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Bataille de Marengo
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Comte Fontanelli
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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 22:08 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Bataille de Marengo – Prologue.
 

Après la bataille de Montebello du 9 juin 1800, Bonaparte s’est rendu maître de la Plaine du Pô, il occupe la position clef du défilé de Stradella et tous les ponts jusqu’à Plaisance, l’armée autrichienne se trouve coupée de sa ligne et contrainte dans une position fort désavantagée. Maintenant le but du Premier Consul est de livrer la bataille décisive le plus tôt possible pour anéantir Mèlas, reprendre le contrôle sur toute l’Italie du Nord et rentrer à Paris.
Suite à la prise d’un courrier autrichien (8 juin) Bonaparte était venu à connaissance de la capitulation de Gênes et de l’ordre donné par  Melas de réunir l’armée à Alexandrie pour se percher la route vers Plaisance et les Etats Héréditaires.
Sur ces informations Bonaparte juge la bataille de Montebello comme un combat d’avant-garde prélude d’une offensive autrichienne générale. Il commence alors à concentrer l’armée sur la rive sud du Pô.
Le 10 juin les divisions Watrin et Chambarlhac sont à Montebello, Monnier et Gardanne qui ont passé le Pô le 9 à Belgioioso, sont en marche pour les rejoindre, Boudet s’avance jusqu’à Casteggio et une partie de la division Loison avec 4 régiments de cavalerie vient à Stradella. Lapoype est sur la rive nord du Pô près de Pavie.
L’armée de réserve est donc bien concentrée, Bonaparte compte sur une bataille générale pour le 12.
Le 11 juin Gardanne avec Murat et la cavalerie est envoyé en avant-garde à Voghera. N’ayant aucune nouvelle de l’ennemie, Bonaparte commence à soupçonner que Melas puisse échapper à la bataille, le 12 commande le mouvement générale de l’armée vers le Scrivia et en même temps rappelle Lapoype sur la rive droite. Bonaparte espère encore dans une bataille décisive.
 

Dans la réalité le Baron Melas, après la défaite de Montebello, a ordonné aux FMLs Ott et O’Reilly de se replier sur Tortone et sur le Scrivia, d’éviter tous engagements sérieux avec les français et finalement de rejoindre Alexandrie ou l’armée est en train de se concentrer. Seulement O’Reilly reste, avec 3.000 hommes, comme avant-garde dans le village de Marengo.
 

Toujours sans nouvelles précises du gros des forces autrichiennes, dans la matinée du 13 l’armée de réserve passe le Scrivia et marche sur San Giuliano. En tête le corps de Lannes (div. Watrin) et de Victor (div. Gardanne et Chambarlhac) arrivent à midi à San Giuliano sans trouver traces des autrichiens.
Finalement Bonaparte reçoit des fausses nouvelles, qui lui confirment que Melas va chercher de se dérober par une marche de flanc sur Casale et vers Milan, et que Hohenzollern a quitté avec 10.000 hommes Gênes et marche pour rallier Melas à Alexandrie. Vers midi il détache le général Desaix avec la div. Boudet vers le sud en direction Serravalle pour couvrir son flanc gauche. Gardanne reçoit l’ordre de se porter en avant-garde sur le village de Marengo ou il arrive environ à six heures. La il engage  une courte fusillade avec O’Reilly qui, suivant les ordres, se replie rapidement vers la tête de pont devant Alexandrie. La poursuite de Gardanne est arrêté  par le feu d’artillerie autrichien et par un contre attaque du Reg. Spleny. La nuit tombant Gardanne se replie sur la ferme de Pederbona ou il compte rester en observation.
Les positions françaises le soir du 13 sont alors les suivantes : Gardanne en face des retranchements autrichiens, Chambarlhac à Marengo, Victor avec Kellermann à Spinetta, Lannes avec Watrin à San Giuliano, la Garde et Monnier à Torre Garofoli, Lapoype en réserve à Pontecurone, Desaix éparpillé aux environs de Rivalta.
Le Premier Consul couche à Garofoli.




La question des ponts du Bormida.
 

