deux escadres combinées employèrent deux heures à se ranger en bataille, et ce ne fut qu’à trois heures de l’après-midi que les 20 vaisseaux français et espagnols furent sur une seule ligne régulière, les Espagnols occupant la tête de la colonne, et Magon en occupant la queue avec la division de Rochefort et plusieurs frégates. L’amiral anglais Calder, avec 15 vaisseaux, dont plusieurs de cent canons, tandis que les plus forts de notre côté n’étaient que de 80, se mit à son tour en bataille, et forma une longue ligne parallèle à la notre, mais courant en sens contraire. Les anglais se dirigeaient vers le sud-ouest, et nous vers le nord-est. Le vent soufflant du nord-ouest, les deux escadres le recevaient par le travers. Défilant parallèlement l’une à l’autre, et dans les directions opposées, elles auraient bientôt fini par s’éviter, lorsque Calder replié la tête de la sienne sur la queue de la nôtre, pour l’envelopper, Villeneuve, à qui le danger rendait la résolution d’un homme de cœur, prévoyant que l’amiral anglais, suivant une tactique souvent répétée dans ce siècle, voulait envelopper notre arrière-garde pour la mettre entre deux feux, imita la manœuvre de son ennemi, et, virant, comme disent les marins, lof pour lof par la contre-marche, déroba la queue de la colonne ennemie. Dans ce double mouvement, les deux escadres se rencontrant le premier vaisseau espagnol, l’Argonaute, monté par l’amiral Gravina, se trouva engagé avec le premier vaisseau anglais, le Héro. Anglais et français, poursuivant cette marche, furent bientôt aux prises dans toute l’étendue de leur ligne. Mais l’escadre anglaise étant moins nombreuse que la nôtre, le feu ne s’étendit guère de notre côté que jusqu’au treizième ou quatorzième vaisseau. Notre arrière-garde, sans ennemi devant elle, recevant à peine quelques boulets perdus, c’était le cas de s’en servir pour quelque manœuvre décisive. Malheureusement une brume épaisse, qui dans ce moment occupait plusieurs centaines de lieues, car elle fut aperçue à Brest, couvrait les deux flottes, à ce point que le vaisseau amiral fut quelques instants à savoir s’il avait l’ennemi à bâbord ou à tribord. Chaque bâtiment ne voyait que le bâtiment qu’il avait devant lui, et n’en combattait pas d’autre. On entendait une canonnade vive, continue, mais non précipitée. Les français et les espagnols, malgré leur inexpérience, se battaient avec ordre et sang-froid. Nos équipages n’avaient pas encore acquis la précision de tir qui les distingue aujourd’hui; néanmoins, dans cette espèce de duel de vaisseau à vaisseau, les anglais souffraient autant que nous, et si notre arrière-garde, qui n’avait pas d’ennemis à combattre, avait pu découvrir ce qui se passait, et que, se reployant sur la ligne anglaise, elle en eût mis une partie entre deux feu, la victoire eût été assurée. Villeneuve, ne discernant rien à travers la brume, pouvait difficilement donner des ordres. Magon, il est vrai, lui avait fait savoir qu’il était dans l’inaction; mais cet avis, à cause de l’état du ciel, n’ayant été transmis que par les frégates, était arrivé trop tard, et n’avait provoqué aucune détermination de la part de l’amiral français, qui, après un instant de décision au début de la bataille, était retombé dans son incertitude accoutumée, craignant d’agir dans l’obscurité, et de faire de faux mouvements. Tout ce qu’il osait, c’était de combattre bravement avec son vaisseau amiral.
