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La marine de guerre de Napoléon

 
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Mer 11 Aoû - 10:27 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Là, c'est bien une marine à l'échelle de l'Europe qu'a tenté Napoléon. L'extension des frontières de la France à l'actuelle Belgique puis aux Pays-Bas, au Nord, lui a permis de construire des navires de Bayonne à Hambourg à la plus forte extension territoriale de 1810. Au sud du pays, il en était de même des Pyrénées aux provinces Illyriennes. Outre les trois plus grands arsenaux français, Brest, Toulon, Rochefort et Cherbourg (à ses débuts, il faut se souvenir que Louis XVI y fit commencer des travaux d'aménagement) restent les fers de lance de la construction et de l'équipement des vaisseaux à deux ponts (74 et 80 canons) et à trois ponts (118 canons). Les autres ports produisent les frégates de 18, plus de 150 seront construites sous l'Empire. Certaines assureront le pavillon haut et résisteront avec honneur, notamment au combat du Grand Port de 1810 (îles de France et Bourbon, actuelles îles de la Réunion et Maurice, archipel des Mascareignes de l'océan Indien).

Voici déjà un bon site Internet sur la marine de guerre de Napoléon : http://marine-imperiale.pagesperso-orange.fr/accueil.htm

J'aurai bientôt l'occasion d'ouvrir mon exemplaire de l'Histoire de la marine française aux éditions Lavauzelle pour détailler les forces et les faiblesses de cette marine. Mais elle témoigne, en tout cas, de la volonté de l'Empereur de n'avoir pas baissé les bras après la raclée de Trafalgar, et d'avoir essayé de maintenir un certain niveau face à la flotte britannique, toute puissante.

Napoléon, dès le Consulat, a pardonné aux officiers de marine qui avaient déserté le pays durant la Révolution. Il voulait faire table rase du passé et essayer de retrouver le relatif bon niveau de combattivité des dernières années du règne de Louis XVI (il faut se souvenir que durant la guerre d'Indépendance américaine (1778-1783), la Royale fait quasiment jeu égal avec la Royal Navy)

J'ouvrirai également La Frégate, marine de France (1650-1850) et Les vaisseaux de 74 à 120 canons (1650-1850) de Jean Boudriot, aux éditions Ancre, pour parler des règlements d'armement de 1804 et de 1807, et des progrès dans l'organisation des cales des navires (c'est l'endroit où l'équipage stocke les victuailles et les munitions).

Durant le Consulat et le Premier Empire, Napoléon couvre d'honneurs les corsaires, notamment Robert Surcouf, car il veut essayer de ruiner l'Angleterre via son commerce maritime et sa compagnie des Indes. Ce commerce assure les 2/3 des revenus anglais, et de ce point de vue, les bases françaises à l'île de France (île Maurice) et à l'île Bourbon (île de la Réunion) sont admirablement placées près des routes commerciales britanniques des Indes. Toute flotte, comme celle de l'amiral Linois dans les années 1807, constitue donc un atout. Au point même que les Anglais conquièrent la base hollandaise du Cap de Bonne Espérance, pour envoyer le commodore Willoughby s'emparer des Mascareignes en 1810...

Que tous ceux intéressés par ce sujet complètent mon propos, car je n'ai pas la science infuse !   
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MessagePosté le: Mer 11 Aoû - 10:27 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Mer 11 Aoû - 12:03 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

La liste des vaisseaux construits ou encore en activité de 1789 à 1815 : http://marinepremierempire.free.fr/liste_des_navires_de_la_marine_francaise…

Ainsi, pas besoin de la recopier depuis les Boudriot Et en plus, un autre site Internet sur la marine de guerre napoléonienne.
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MessagePosté le: Lun 23 Aoû - 13:53 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Issu du Trafalgar de l'amiral Rémi Monaque, voici l'organisation administrative du ministère de la Marine :


