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La bataille du Grand Port (23 au 28 août 1810)

 
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Maréchal Lannes
Tiguidoo
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 08:50 (2010)    Sujet du message: La bataille du Grand Port (23 au 28 août 1810) Répondre en citant

Du 23 au 28 août 1810, s'est déroulée à l'île de France (île Maurice) la bataille du Grand Port, tentative anglaise pour s'emparer des îles Mascareignes françaises. Comme c'est le bicentenaire, des études gratuites fleurissent sur le Net :
- http://www.amamu.org/fichiers/bataille_grand_port.pdf
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Grand_Port

Rappelons-en, brièvement, les considérations stratégiques. Pour soutenir les 2/3 de son budget durant les guerres napoléoniennes, l'Angleterre a eu massivement recours a son commerce des Indes, resté sans concurrence depuis la disparition des comptoirs français des Indes avec l'échec du sultan de Mysore, notre allié, Tippo Sahib. En l'occurrence, le futur duc de Wellington s'était distingué d'ailleurs à la bataille d'Assaye (1803). En 1770, c'est également la faillite de notre compagnie des Indes, la concurrente de la compagnie des Indes anglaises. Lorsqu'il fut au pouvoir, Napoléon est Decrès encouragèrent les actions des corsaires, notamment de ceux partis aux îles Mascareignes. Sous L'Empire, les îles de la Réunion et Maurice portèrent respectivement les noms d'île Bonaparte et d'île de France. Ces îles étaient admirablement placées sur le parcours commercial des flottes de la compagnie anglaise des Indes, puisqu'elles contournaient l'Afrique par le sud et passaient donc au large de Madagascar et des Mascareignes, en ces temps où Ferdinand de Lesseps n'avait pas encore accompli son chez-d'œuvre.

Les attaques des corsaires français basés aux Mascareignes portaient de tels coups au commerce britannique, qu'Albion, qui ne voulait perdre aucun des bénéfices pécuniaires de celui-ci, envoya une escadre se saisir d'abord du Cap de Bonne-Espérance le 19 janvier 1806. Puis le commodore Willoughby, un spécialiste des coups de mains, conduisit une escadre anglaise en vue de conquérir l'île de France et l'île Bonaparte. Il eut le concours des forces militaires de la compagnie anglaise des Indes (Cipayes). L'île de Rodrigues, à l'est de Maurice, servit au débarquement du corps expéditionnaire anglais.

Je me suis acheté, avec une petite économie, c'est surtout ça de gagné, le livre de Roger Lepelley, La fin d'un empire. Les derniers jours de l'isle de France et de l'isle Bonaparte, aux éditions Economica.

J'ai déjà mis une illustration picturale de la victoire navale du Grand Port :
http://passionnapoleon.xooit.com/t231-Trouvez-l-endroit-et-la-date.htm?star…

Je sais que Marbeuf en attendait le récit... Shocked
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"Un amiral doit savoir mourir sur son banc de quart." (Brueys à Aboukir)


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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 08:50 (2010)    Sujet du message: Publicité

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scots greys
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 09:35 (2010)    Sujet du message: La bataille du Grand Port (23 au 28 août 1810) Répondre en citant

Un autre résumé de la bataille :

Bataille navale du Grand- Port 20-26 août 1810.
1- Composition des forces. Forces françaises (capitaine de vaisseau Duperré). Frégate la Bellone (commandement Duperré), la Minerve (Pierre Bouvet); ex-indiaman Ceylan de 30 canon( Moulac); brick le Victor( Morice puis moisson).
Forces anglaises ( capitaine de vaisseau Pym). Frégates Nereids (Willoughby), Iphigénie (Lambert), Sirius (Pym), Magicienne (Curtis).