Le soir du 13  Bonaparte ordonne une reconnaissance sur le Bormida pour savoir s’il y a des ponts et en cas positif pour les détruire. Le fait est rapporté avec des détails différents par Marmont, Savary, Dumas et Bourrienne. Seulement ce dernier donne une version précise, si véridique:  

J’étais présent lorsqu’on vint fort tard lui faire un rapport d’après lequel il n’en existait pas. Cet avis tranquillisa le Premier Consul, il se coucha fort content. 

Par contre dans la version de Savary, Lauriston  confirme la présence de deux ponts, mais Bonaparte aurait compris le contraire. Savary était en tous cas à Rivalta et non pas à Marengo.
De toute façon le 14 Bonaparte sera assez étonné en apprenant l’attaque générale des autrichiens débouchant sur les ponts qu’il croyait coupés.

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MessagePosté le: Dim 26 Sep - 22:08 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Comte Fontanelli
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MessagePosté le: Lun 27 Sep - 21:48 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

14 juin les armées
 

L’armée autrichienne rassemblée pour la bataille de Marengo se composait de 28.496 hommes dont 5.202 cavaliers. L’artillerie a été estimé environ 100 pièces.
Le matin du 14 le GM Comte de Nimptsch fur détaché sur Acqui avec deux régiments d’élite (7e et 9e Hussards) soit 2.350 cavaliers, suite à un rapport qui annonçait la marche des corps réunis  de Suchet et Masséna.
 

Source Oesterreischiche militärische Zeitschrift
 

COLONNE PRINCIPALE – FML MELAS
 

Colonel Frimont – 1.290 Hommes
-Rg Chass. Mariassy (4cp.)
-1er Rg Dragons Kaiser (2esc)
-Rg. Chass. De Bussy (2esc.)
-1 bataillon léger de Bach
-1 bataillon léger Am Ende
-1 cp. pionniers
 

FML Haddick – 5.039 Hommes
GM PILATI
-1er Rg Dragons Kaiser (3 esc.)
-4e Rg Dragons Karaczay (6 esc.)
GM BELLEGARDE
-53e Rg Inf. Jellachich (1 bts.)
-52e Rg Inf. Arch. Anton (2bts.)
G SAINT-JULIEN
-11e Rg Inf. Wallis (3bts.)
 

FML Kaim – 4.939 Hommes
GM DE BRIEY
-47e Rg Inf. Franz Kinsky (2bts.)
GM KNESEVICH
-23e Rg Inf. Granduc de Toscane (3bts.)
GM LAMARSEILLE
-63e Rg Inf. Arch. Joseph (2bts.)
 

FML Morzin – 4.756 Hommes
GM Lattermann
-Rg. Gren. Lattermann (5bts.)
GM Weidenfeld
-Rg Gren. Weidenfeld (6bts.)
+ 4 compagnies pionniers
 

FML Elsnitz – 1.873 Hommes
GM Nobili
-3e Rg Dragons Arch. Jean (6esc.)
-9e Rg Dragons Liechtenstein (6esc.)
 

AILE GAUCHE- FML OTT – 7.602 Hommes
 

FML Schellenberg
GM Retz
-28e Rg. Inf. Froelich (2bts)
-40e Rg. Inf. Mitrovsky (3bts)
- 1 cp. Pionniers
GM Sticker
-10e Rg. Dragons Lobkowitz (4esc.)
-51e Rg. Inf. Spleny (2bts)
-57e Rg. Inf.Colloredo (3bts)
 

FML Vogelsang
GM Baron v. Ulm
-17e Rg. Inf. Hohenlohe (2bts)
-18e Rg. Inf. Stuart (3bts)
 

AILE DROITE – FML O’REILLY – 2.997 Hommes
 

GM Rousseau
-Rg. Chass. Mariassy (1cp)
-8e Rg. Huss. Nauendorf (3 esc.)
-8e Rg. Dragons Württemberg (1esc.)
-5e Rg. Huss. (2 esc.)
-4e Rg. Grenzer Banat (1bt.)
-1er Rg. Grenzer Warasdin (1bt.)
- 3e Rg. Grenzer Ogulin (1bt.)
- 2e Rg Grenzer Ottochan (1bt.)