Après une longue canonnade, le vaisseau anglais le Windsor se trouva si maltraité, qu’une frégate fut obligée de le retirer du combat, pour l’empêcher de tomber en nos mains. D’autres bâtiments anglais avaient essuyé de fortes avaries. Les vaisseaux français, au contraire, se comportaient vaillamment, et avaient été assez heureux pour ne pas éprouver de grands dommages. Nos alliés espagnols, qui formaient le premier tiers de la ligne de bataille, avaient beaucoup plus souffert, sans qu’il y eût de leur faute. Leurs trois vaisseaux l’España, le San-Firmo, le San-Rafaël, les plus voisins de nous, se trouvaient dans un état fâcheux. Le San-Firmo notamment avait perdu deux mâts. Comme le vent portait de nous aux anglais, ces vaisseaux, ne pouvant plus manœuvrer, étaient entraînés vers l’ennemi. Voyant cela, le brave capitaine du Pluton, M. de Cosmao, placé le plus près des espagnols, sortit de la ligne, et s’avança pour couvrir avec son vaisseau les vaisseaux espagnols désemparés. Le premier des trois espagnols en dérive, le San-Rafäël, mauvais marcheur, avait imaginé de se laisser couler entre les deux lignes, vers l’arrière-garde, dans l’espérance de se sauver par ce mouvement. Le San-Firmo, plus maltraité, fut en vain défendu par Cosmao, qui ne put l’empêcher de tomber sous le vent, et dès lors d’être jeté au milieu des anglais. Mais M. de Cosmao parvint à sauver l’España, qui, grâce à lui, fut maintenue dans la ligne. Vers six heures, une éclaircie découvrit ce spectacle à l’amiral Villeneuve. On voyait le San-Rafaël, s’échappant vers l’arrière-garde, le San-Firmo entouré déjà d’ennemis, et entraîné peu à peu vers l’escadre anglaise. Comme on se battait de loin, il restait assez d’espace entre les deux armées pour qu’on pût se porter tous en avant, et, par ce mouvement de notre ligne, replacer dans nos rangs les vaisseaux désemparés. Le général Lauriston n’avait pas quitté Villeneuve, et il entendait les officiers de l’escadre proposer cette manœuvre. Il lui conseilla donc de faire le signal de laisser arriver tous ensemble, c’est-à-dire de céder au vent, qui, conduisant vers les anglais, aurait permis de remettre au milieu de nous les vaisseaux compromis. On se serait trouvé plus près de l’ennemi, et celui-ci, maltraité et moins nombreux, aurait probablement plié devant ce mouvement offensif. Villeneuve, à travers la brume, voyant mal ce qui se passait, craignant de déranger son ordre de bataille et de courir de nouveaux hasards, préféra la perte de deux vaisseaux au risque de réengager l’action. Il se refusa donc à donner l’ordre sollicité de toutes parts. Dans ce moment la nuit se faisait, et le feu avait presque cessé."

