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les Derniers Bivouacs

 
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labellepoule
Grognard
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MessagePosté le: Ven 10 Sep - 11:45 (2010)    Sujet du message: les Derniers Bivouacs Répondre en citant

              
                       
                                             " Les Derniers Bivouacs "
                                                                                  ( extrait du chapitre "les derniers bivouacs"
                                                                                        La Grande Armée Georges Blond )


              C'est maintenant que nous allons voir pour la dernière fois les bivouacs de la Grande Armée. Dans le soir qui tombe, un mouvement se fait. La foule qui commence à se retirer s'entrouvre pour laisser passer des groupes d'ombres, mais non , ce sont des hommes, et ils vont en ordre militaire. Ils se sont donnés rendez-vous ici et là, parfois loin, ils ont marchés ensemble et maintenant ils s'avancent en silence. Quelques'uns s'appuient sur une canne. Nous les reconnaissons malgré la faible lumière. Ceci n'est pas une invention. Ces survivants ont revètus leurs anciens uniformes; il y a là des grenadiers de la ligne, presque tout en blanc, des dragons a pied en hautes guètres noires, des chasseurs au shako évasé, des gardes d'honneur de la campagne de France. Seuls sont autorisés a monter à bord les officiers à partir du grade de colonel, mais ces anciens soldats n'en demandent pas tant. Monter la garde devant le bateau de l'Empereur, comme quelques uns l'ont fait autour de sa tente, voilà ce qu'ils veulent; et là sur l'herbe gelée, ils retrouvent les anciens gestes, ils ont apportés du bois ou ils en trouvent, et les premiers feux de bivouac s'allument. Dans la nuit de décembre, par huit degrésc en dessous de zéro, quatre cents survivants vont dormir là, autour des feux, roulés dans leurs vieux manteaux. Quelques-uns ne se reveilleront pas. D'autres personnes mourront de froid à Paris et à l'entour, cette nuit là et le lendemain.

              A 9 heures, le 15 décembre, le char qui doit transporter le cercueil jusqu'aux Invalides vient se ranger contre le débarcadère, à Courbevoie.  A l'aide de carton-pate, de toiles peintes et de staff, ce débarcadère a été transformer en une sorte de temple grec; le char mesure dix-sept mètres sur cinq, dix mètres de haut, poids cinq tonnes, c'est un amas de drapeaux,d'aigles, de génies, de guirlandes , de victoires et de couronnes; la décoration du parcours est aussi désastreuse, mais qu'importe...le souffle de l'évènement fait tout oublier.

              Vingt et un coups de canon. Juste avant que le cortège ne s'ébranle, un chant séditieux éclate; la Marseillaise. Ce sont trois mille étudiants venus du Quartier Latin qui la chantent. On n'a pas prévu de place pour eux dans le cortège. Ni pour les grognards qui ont veillés dans la nuit glacée; mais ceux-là, au dernier moment, on les incorpore, ils défileront derrière le char, juste après les hautes autorités. et à leur passage, la foule les acclamera, et meme emportée par son émotion, elle criera vive l'Empereur, comme ils ont tant criés eux-memes. Tant d'années de guerre, les fils emmenés et jamais revus ou revenants infirmes, la misère,  les souffrances de l'invasion, les cosaques foulant le sol français, tout est oublié; ne reste que la légende créée par un homme, chérie par tout un peuple. Et tout les peuples sont ainsi



                             La fascination continue.Aussi souvent que, quittant ma rue toute voisine, je fais un tour du coté des Invalides, je vois des files de visiteurs qui marchent vers le Tombeau; sans cesse renouvelées, comme ces milliers de régiments avec qui nous avons parcouru l'Europe. Ma pensée alors se reporte à ces anciens grognards qu'un homme à qui j'ai parlé a vu de ses yeux...La Grande Armée c'était hier.....

                                                                  Georges Blond
                                                                                      



                                                                                     

               C

                                                                              
_________________
Siéyès:"Messieurs,vous avez un maitre!Cet homme sait tout,veut tout et peut tout!"


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MessagePosté le: Ven 10 Sep - 11:45 (2010)    Sujet du message: Publicité

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