En flèches pleines, ce sont les relations officielles entre Napoléon, son ministre Decrès et du ministre à son administration. En traits tiretés, les relations officieuses. Napoléon envoie des chargés de mission sans consulter Decrès. Ainsi, l'amiral de Villeneuve se retrouve avec le général Lauriston comme envoyé spécial de l'Empereur. D'où beaucoup de couacs entre les préfets maritimes (chargés de la construction, de l'entretien des navires, du recrutement dans leur ressort géographique...) et ces envoyés spéciaux, parce que Decrès n'est pas toujours au courant de ces missions secrètes.
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 07:53 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Un dossier sur la marine de l'Empereur : http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/Napoleon_Angleterre…
et le complément : http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/Napoleon_Angleterre…

Articles de Philippe Masson.
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Dernière édition par Maréchal Lannes le Mar 19 Oct - 21:34 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 10:50 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

 
Citation:




Les autres ports produisent les frégates de 18, plus de 150 seront construites sous l'Empire.







Bonjour,

Je passe en vitesse et ne peux donc pas écrire un message véritablement digne d'intérêt. Je me permets cependant de réagir à cette citation du  premier post de Lannes.

Je ne pense vraiment pas que 150 frégates de 18 ont été construites sous l'Empire. Ayant eu la chance de lire il y a peu la monographie de La Vénus, de Jean Boudriot, il me semble de mémoire que 150 frégates de 18, environ, ont été construites de 1781 à 1815, et que parmi ces 150 frégates, la moitié plus ou moins l'ont été durant la période impériale, dans les chantiers français traditionnels mais aussi les étrangers alors sous contrôle français (en Italie, Hollande et Belgique notamment).

A noter également que, sous l'Empire, seules les frégates de 18, ont été construites. La construction des frégates de 12 a été arrêté en 1798/1799, et même si la France a lancé 4 grandes frégates de 24 durant la Révolution, elle n'en a plus construit jusqu'en 1819 (certains spécialistes le regretteront).

Juste pour info, lorsqu'on parle de frégate de 18, cela veut dire que les canons qui arment sa batterie sont des canons de 18 livres. Ainsi une frégate de 12 portera des canons de 12 livres, etc. Pour les vaisseaux, au contraire, on parlera de vaisseau de 74, 80 ou 118 canons (il existe en effet seulement 3 types de vaisseaux à l'époque napoléonienne, auquel viendra s'ajouter deux vaisseaux de type 110 canons) conformément au nombre de canons dont le bâtiment est armé (en pratique cependant, suite à l'apparition des obusiers, puis des caronades, les vaisseaux dits de 74 canons porteront en réalité de 80 à 82 bouches à feu, les 80 canons porteront 86 bouches à feu, et les 118 canons porteront de 124 à 126 bouches à feu).En tous les cas, tous ces vaisseaux portaient des canons de 36 dans leur batterie basse (la batterie la plus proche de la mer).

Voilou

Lannes, il me semble que vous possédez la monographie de La Vénus. Si vous pouvez confirmez mes dires à propos des chiffres que je donne quant à la frégate de 18 svp, je ne suis pas sur de moi...


 
Citation:
J'ouvrirai également La Frégate, marine de France (1650-1850) et Les vaisseaux de 74 à 120 canons (1650-1850) de Jean Boudriot, aux éditions Ancre, pour parler des règlements d'armement de 1804 et de 1807, et des progrès dans l'organisation des cales des navires (c'est l'endroit où l'équipage stocke les victuailles et les munitions).


Ça, ça m'intéresse énormément par contre ^^


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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 11:17 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Oui, j'avais écrit un peu vite sur les frégates de 18 de la période Révolution et premier Empire ; voici la liste :
http://marinepremierempire.free.fr/fregates_de_18_526.htm

Total : 137 Shocked
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 11:25 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Malheureusement, la liste de mon site est incomplète et je compte bien la compléter lors de la prochaine (grosse) mise à jour du site, qui devrait arriver dans quelques semaines.