Source : "le Consulat et l'Empire" d'Adolphe Thiers


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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 14:00 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Albertuk
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MessagePosté le: Lun 8 Nov - 00:41 (2010)    Sujet du message: La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805 Répondre en citant

Je m'étais intéressé à cette bataille il y a un certain temps. Mon article avait été posté sur le site http://www.histoire-empire.org/marine/15_20.htm

Cette bataille, quoiqu'indécisive en soi, a eu une conséquence décisive sur l'état d'esprit de Villeneuve, qui le conduisit à la catastrophe de Trafalgar.
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MessagePosté le: Sam 27 Nov - 19:22 (2010)    Sujet du message: La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805 Répondre en citant

Dans son Trafalgar, l'amiral Monaque raconte ainsi la bataille :

"La flotte combinée, au moment de la rencontre, naviguait sur trois colonnes, "les Espagnols tenant la droite, les distances très serrées et les vaisseaux à portée de voix les uns des autres, les vents à l'ouest-nord-ouest, joli frais, la route à l'est un quart sud-est". Une escadre légère, composée sans doute par un groupe de frégates, éclairait la marche. L'ensemble de ses dispositions suggère que Villeneuve, à l'approche des côtes européennes, a rétabli rigueur et vigilance au sein de l'armée navale. La force ennemie est signalée par plusieurs bâtiments, alors que le temps se fait de plus en plus brumeux. L'amiral français ordonne de former la ligne de bataille bâbord amures dans l'ordre naturel. Gravina, qui commande la colonne de droite, la plus proche de l'ennemi, confirme à sa division de former l'avant-garde et se porte lui-même, avec beaucoup de détermination, en tête de la ligne. L'ennemi, sous le vent, se rapproche à contre-bord sur une ligne tribord amures. Villeneuve estime que son intention est de virer vent devant par la contremarche pour venir attaquer l'arrière-garde, en la plaçant entre deux feux. A cette attaque très classique, il répond par une parade non moins classique en ordonnant à la flotte combinée de virer lof pour lof par la contremarche, afin de faire tête sur l'ennemi et prévenir son action contre la queue de la ligne de file alliée. La manœuvre se poursuit pour aboutir, après deux virements vent devant de l'escadre anglaise, à l'engagement des deux avant-gardes, puis de l'ensemble des deux flottes, sur deux lignes parallèles, au plus près tribord amures. Dans cette rencontre, qui évoque les ballets bien réglés de la guerre d'Indépendance américaine, la division espagnole, placée en tête, subit le choc le plus rude, alors qu'à l'arrière-garde plusieurs navires sont à peine engagés. La visibilité devient si mauvaise que chaque vaisseau n'a qu'une vue intermittente des unités amies et ennemies qui l'entourent. Villeneuve, à un certain moment, ne sait même plus si l'escadre anglaise se trouve à tribord ou a bâbord du Bucentaure. "On se battait dans toute la ligne, écrit-il, sans que je puisse connaître aucun des événements du combat." L'engagement, commencé au milieu de l'après-midi, se poursuit en début de nuit, les deux escadres perdant le contact aux environ de minuit. Au lever du jour, Villeneuve, observant que sa flotte est largement dispersée, fait le signal de ralliement général et constate que deux vaisseaux espagnols, la Firme et le San Rafael, manquent à l'appel. On apprendra par la suite que, tombés sous le vent de la ligne alliée en raison de leurs avaries ou de leur mauvaise marche, ces deux unités ont été prises par l'ennemi. Le Pluton, navire français qui les suivait dans la ligne, s'est interposé entre la Firme et l'escadre anglaise, puis a perdu de vue ce navire dans la brume.

Jusqu'à ce point de la rencontre, le comportement de Villeneuve n'est guère critiquable. Compte tenu des exécrables conditions de visibilité dans lesquelles d'est déroulé le combat, on ne voit pas ce qu'il aurait pu faire de plus après son ordre, judicieux et bien exécuté, du virement de bord par la contremarche. Mais lorsque l'amiral s'aperçoit, le 23 juillet au matin, que deux de ses vaisseaux ont disparu alors que l'ennemi est toujours en vue sous le vent, son attitude devient plus contestable. Une chasse générale et vigoureuse, entreprise aussitôt, aurait sans doute permis de récupérer les navires perdus et même d'obtenir un net succès. Calder, loin d'être à l'aise, doit assurer le remorquage des prises et d'un de ses vaisseaux très malmené, il ne souhaite nullement reprendre le combat et semble se contenter du succès partiel obtenu la veille. Villeneuve, pourtant, qui pour plus de mobilité a pris passage avec son état-major de la frégate l'
Hortense, perd un temps précieux à reformer sa ligne de bataille. Et lorsque la nuit survient, l'escadre ennemie est toujours hors de portée. Ne voulant pas risquer un combat de nuit, l'amiral français ordonne à la flotte combinée de "tenir le vent tous à la fois", autrement dit il interrompt la poursuite.