L’armée de réserve comptait le 14 juin 26.000 hommes dont 3.220 cavaliers et 5.316 de la Div. Boudet détachés à Rivalta. Artillerie éstimée 29-31 pièces.
Dans la matinée du 14 la Div. Lapoype fort de 3.462 hommes, en réserve à Pontecurone, fut commandée de passer sur la rive gauche du Pô.

Source Archives de la Guerre, modifié.
 

 

 

Corps de Lannes5.083 hommes
 

Div. Watrin
Brig. Gency –  6e  DB
Brig Mahler - 22e , 40e DB
Brig. Mainoni - 28DB
 

Corps de Victor7.287 hommes
 

Div Gardanne
Brig. Dumoulin  –  44e , 101e DB
 

Div. Chambarlhac
Brig. O. Rivaud – 43e , 96e DB
Brig. Herbin – 24e DB
 

Corps de Desaix8.930 hommes
 

Div. Monnier
Brig. Schilt  – 19e DB
Brig. Carra-St. Cyr 70e , 72e DB
 

Div. Boudet
Brig. Musnier – 9e    
Brig Guénand -  30e, 59e DB
 

Garde des Consuls – 1.232 hommes
Grenadier à pied
Grenadier et Chasseur à cheval
 

Cavalerie de Murat3.220 hommes
 

Brig. Kellermann –  2e ,  20e de cavalerie,
Brig. Duvigneau   -  6e dragons, 12e chasseurs
Brig. J. Rivaud – 11e , 12e hussards, 21e chasseurs
Brig. Champeaux - 1e , 8e , 9e dragons



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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 20:03 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Ci-dessous le fameux tableau de Lejeune :


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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 11:30 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Voici 2 cartes représentant la bataille de Marengo :




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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 19:28 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Bonsoir Scot-greys,
 

Les tableau de Lejeune sont toujours chargé de intensité dramatique et riches en détails. On peut voir ici le chien qui hurle à coté de son maître tué, l’officier autrichien grièvement blessé qui se tue lui-même avec un pistolet, le soldat français qui offre de l’eau à un soldat autrichien blessé et beaucoup d’autre dans la confusion de la bataille. Par contre Lejeune fait charger Kellermann sur la gauche de la colonne lorsque la charge a eu lieu sur la droite.
Une question, de quel ouvrage avez-vous tiré les cartes de la bataille? Cela m’intéresserait beaucoup puisque il y a pas mal de inexactitudes. Merci.
A samedi pour le combat du Fontanone.

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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 19:41 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Bonsoir Comte,

Ces cartes sont dans la "correspondance générale de Napoléon Bonaparte" publiée par la fondation Napoléon, tome III, pacifications 1800-1802.
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MessagePosté le: Ven 1 Oct - 22:13 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Merci Scots-Greys. Shocked
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MessagePosté le: Dim 3 Oct - 14:55 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

14 juin l’attaque sur le Fontanone et la prise de Marengo.




Le plan de Mélas était d’attaquer le gros de l’armée française, supposée à Sale, avec sa colonne de gauche (Ott), qui après s’être engagée devait reculer vers Alexandrie. Pendant ce temps la colonne principale  devait marcher sur Marengo et San Giuliano. Arrivé à San Giuliano elle devait tourner à gauche et prendre l’ennemi en flanc. O’Reilly devait couvrir la droite de la colonne principale en marchant vers Frugarolo sur la route de Novi. Cette manœuvre était basée sur des fausses informations.
Le déploiement de l’armée commence à 8 heurs et se poursuit très lentement puisque la tête de pont n’avait qu’une issue. La colonne de Ott, la dernière à prendre son mouvement, en sortira que à 11 heures.
Vers 9 heures l’avant-garde de Frimont et la colonne O’Reilly attaquent Gardanne à la Pederbona ; après une fusillade Gardanne se replie derrière le Fontanone ou est déjà en position la division Chambarlhac (c’est Olivier Rivaud qui la commande, Chambarlhac, comme Duvigneau s’est rendu introuvable).
Le Fontanone était à l’époque un fossé large 4 mètres, profond 2-3 mètres, bordé de saules, devant il y avait une plantation de mûrier. Le terrain présentait alors des obstacles considérables pour les attaquants, par contre constituait une solide ligne de défense pour les français.
Le premier attaque de Haddick est repoussé par une vive fusillade, les autrichiens doivent se replier, Haddick est mortellement blessé, Bellegarde aussi doit quitter le champ. Kaim s’avance avec la deuxième vague sous la protection d’une batterie de 30 canons, mais il doit s’arrêter et reculer.
Victor jusqu’à ce moment à très bien géré  ses troupes en tenant la moitié en réserve derrière Marengo.
Environ à 12 heures le Quartier Maître Zach envoi l’ordre au GM Pellati de passer le Fontanone à gué avec sa cavalerie, Dragons Kaiser et Karacsay,  et d’envelopper la gauche de Victor.