En effet, pour faire cette liste, je me suis aidé de l'ouvrage de Boudriot consacré à la frégate. Or, j'ai constaté il y a peu que la monographie de La Vénus, du même auteur, donne également une liste des frégates de 18 françaises, et celle-ci n'en donne pas 137 mais plus de 140... Bref, il va falloir comparer tout ça.

De plus, dans ces deux listes, Boudriot ne mentionnent pas la frégate de 18 La Muiron (comme nous l'avons découvert ici : http://marines.forum-free.org/batiments-et-constructions-navales-f11/la-fre…


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Marie
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 15:18 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Je rajoute ceçi...provenant du Major


Voici, de mon point de vue, un site on ne peut plus complet réunissant une somme d'informations (techniques, historiques et photographiques) sur les bâtiments de la marine de guerre du Second Empire :
http://dossiersmarine.free.fr/

Au passage, en cliquant sur l'onglet "marines étrangères" dans le plan du site, vous constaterez qu'un lien vous renvoit vers un des topics du forum de "Marie-Tête-de-Bois" (
).
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Maréchal Lannes
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 20:19 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Oui, la monographie de la Vénus 1782 fait état de plus de 160 frégates de 18, je crois, si ma mémoire, comme une roue de mon vélo, n'a pas fait psscht par manque de rustine Mr. Green ... Je l'ai chez ma famille, n'ayant pas pu trouver toute la place requise (les 4 tomes du Vaisseau de 74 canons, la récente monographie de l'Artésien 1764, la corvette la Créole, les Vaisseaux de 74 à 120 canons et La Frégate, marine de France ayant pris du volume dans ma petite bibliothèque...). Que croire donc, pour les frégates de 18, est-ce le chiffre de 137 ou plus, de l'ordre de 150 ou plus ?
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MessagePosté le: Sam 16 Oct - 20:29 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

A propos, j'ai peur que la complexité des termes de marine que j'emploie parfois rebute pas mal de personnes ; il est vrai que les termes d'hiloire, de fourrure de gouttière, de porque, de tamisaille, de brion, d'allonge de couple, etc... ne sont plus employés de nos jours. Ils faisaient pourtant partie du vocabulaire des marins comme des officiers, en cette marine "scientifique" issue de savants traités de construction. Voici donc un site Internet pour s'y retrouver dans le vocabulaire :
http://www.lexilogos.com/dictionnaire_maritime.htm
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MessagePosté le: Mer 20 Oct - 07:04 (2010)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Sur un autre forum, je me suis intéressé aux ingénieurs-constructeurs de la marine du Petit Tondu :

"A tout seigneur de la période, tout honneur. Je veux parler de Jacques-Noël Sané, surnommé le "Vauban des mers". Suite à l'adoption de ses plans-types conçus avec le chevalier de Borda pour les 3 classes de vaisseaux (les 74, 80 et 118 canons) et pour les carènes, il domine par le nombre des navires issus de ses plans. Cet ingénieur est né en 1740 à Brest. Il se fait remarquer avec l' Annibal en 1779, le fameux vaisseau complètement démâté que Suffren sauva de la prise en le remorquant depuis la bataille de la Praya jusqu'au Cap. Outre les vaisseaux, ses frégates sont majoritaires aussi par leur nombre. Il meurt en 1831 après avoir pris sa retraite à l'âge de 77 ans, je crois, si les textes accompagnant la monographie du Superbe, 1782, sont exacts. J'ai cherché en vain une biographie pour quelqu'un d'aussi connu ; tout juste l'article Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques-Noël_Sané

Pour les autres noms d'ingénieurs, je vois ceux de Pierre Rolland, Charles Segondat-Duvernet, Raymond-Antoine Haran, Joseph-Marie-Blaise Coulomb, Pierre Ozanne, le baron Bombelle, J. A. Lamothe, François Pestel et même Pierre-Alexandre Forfait, ministre avant Decrès. Mais ils n'ont pu exercer leurs talents que pour les frégates, semble-t-il. Leurs noms n'apparaissent que dans La Frégate, marine de France (1650-1850) pour la période Révolution et Empire.