Plusieurs témoignages stigmatisent le manque de mordant de Villeneuve, sentiment d'autant plus ressenti que les combattants franco-espagnols étaient restés maîtres du champ de bataille, et pensaient avoir dominé leurs adversaires. Le général Reille écrit dans son journal : "Mais toute la journée [celle du 23 juillet] s'est passée en signaux insignifiants, et ne faisant point la voile nécessaire pour engager une affaire. L'ennemi laissant toujours porter s'est éloigné de nous, emmenant vraisemblablement nos vaisseaux et les siens démâtés." Un autre témoin de l'armée de terre laisse percer les mêmes reproches avec un ton plus modéré : "A-t-on, le lendemain du combat, perdu du temps pour marcher sur l'ennemi ? Etait-il possible de le joindre lorsqu'il était embarrassé dans sa marche par plusieurs de ses vaisseaux en mauvais état et par les deux vaisseaux espagnols qu'il avait pris, et lorsque nos frégates signalaient qu'il se regréait à force ? C'est aux marins à prononcer." L'amiral Magon, si l'on en croit le témoignage du général de Lauriston rapporté dans ses
Mémoires du comte de Ségur, se chargea de cette tâche avec une rare véhémence. Lorsque Villeneuve décida, le 23 juillet au soir, d'interrompre la chasse, il aurait été violemment pris à partie par son subordonné. "Magon, à la vue du signal de l'ennemi, fut pris d'une telle indignation qu'il écumait, trépignait, courait furieux sur la dunette ; quand le Bucentaure, en retraite, longea l'Algésiras, Magon l'apostropha violemment et, dans sa rage, lui lança tout ce qu'il avait sous la main, sa lunette, son porte-voix et jusqu'à sa perruque !" Gravina, pour sa part, avec sa loyauté et son élégance habituelles, lorsqu'il rendit compte du combat au prince de la Paix, ne se permit aucune critique contre le chef de l'armée combinée.

Villeneuve, en dépit de son manque de pugnacité, a pris à l'occasion de cette rencontre la mesure de son adversaire. Il n'éprouve nul complexe à son égard et envisage sans crainte et même un espoir un nouvel engagement. Il vient, sans le savoir, de présider, côté français, à la dernière bataille navale conduite selon les habitudes de l'Ancien Régime. Ni lui ni Calder n'étaient animés, comme l'est Nelson, par la volonté d'annihiler l'ennemi. En bons professionnels, ils appliquaient sans fantaisie ni hardiesse excessives les vieilles méthodes des temps révolus.

Les pertes éprouvées dans chaque camp sont modérées. Le combat, mené à grande distance, sauf pour les malheureux vaisseaux espagnols tombés sur la ligne ennemie, n'a pas permis aux Britanniques d'utiliser efficacement leurs caronades. Les Anglais annoncent quarante et un tués et cinquante-huit blessés. Les Français comptent quarante-quatre tués et quatre-vingts blessés, les Espagnols, onze tués et vingt-et-un blessés, sans prendre en compte les pertes des deux vaisseaux capturés. Selon les sources anglaises, la
Firme a perdu cent quatre-vingts tués et quarante blessés, le San Rafael vingt tués et quatre-vingts blessés. L'importance des pertes subies par ces deux navires témoigne éloquemment, surtout pour le premier, de l'acharnement de leur défense. Dans l'escadre française, on déplore la mort du capitaine de vaisseau de Péronne, commandant l'Intrépide, et la blessure très grave du capitaine de vaisseau Rolland, commandant l'Atlas, projeté en l'air à la suite de l'explosion d'un coffre d'armes rempli de poudre."
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"Un amiral doit savoir mourir sur son banc de quart." (Brueys à Aboukir)


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scots greys
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MessagePosté le: Sam 27 Nov - 21:11 (2010)    Sujet du message: La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805 Répondre en citant

Bonjour maréchal et ravi de vous revoir parmi nous. Trés bon le livre de l'amiral Monaque.
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<<Je ne dis pas que les français ne pourront pas nous envahir, je dis seulement qu'ils ne pourront pas le faire par la mer>>.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:42 (2017)    Sujet du message: La bataille du cap Finisterre - 22 juillet 1805

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