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Napoléon III

 
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Marie
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MessagePosté le: Dim 8 Aoû - 11:54 (2010)    Sujet du message: Napoléon III Répondre en citant

1e président de la République Élu le 10 décembre 1848 Présidence 20 décembre 1848 2 décembre 1852 Prédécesseur Louis-Philippe Ier ( roi des Français) Successeur Adolphe Thiers, indirectement Naissance 20 avril 1808 à Paris Décès 9 janvier 1873 à Chislehurst (Royaume-Uni) Nature du décès Mort naturelle Deuxième République (France)

                          


Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873) est le premier président de la République française en 1848 puis le deuxième empereur des Français en 1852 sous le nom de Napoléon III et le dernier monarque à régner sur ce pays.
Issu de la maison Bonaparte, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l’impératrice Joséphine. Il devient l’aîné des Napoléon après les morts successives de son frère aîné et du Duc de Reichstadt (« l’Aiglon »).
Il fait connaître sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes, mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Ses premières tentatives de coup d’État, mal conçues et sans bases populaires, ont échoué ; c’est la vague révolutionnaire de 1848 qui le reconduit à la prééminence politique.

Jeunesse

La loi du 1er janvier 1816, bannissant tous les Bonaparte du territoire français, la Reine Hortense doit s’exiler en Suisse où elle achète en 1817 le château d’Arenenberg (Suisse), dominant le lac de Constance. Elle s’y installe avec ses deux fils.
Sans aucun souci matériel, Louis-Napoléon est élevé par sa mère dans le culte de son oncle et dans la certitude de sa vocation dynastique. Les professeurs de Constance complètent son éducation. Un ancien officier de Napoléon Ier lui enseigne l’art de la guerre.
En 1830, il est volontaire dans l’armée suisse où il obtient le grade de capitaine d’artillerie en 1834. Il obtient la nationalité suisse dans le canton de Thurgovie, en 1832, ce qui fera dire à certains historiens que Louis-Napoléon Bonaparte aura été « le seul Suisse à régner sur la France ».

Ses premiers faits d’armes

Après la mort du duc de Reichstadt le 22 juillet 1832, et dans la mesure où son frère aîné est mort en 1831, Louis-Napoléon se considère comme l’héritier de la couronne impériale. Il organise ses réseaux en France, et prépare sa prise de pouvoir. Son plan est de soulever une garnison et de marcher sur Paris, en rassemblant sur son passage les troupes et les populations, sur le modèle du retour de l’île d’Elbe en 1814. Il tente sa chance à Strasbourg le 30 octobre 1836 mais il échoue et est arrêté.

Tentative de soulèvement de Strasbourg de Louis-Napoléon Bonaparte.