Le récit de Neipperg : A peine cette cavalerie et quelques bataillons d’infanterie, encouragés par son exemple, eurent-ils  passé que toute la cavalerie ennemie (Kellermann) se précipita sur eux, les rejeta dans le fossé, leur causant une perte infinie et faisant beaucoup de prisonniers.
Ces deux régiments furent ruinés pour toute la journée.


C’est dans le même temps que devant Marengo quelques troupes (Rg. Arch. Joseph) parviennent à passer le fossé et menacent  la droite de Victor, l’arrivée de Lannes en ligne rétabli le combat, que de ce moment devient de plus en plus meurtrier. Le troisième attaque se dégage sur toute la ligne, les autrichiens passent le Fontanone.
Alors il s’engagea une fusillade extrêmement vive et à bout portant ; elle dura un grand quart d’heure, les hommes tombaient comme grêle de part et d’autre;  je perdis, dans cet instant la moitié de ma ligne, ce ne fut plus qu’un champ de carnage.
Rapport de O. Rivaud


A 13 heures le FML Ott n’ayant trouvé aucune force française à Castel-Ceriolo décide de attaquer le flanc de Lannes. C’est le mouvement décisif de la première phase de la bataille.
Lannes est contraint de envoyer la 28e  et part de la 22e DB pour couvrir son flanc et ne peut plus soutenir le centre. Champeaux fait plusieurs charge pour le soutenir avant de tomber mortellement blessé.
A Marengo Rivaud fait merveilles perd et reprend le village trois fois mais en fin est blessé par un biscayen et doit quitter le champ.
A 14 heures ayant épuisé les munitions Victor doit commencer à se replier, Lannes risque d’être enveloppé sur ses flancs et doit replier à son tour.

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MessagePosté le: Dim 10 Oct - 18:37 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