2-Préliminaires de la bataille. Au milieu de l’année 1810, les Mascareignes-île de France (Maurice), île de la Réunion,île de Rodrigueà 300 milles à l’est de l’île de France)_ restent la seule colonie française non occupée par les Anglais. La petite division de Duperré (3 à 5 frégates) et les corsaires de l’île de France harcèlent les forces navales et le commerce anglais de l’océan Indien. Duperré a récupéré le brick Victor, ex-français Iéna, et pris la frégate portugaise Minerva ainsi que les indiamen (petits vaisseaux de la Compagnie des Indes) Ceylan et Windham,aussitôt incorporés dans sa division. Avec des moyens plus importants, la division du commodore Rowley investit peu à peu les Mascareignes. En juillet 1810, elle prend Rodrigues et la Réunion. En août Rowley envoie le commandant Pym préparer l’attaque du Grand-Port, situé au sud-est de l’île de France, à l’opposé du Port-du -Nord-Ouest, aux abords du bourg de Mahé, est encombrée de bancs et de récifs. Deux passes, traversant le récif côtier sur 2 à 3 milles, celles du nord et du sud-est, font communiquer la rade avec la mer.
Le 13 août dans la nuit, une troupe de 250 hommes débarquée de frégate Sirius du commandant Pynn prend la batterie de l’île de la Passe qui garde l’entrée de la passe sud-est, puis Willoughby, avec la frégate Nereids, détruit la batterie de la pointe du Diable à l’entrée de la passe nord. La Nereids pénètre dans la rade et distribue des proclamations incitant les habitants à accueillir les anglais.
Le 20 août, la Nereids est mouillée à l’abri de l’île de la Passe, par vent sud-est, quand apparaît la division Duperré, arrivant vent arrière vers la passe. En tête marche le Victor servant de guide dans le chenal, suivi de la Minerve, du Ceylan, de la Bellone et du Windham. La Nereids et la vigie de l’île de la passe hissent le pavillon français, et celle-ci signale que l’ennemi croise dans le nord de l’île. La Nereids ne répond pas aux signaux de reconnaissance, et les français la prennent pour le corsaire Charles, ex-frégate la Sémillante, attendu à l’île de France.
A 1 heure et demie de l’après-midi, le Victor arrive devant la Nereids, qui hisse les couleurs anglaises et ouvre le feu. Duperré, croyant que les anglais occupent cette région de l’île, ordonne de venir au près pour se dégager, mais il annule son ordre en voyant la Minerve venue canonner de près au passage la batterie de l’île de la Passe et la Nereids, comme le font peu après le Ceylan et sa propre frégate la Bellone, Les quatre navires mouillent en rade à l’intersection des deux passes; ils constatent bientôt que seule l’île de la Passe est tenue par l’ennemi.
L’enseigne de vaisseau d’Arods, commandant le Windham, est venu au près, ayant pris du retard sur la division, ne veut pas s’engager seul dans le chenal sans guide et sous le feu ennemi. Il passe sur la côte ouest, est repoussé dans la nuit par les batteries de la Rivière-Noire qui le prennent pour un ennemi; son navire est capturé au jour par le Sirius, qui rallie le Grand-Port et rencontre le canot envoyé par Willoughby pour annoncer l’arrivée de Duperré.
Celui-ci fait alerter le général Decaen, gouverneur de l’île, et se prépare à repousser l’attaque inévitable des frégates de Pym, qui croisent autour de l’île. Étant donné la faiblesse de ses forces - deux frégates, un indiaman de 30 canons et un brick de 18 - ,il décide de se battre dans un mouillage d’accès difficile, protégé par des bancs et assez étroit pour ne pas être attaqué des deux bords. L’emplacement choisi est une fosse située au nord-ouest de la rade, près de l’estuaire de la rivière de Champagne, sur l’avant de l’îlot des Singes. Il y range ses navires, babord au large, sur une ligne ouest-est : dans l’ordre, Victor, Bellone, Minerve, Ceylan. Il y reçoit la visite d’une embarcation parlementaire de Willoughby, venue inspecter le mouillage sous prétexte de réclamer le Victor, qui aurait amené son pavillon à l’entrée de la passe. La demande, non fondée, est repoussée.
Le Sirius apparaît le 22 août dans l’après-midi, fonce dans la rade et s’échoue sur un banc dont il ne se dégage que le lendemain matin, à l’arrivée des frégates Magicienne et Iphigenia. Pym veut amener ses quatre frégates face aux quatre navires de Duperré et les écraser sous la supérioté de leurs bordées. La Nereids réussit à franchir le banc qui protège les français et s’embosse à petite distance de la Bellone. Le Sirius s’échoue une nouvelle fois, presque hors de portée; la Magicienne s’arrête plus près sur un autre banc, et l’Iphigenia mouille un peu plus loin. Le combat fait rage toute la journée. A la nuit, les câbles d’encre de la Minerve et du Ceylan sont coupés par les boulets; les deux navires dérivent et s’échouent derrière le Victor et la Bellone qui masquent une partie de leurs pièces. Devant eux, le feu de l’Iphigenia est également masqué par la Nereids qui, complètement criblée, le grand mât abattu et ayant subi de grosses pertes, cesse de tirer vers 10 heures du soir. L’Iphigenia tire à travers son gréement. Peu après, Duperré, frappé à la tête, s’effondre sans connaissance, puis est ranimé pendant que Bouvet vient le remplacer. Le feu cesse vers 2 heures du matin. Les français tentent aussitôt, mais en vain, de déséchouer la Minerve et le Ceylan. Au jour, les français aperçoivent l’Iphigenia qui tente de gagner le large par vent contraire en se déhalant sur des ancres. Ils concentrent leurs feux sur elle, prennent la Nereids et finissent par déséchouer la Minerve et le Ceylan. L’Iphigenia s’échappe. Les anglais évacuent la Magicienne dans la soirée et l’incendient; elle explose dans la nuit. Puis c’est au tour du Sirius d’être livré aux flammes le 25 août; les équipages sont recueillis par l’Iphigenia, qui a mouillée sous l’île de la Passe et envoie une embarcation à la Réunion, pour annoncer au commodre Rowley le résultat du combat.                  Source : Amiral Dupont.





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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 13:36 (2010)    Sujet du message: La bataille du Grand Port (23 au 28 août 1810) Répondre en citant

Parmis les blessés se trouvent le capitaine de vaisseau Duperré, l'enseigne Moisson du Ceylan, l'enseigne Moulac du Victor, les enseignes Jardin, Lefebvre, Duhautcilly, Longueville et les aspirants Brun, Cunat, Malavoie, Descombes, Graiville et David.

Source : Martinien
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MessagePosté le: Sam 23 Oct - 16:12 (2010)    Sujet du message: La bataille du Grand Port (23 au 28 août 1810) Répondre en citant

Merci à vous deux pour le récit détaillé et complet de cette bataille qui est inscrite , il faut le rappeler , sur l'Arc de Triomphe .

On peut , parait-il , visiter l 'épave du Sirius , au large de Mahébourg .

Une plongée dans l' Océan Indien ...( soupir !!! ) Laughing

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