"Passons maintenant à diverses frégates conçues par d'autres ingénieurs. Tout d'abord P.-A. Forfait, considéré à tort ou à raison comme "concurrent" de J. N. Sané. Il va s'affirmer avec toute une série de frégates construites sur le plan de la Seine. Ces bâtiments gouvernent bien lorsqu'il vente, portent très bien la voile, les mouvements de tangage sont très doux, mais ceux de roulis sont vifs et fatiguent la mâture. La marche au plus près est bonne sans être remarquable, celle largue est avantageuse, de même au vent arrière. La cape est bonne sous la misaine, et meilleure sous les voiles d'étais. Peu ardentes, ces frégates sont molles lorsqu'il vente peu et surtout au plus près. Conséquence, le virement de bord de bord vent devant n'est pas très facile par petit vent, enfin le virement par vent arrière est parfait." (Jean Boudriot, La Frégate, marine de France, page 135). La fiche biographique de Forfait : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Alexandre-Laurent_Forfait

Jean Boudriot poursuit ainsi :
"Les plans de l'Armide, de l'ingénieur P. Rolland, sont suivis pour les frégates construites à Rochefort, Bordeaux, Bayonne et Cherbourg, de 1802 à 1813.La frégate l'Armide gouverne bien, un peu faible de côté, ne présente pas la meilleure stabilité. Les mouvements de tangage sont très doux, la frégate roule beaucoup, mais avec douceur. La marche au plus près avantageuse, et largue très avantageuse, ordinaire au vent arrière. Les capes sont toutes bonnes. La frégate n'est pas ardente, mais un peu lâche, et vire de bord passablement bien." Pas de fiche biographique de Pierre Rolland, si ce n'est celle de l'architecte naval d'aujourd'hui... Sans commentaire.


"A Lorient et Dunkerque de 1782 à 1808, ce sont les plans de la Méduse de C.-A. Segondat-Duvernet qui sont suivis. Ce type de frégate gouverne "à merveille", porte la voile fort bien, les mouvements de tangage sont vifs et fort sensibles, mais cependant fatiguent peu la mâture, les mouvements de roulis sont excessifs. La marche au plus près n'est pas la plus avantageuse, l'allure largue est excellente, et celle du vent arrière quelconque. La frégate est ardente par vent frais, n'est pas lâche et vire de bord supérieurement vent devant et arrière." Aucune fiche biographique trouvée.

"Les plans de la Minerve de Joseph-Marie-Blaise Coulomb sont suivis à Toulon de 1782 à 1789. Ces frégates gouvernent bien, portent supérieurement la voile, peu de mer à l'avant les font tanguer et arrêtent la marche, mais les mouvements sont doux, de même que ceux de roulis. La marche au plus près ordinaire, vent largue supérieure, et vent arrière en-dessous du médiocre. La frégate gouverne bien, n'étant ni lâche, ni ardente, et vire de bord vent devant et vent arrière fort bien." Fiche biographique : http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Coulomb

"L'ingénieur J.-A. Lamothe a donné les plans de la Nymphe en 1782, suivis pour la réalisation de cinq frégates à Brest et Nantes. Ce type de frégate gouverne bien par vent frais, mais elle est molle par vent faible. Le port de la voile est excellent. Les mouvements de tangage sont fort doux, mais très grands, la figure de proue pouvant être immergée, la frégate roule beaucoup, avec des mouvements très doux. La marche au plus près avantageuse, largue excellente, quelconque vent arrière. La frégate est ardente dès qu'il vente, et lâche par petit temps, elle vire de bord passablement bien, longue dans ses mouvements d'arrivée lorsqu'elle vire vent arrière et accule beaucoup vent devant." Aucune fiche biographique trouvée.