14 juin Bonaparte
 

Selon les Mémoires de Victor, le 25 prairial an VIII à huit heures précises du matin, il instruit le Premier Consul des dispositions de l’ennemi et le prévient qu’il y aura une affaire majeure et décisive dans cette journée.
Puisque l’attaque autrichien commence à neuf heures on doit penser que Victor s’est trompé. En plus c’est environ à neuf heures que Bonaparte envoie les ordres à Desaix de poursuivre sa marche vers Novi et à Lapoype de se porter sur Pavie. Alors il semble que Bonaparte pendant la matinée n’avait aucune notice sûre sur ce qui se passait à Marengo. Il était encore convaincu que Mélas aurait refusé le combat pour filer ou sur Gênes ou sur Milan, et le fait que le 13. O’Reilly avait abandonné Marengo sans combattre confirmait sa pensée.  Il montre alors tout son étonnement en apprenant que  l’attaque autrichien est général et non pas une échauffourée d’arrière garde, en plus qu’il croyait les ponts sur le Bormida détruits. Cela devrait passer environ à 11 heures.  En effet on peut calculer que c’est à cette heure que Monnier et la Garde quittent Torre Garofoli pour marcher au canon et de même  que les ordres de revenir sur leur pas sont envoyés à Desaix et Lapoype. Desaix reçoit l’ordre à 13 heures et peut revenir sur San Giuliano, Lapoype, pour des raisons inconnues, ne recevra l’ordre que à 18 heures 30 lorsqu’il est en train de traverser le Pô.
Finalement n’est pas possible que à dix heures du matin Bonaparte était sur le champ de bataille comme affirmait la relation du 1805, il ne peut être arrivé que après 11 ou 12 heures.
La seule chose qu’il peut faire à ce point c’est de gagner du temps pour permettre aux deux divisions de Desaix et Lapoype de regagner le champs de bataille. Il envoie alors la division Monnier à Castel Ceriolo pour menacer le flanc de Ott  et dégager en peu le corps de Lannes. Ott est contraint en effet à envoyer Vogelsang à reprendre Ceriolo et Lannes peut continuer sa retraite en assez bon ordre. Cependant la retraite de Lannes laisse découvert  le flanc gauche de Monnier qui à son tour doit se replier pour éviter d’être enveloppé. A gauche Kellermann protége la retraite de Victor.
Vers 15 heures reste seulement la Garde des Consul au milieu de la plaine à affronter la colonne de Ott. C’est la dernière réserve que Bonaparte va faire donner pour permettre à l’armée de se réorganiser sur la ligne de San Giuliano, 800 grenadier à pied avec quelques pièces de canon et le soutien de quelques peu de cavalerie. Bien évidemment ils n’ont pas des chances de changer le cours de la bataille mais ils doivent gagner encore un peu de temps. De toutes façon la garde repousse un premier attaque des Dragons de Lobkowitz et tien ferme lorsque Gottesheim attaque avec les Rgt  Spleny  et Frolich. Toutefois pour soutenir le feu autrichien la Garde doit se positionner en ligne ce qui permet au Colonel Frimont avec les chasseurs de Bussy de la prendre au revers sans qu’elle eut la possibilité de se former en carré. A ce point, selon les récits autrichiens la Garde est à peu près anéanti, selon le récits français (Murat) elle réussit à se replier perdant environ 130 homme et tous les canons.
A 4 heures dans l’après midi la premier phase de la bataille est achevé les autrichiens avancent victorieux, les français sont en retraite et par fois en déroute sur toute la ligne. Cependant les autrichiens ont aussi beaucoup souffert et ne sont pas en gré de organiser une poursuite efficace. La cavalerie est dispersé voir, celle de Pellati, très abattue. Melas légèrement blessé laisse le commandement au FML Kaim et rentre en Alexandrie; ce qu’en suit c’est une vide dans le commandement et une certaine confusion: le Quartier Maître Zach se retrouve en tête de la colonne principale à la poursuite de Victor, à gauche Ott reprend sa marche sur Sale plutôt que s’engager avec Monnier, O’Reilly à droite n’a presque combattu et marche sur Frugarolo.
La colonne de Zach marche sur San Giuliano long la grande route sans aucune liaison avec ses ailes et couverte par la cavalerie de Lichtenstein et de Pellati.
Dans le même temps la division Boudet arrive à San Giuliano.
Le combat de San Giuliano va bien tôt commencer.
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MessagePosté le: Dim 24 Oct - 16:53 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

14 juin le combat de San Giuliano
 

Arrêté le 13 soir à Rivalta par la crue du Scrivia Desaix emploie toute la matinée du 14 pour passer le fleuve et se porter sur la rive gauche en direction de Pozzolo Formigaro et Novi. A midi il reçoit le premier ordre de Bonaparte de poursuivre sa marche et n’as pas encore parcouru un kilomètre que l’ajutant Bruyère arrive avec le contrordre de revenir sur San Giuliano. Desaix arrive sur le champ environ à cinq heures et selon toutes les témoignage à cette heure il y eut le fameux conseil de guerre avec Bonaparte. De toutes les version sur le mots que Desaix aurait prononcé, probablement la plus acceptable est celle de Marmont :
Il faut qu’un feu vif d’artillerie impose à l’ennemi, avant de tenter une nouvelle charge, sans quoi elle ne réussiras pas : c’est ainsi, général, que l’on perd les batailles. Il nous faut absolument un bon feu de canon.
 

Il s’agit d’arrêter la poursuite autrichienne, et à ce but Desaix place la 9e légère à sud de la grande route et la 30e et la 59 au nord, Marmont à droite de la 30e a rassemblé une batterie de 18 canons tout ce qui reste ;  Kellermann se place à sa droite légèrement en avant avec les reste de sa brigade et quelques escadron du 6e et du 8e Dragons, a reçu l’ordre de couvrir l’attaque de Desaix. La ligne française se poursuit avec les troupes de Lannes et de Monnier.
 

La colonne autrichienne  marche le Reg. Wallis en tête en formation d’attaque, suivent les Grenadiers de Lattermann et les Brigades Lamarseille, Knesevitch et les Grenadiers de  Weidenfeld.
Devant à Cascina Grossa la 9e légère va charger le Reg. Wallis qui doit se replier derrière les grenadiers de Lattermann, ceux ci  avancent et arrêtent l’offensive française en repoussant toute la ligne.
C’est en ce moment que des conditions extraordinaires se présentent et décident la bataille. Le Dragons de Lichtenstein n’ont pas suivi le mouvement  des Grenadiers de Lattermann qui en contre-attaquant ont leur flanc gauche découvert, Marmont voyant la 30e se replier tire une décharge sur le flanc des autrichiens, un caisson explose, et dans le même moment Kellermann lance sa charge sur le flanc des Grenadiers. Soudainement le panique s’empare  de la ligne autrichienne qui débande sous la charge de la cavalerie qui fait une horrible brèche parmi les hommes qui résistent et arrive à jusqu’à envelopper l’état major autrichien. Sabré et entouré 3.000 grenadiers mettent bas les armes, Zach est fait prisonnier,  les Dragons de Lichtenstein sont à leur tour chargé et se replient, pris de panique se jettent à travers la cavalerie de Pellati et l’entraîne. Le désordre plus complet se répand dans les rangs autrichiens. Toute la ligne française, Cavalerie de la Garde en tête, suit Kellermann et se lance en avant. Ott pourrait attaquer le flanc droit français mais il rencontre l’opposition de son état majeur qui conseille la retraite sur Alexandrie, O’Reilly revient sur ses pas sans s’engager, seulement les Grenadier de Weidenfeld opposent une certaine résistance devant Marengo avant de se replier un bon ordre. Le soir tombant les armée se retrouvent dans les même positions occupées le matin.
Les autrichiens ont perdu entre 9 et 10.000 hommes dont 8 généraux et 300 officiers. Les pertes françaises ne sont moins lourdes environ 8.000 hommes dont le général Desaix frappée par une balle au cœur lorsqu’il était à la tête de la 9e légère. Il avait 32 ans.

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général Mellinet
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 15:53 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Bonjour ! Shocked

Simple hasard ou pure coïncidence entre deux destins tragiques ? C'est en effet ce même 14 juin 1800 que les généraux Desaix et Kléber disparurent. Le premier après avoir renversé une situation fortement compromise pour les armes françaises au cours d'une charge héroïque, le second assassiné au Caire sous les coups de poignard d'une jeune fanatique mahométan de 24 ans appelé Souleyman.
N'oublions donc pas qu'en ce jour, marqué certes par une grande victoire du 1er Consul face aux Autrichiens (et qui scelle en quelque sorte la fin de la seconde coalition...), ce n'est pas une mais deux grandes figures militaires de notre pays qui ont quitté ce monde sans connaître les évènements ultérieurs qui leur auraient été plus que favorables, j'en suis persuadé. Je les imagine parfois maréchaux d'Empire et renversant l'ordre historique des choses en contribuant à de grandes victoires telles que Leipzig ou Waterloo par exemple...
Napoléon dira d'eux plus tard : " De tous les généraux que j'ai eu sous moi, Desaix et Kléber ont été ceux qui avaient le plus de talents. Surtout Desaix. Kléber n'aimait la gloire qu'autant qu'elle lui procurait des richesses. Desaix ne rêvait que de la guerre et de la gloire. Les richesses et les plaisirs n'étaient rien pour lui... C'était un petit homme d'un air sombre, à peu près d'un pouce moins grand que moi, toujours vêtu avec négligence, quelquefois même déchiré, méprisant les jouissances et même les commodités de la vie. Droit et honnête dans ses procédés, les Arabes l'avaient appelé le " Sultan juste ". La nature l'avait formé pour faire un grand général ; c'était un caractère tout à fait antique. Sa mort est la plus grande perte que j'ai faite. " 
En tout cas, pensez-vous que sans l'arrivée opportune de Desaix à la rescousse de Bonaparte à Marengo, ce dernier aurait pû perdre sa place de 1er Consul (au profit de Cambacérès par exemple) ???