"Deux frégates ont été construites au Havre sur les plans de l'ingénieur C. Tellier en suivant ceux de la Valeureuse. La frégate est considérée comme lâche à moins qu'il ne vente grand frais ; elle porte bien la voile, les mouvements de tangage très doux, ceux de roulis un peu vifs, mais ne fatiguent pas quoi qu'elle roule bord sur bord. La marche au plus près est ordinaire, celle à l'allure largue très bonne, atteignant 9 à 10 nœuds lorsqu'il vente, l'allure vent arrière moyenne. La frégate n'est pas ardente, lâche par petit vent, vire de bord difficilement vent devant et fort bien lof pour lof.Les plans de l' Africaine, attribués à l'ingénieur R.-A. Haran, peuvent avoir été suivis pour trois frégates construites pendant la Révolution, à Bayonne, Bordeaux, Rochefort. Cette frégate gouverne très bien, plie très peu sous voiles, ses mouvements de tangage sont doux, et ceux de roulis lents et réguliers.La marche au plus près est passable, mais en tenant parfaitement le vent, l'allure largue est la plus avantageuse surtout à 4 quarts, l'allure vent arrière ordinaire. La frégate n'est ni lâche, ni ardente, et vire de bord vent devant et vent arrière très bien." Aucune fiche biographique d'Haran trouvée.



"Faute de devis de campagne concernant les créations des ingénieurs Degay, Gauthier, Geoffroy, Pestel, nous ne pouvons les présenter ainsi que nous venons de le faire pour leurs confrères. Cette absence de documentation est regrettable, surtout pour Pestel ayant réalisé huit frégates sur les plans de la Didon à Saint-Malo et à Gênes." Aucune fiche biographique trouvée.

Ainsi, faute d'avoir des renseignements biographiques sur ces hommes chargés du dessins des vues longitudinales, transversales (couples), des devis de charpentage et de dépenses comme le précise Jean Boudriot dans le tome I du Vaisseau de 74 canons, chapitre "Mission des ingénieurs", on en est réduit aux commentaires des capitaines qui ont commandé leurs réalisations, c'est-à-dire les archives retour de campagne. Ces archives étaient de précieuses sources d'amélioration des qualités navales, par sélection des plans de formes meilleures que d'autres. Ces hommes envoyaient au ministre les plans au 1/48e après avis du Conseil de construction et du Préfet maritime."
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MessagePosté le: Ven 15 Avr - 21:05 (2011)    Sujet du message: La marine de guerre de Napoléon Répondre en citant

Bonsoir à tous,

Ayant quasiment terminé le 2e bordé de la carène de la Belle Poule (plus que 7 virures de chaque bord sur 32 depuis la râblure de la quille), je trouve un peu de temps pour m'interroger, cette fois-ci, sur le réseau de sémaphores côtiers que l'Empereur fit établir le long des côtes. Ces instruments sont dûs à Charles Depillon (1768-1805) : http://envlit.ifremer.fr/content/download/27428/222435/version/1/file/rappo…

On imagine, à juste titre, et c'est ce que la populaire série des aventures d'Horatio Hornblower (notamment le roman Seul maître à bord) ou de Richard Bolitho (je veux parler de Victoire oblige) que le réseau servait à transmettre aux autorités navales des informations sur les mouvements des escadres de blocus britannique, et à permettre à nos briseurs de blocus de se faufiler et de prendre la mer.

Je poursuis mes recherches sur les emplacements géographiques des sémaphores, et dans quelle mesure ont-ils permis quelques succès dans les affrontements navals près de nos côtes. Par exemple, il semble que le sémaphore de Fouras ait quelque peu contribué au succès de la bataille des brûlots.

Et aussi, je suppose que ce dispositif de surveillance maritime concerna les pays qui appliquaient les dispositions maritimes du Blocus continental...
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