Amitiés bonapartistes ! Shocked
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"J'y suis, j'y reste !"


Dernière édition par général Mellinet le Dim 21 Nov - 11:21 (2010); édité 1 fois
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 16:47 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Citation:
C'est en effet ce même 14 juin 1800 que les généraux Desaix et Kléber disparurent.

Napoléon s'est essayé à Sainte-Hélène à la comparaison Kléber-Desaix. Face à Gourgaud (Journal de Sainte-Hélène), cela donnait ceci :

"[Kléber] c'était un paresseux, qui se laissait mener par le bout du nez par le petit Damas, qui était son mignon.
Il n'aimait la gloire que comme le chemin des jouissances, tandis que Desaix aimait la gloire pour la gloire.
Desaix était un tout autre homme ; si je l'avais laissé en Egypte, j'aurais conservé ma conquête."


Faut croire que ce jour là l'Empereur était de mauvais poil parce qu'il faut se souvenir qu'il a quand même dit ceci à Las Cases :
"Si Kléber avait vécu, la France aurait conservé l'Egypte."

Cherchez l'erreur...


Toujours dans le Mémorial :

"L'Egypte devait demeurer à la France et elle y fût infailliblement demeurée si elle eût été défendue par Kléber ou Desaix. C'étaient ses deux lieutenants les plus distingués, disait-il ; tous deux d'un grand et rare mérite, quoique d'un caractère et de dispositions bien différentes [...]
Kléber était le talent de la nature : celui de Desaix était entièrement celui de l'éducation et du travail. Le génie de Kléber ne jaillissait que par moments, quand il était réveillé par l'importance de l'occasion, et il se rendormait aussitôt auprès du sein de la mollesse et des plaisirs. Le talent de Desaix était de tous les instants ; il ne vivait, ne respirait que l'ambition noble et la véritable gloire : c'était un caractère tout à fait antique."


Et puis il quand même confié à O'Meara (Napoléon dans l'exil) à propos du lion de Strasbourg :
"C'était un homme doué des talents les plus brillants et de la plus grande bravoure."

Gourgaud ne cachait pas qu'il trouvait injuste que Desaix soit bien plus vanté que Kléber. Il du être satisfait quand Napoléon lui lâcha finalement :
"C'était l'image du dieu Mars en uniforme."

Au final, Desaix (autrement moins opposé il est vrai à Bonaparte que Kléber dont les relations en Egypte firent des étincelles) remporte la palme :
"Kléber était le meilleur officier de son armée, après Desaix."
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 18:21 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Citation:
En tout cas, pensez-vous que sans l'arrivée opportune de Desaix à la rescousse de Bonaparte à Marengo, ce dernier aurait pû perdre sa place de 1er Consul (au profit de Cambacérès par exemple) ???



Comme à "what-if ?", nul ne peut répondre.

Néanmoins, on peut quand même faire quelques commentaires :
La question du remplacement du Premier Consul se posa en effet pendant la seconde campagne d'Italie. Cependant, les interrogations, si je ne m'abuse, n'étaient pas formulées dans le cadre d'une défaite de Bonaparte mais de sa mort.
Cambacérès ne pensait pas prendre la place mais envisageait de soutenir Joseph à ce poste. Il est vrai que le Second Consul était conscient du manque de soutien dont il bénificiait, et dans l'ombre, l'on discutait ferme. Dans le cadre de ce que l'on a appelé la conspiration d'Auteuil, des noms comme Masséna, Brune, Bernadotte, Lucien, Moreau, La Fayette et surtout Carnot furent avancés.
La victoire de Marengo balaya tout cela.
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Sam 20 Nov - 19:22 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Autres coups griffes de l’Empereur à l’encontre de Kléber :
 

"Kléber n'était pas Français, il était Allemand. Il n'aimait que les femmes, l'argent et la plaisir. Il n'aimait pas la Révolution. Au retour de l'Italie, il voulait avec Cafarelli se mettre à la tête du pouvoir et il ne voyait dans cela que des moyens de paraître, d'avoir des femmes et de l'argent."
(Bertrand, Cahiers de Sainte-Hélène)


« Il n'était que l'homme du moment ; il cherchait la gloire comme la seule route aux jouissances ; d'ailleurs nullement national, il eût pu, sans effort, servir l'étranger : il avait commencé, dans sa jeunesse, sous les Prussiens, dont il demeurait fort engoué. »
(Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène)


"Kléber aimait trop les plaisirs et s'est déshonoré en voulant quitter l'Egypte.
[…]
C'était un paresseux qui se laissait mener par le bout du nez par le petit Damas, son mignon. Il vantait toujours les troupes allemandes et ne songeait qu'à ces plaisirs.
[...]
Il ne songeait qu'aux femmes et aux amusements de la capitale. Il n'aimait la gloire que comme le chemin des jouissances."
(Gourgaud, Journal de Sainte-Hélène)

 

 

 

Mais Napoléon savait aussi se montrer élogieux :
 

« Kléber, disait-il, était doué du plus grand talent »
(Las Cases, Mémorial de Sainte-Hélène)
 

« Il y a des dormeurs dont le réveil est terrible : Kléber était d’habitude un endormi, mais dans l’occasion, et toujours au besoin, il avait le réveil du Lion.
[…]
C’était l’image du Dieu Mars en uniforme. »
(Gourgaud, Le Journal de Sainte-Hélène)

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général Mellinet
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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 11:20 (2010)    Sujet du message: Bataille de Marengo Répondre en citant

Bonjour ! Shocked

Et merci pour ces précisions cher Cyril...

J'ai fouiné un peu ce matin sur "gougoule" pour en savoir plus sur la biographie de Kléber le "boch" (pas très classe au passage de la part du "patron" de pointer le doigt sur la nationalité du général, lui qui était Français de fraîche date qui plus est ! Car j'ai souvenir que la situation "bancale" qui caractérisa le statut de la Corse depuis l'édit royal du 15 août 1768, et selon lequel le Roi s'en attribuait la pleine possession, perdura jusqu’en 1789... Et non encore de nos jours comme peuvent le penser certains [ Mr. Green ]. Cest en effet cette année-là que fut voté, à la demande des députés corses, le décret contenant la disposition suivante : "L’île de Corse est déclarée partie de l’Empire français : ses habitants seront régis par la même constitution que les autres Français. Dès ce moment le roi sera supplié d’y faire parvenir et publier tous les décrets de l’Assemblée nationale"... Parenthèse fermée... Hé!Hé!Hé!). Il apparaît clairement que Kléber et Bonaparte reconnaissaient réciproquement leurs mérites militaires (surtout après la campagne de Syrie...), mais politiquement tout les opposaient. Dans leurs écrits perçent quelques vacheries réciproques.
Le choix de Kléber par Bonaparte pour commander les forces françaises en Egypte après son départ fut sans nul doute une jolie manoeuvre politique : il laissait en effet en arrière (voire même immobilisait ?...) un éventuel opposant politique, tout en reconnaissant ses mérites militaires.
Maintenant, certains historiens pensent que le mythe "Desaix" (forgé par Napoléon Bonaparte lui-même...) n'est peut-être pas forcément fondé... Je sais plus où j'en suis là pour le coup !!!  :KO

Merci à celui ou celle qui pourra éclairer ma lanterne sur ce point...

Amitiés bonapartistes ! Shocked
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Dernière édition par général Mellinet le Dim 21 Nov - 11:34 (2010); édité 1 fois
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