Le roi Louis et les oncles du jeune prince condamnent aussitôt l’opération. La reine Hortense écrit à Louis-Philippe pour lui suggérer de laisser son fils quitter la France. Le roi convainc son gouvernement qui, en dehors de toute procédure légale, fait conduire le prince à Lorient où, muni d’une somme d’argent, il est embarqué sur L’Andromède le 21 novembre 1836 à destination des États-Unis d’Amérique, où il sera débarqué le 30 mars 1837. Si la tentative a été un échec complet, elle a fait connaître le prince Louis-Napoléon en France et l’a identifié à la cause bonapartiste.
Le prince ne reste pas longtemps aux États-Unis. Il rentre bientôt en Europe et revient s’installer en Suisse. En juin 1838, l’un des conjurés de Strasbourg, l’ex-lieutenant Armand Laity, lointainement apparenté à la famille de Beauharnais, publie à 10 000 exemplaires une brochure, sans doute financée par Louis-Napoléon, intitulée Relation historique des événements du 30 octobre 1836, qui est une apologie du bonapartisme[1]. À la suite de cet incident, le gouvernement français demande à la Suisse, au début du mois d’août 1838, l’expulsion du prince Louis-Napoléon et, sûr de l’appui de l’Autriche, menace la confédération d’une rupture des relations diplomatiques et même d’une guerre, allant jusqu’à concentrer dans le Jura une armée de 25 000 hommes. Le gouvernement suisse, indigné, invoque la qualité de bourgeois de Thurgovie du prince. En définitive celui-ci annonce, le 22 août, son intention de s’installer en Angleterre.
Héritant de sa mère en 1839, Louis-Napoléon a les moyens d’imprimer à 500 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique : Les Idées napoléoniennes, dans laquelle il fait de Napoléon Ier le précuseur de la liberté. Au début de 1840, son fidèle Fialin lance son tour ses Lettres de Londres, qui exaltent ce prince qui « ose seul et sans appui, entreprendre la grande mission de continuer l’œuvre de son oncle ».
Depuis Londres, le prince prépare une nouvelle tentative de coup d’État. Voulant profiter du mouvement de ferveur bonapartiste suscité par la décision du cabinet Thiers de ramener de Sainte-Hélène les cendres de l’Empereur, il débarque à Boulogne-sur-Mer, le 6 août 1840, en compagnie de quelques comparses parmi lesquels un compagnon de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, le général de Montholon, avec l’espoir de rallier le 42e régiment de ligne. L’opération est un échec total : Louis-Napoléon et ses complices sont arrêtés et incarcérés au fort de Ham. Leur procès se tient devant la Chambre des pairs du 28 septembre au 6 octobre, dans une indifférence générale. Le prince, défendu par le célèbre avocat légitimiste Berryer, prononce un discours éloquent :
« Je représente devant vous un principe, une cause, une défaite. Le principe, c’est la souveraineté du peuple, la cause celle de l’Empire, la défaite Waterloo. Le principe, vous l’avez reconnu ; la cause, vous l’avez servie ; la défaite, vous voulez la venger. [...] Représentant d’une cause politique, je ne puis accepter, comme juge de mes volontés et de mes actes, une juridiction politique. [...] Je n’ai pas de justice à attendre de vous, et je ne veux pas de votre générosité. »
Il n’en est pas moins condamné à l’emprisonnement perpétuel.
A la forteresse de Ham, il écrit son ouvrage De l’extinction du paupérisme (1844), ouvrage influencé par les idées saint-simoniennes et développant un moyen populiste pour accéder au pouvoir : « Aujourd’hui, le règne des castes est fini, on ne peut gouverner qu’avec les masses ». Il s’évada de sa prison six ans plus tard , en empruntant les vêtements et les papiers d’un peintre qui, selon certains, s’appelait Badinguet. Il s’établit à Londres avant de revenir pendant la révolution française de 1848 pour se présenter à de nouvelles élections.

Prince-Président

Le 4 juin 1848, il est élu (dans 4 départements) et siège à l’Assemblée en septembre. À la suite de la promulgation, le 4 novembre 1848, de la Constitution de la IIe République, il est candidat à l’élection présidentielle, la première au suffrage universel masculin en France. Il est élu pour quatre ans le 10 décembre 1848, avec près de 75 % des voix, issues notamment du parti de l’Ordre, profitant de la division des gauches et de la faiblesse du niveau d’instruction, certains paysans ayant cru voter pour Napoléon Ier... Le 20 décembre 1848 : il prête serment à l’Assemblée constituante et s’installe le soir même à l’Élysée.
La Constitution de 1848 limite largement les pouvoirs du Président qui est soumis soit à l’Assemblée soit au Conseil d’État. La présidence de Louis Napoléon est ainsi marquée par son opposition à la politique conservatrice de l’assemblée élue en mai 1849 : envoi à Rome des troupes pour mater une rébellion contre le Pape ; vote de la loi Falloux, favorable à l’enseignement religieux...
Le 31 mai 1850, l’Assemblée vote une loi électorale qui abolit le suffrage universel masculin en imposant une résidence de trois ans pour les électeurs ce qui élimine 3 millions de personnes du corps électoral dont des artisans et des ouvriers saisonniers. En s’opposant à cette réforme, Louis Napoléon fait figure de héros pour le peuple.
Au début de l’année 1851, Louis-Napoléon fait pression pour augmenter la durée de son mandat tandis que l’Assemblée nationale est opposée à tout projet de révision constitutionnelle.

Coup d’État du 2 décembre 1851.

Dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, soit 47 ans jour pour jour après le sacre de Napoléon Ier et 46 ans après la bataille d’Austerlitz, un décret dissout l’Assemblée nationale et rétablit le suffrage universel. Malgré quelques soulèvements, dans certains départements comme l’Yonne, les Basses-Alpes, le Var et le Lot-et-Garonne, vigoureusement réprimés, le coup d’État est approuvé par le peuple et le plébiscite des 20 et 21 décembre 1851 sur les nouvelles institutions reçoit une majorité d’avis favorables.
En janvier 1852, une nouvelle constitution étend le mandat du président à 10 ans.

Le roi Louis et les oncles du jeune prince condamnent aussitôt l’opération. La reine Hortense écrit à Louis-Philippe pour lui suggérer de laisser son fils quitter la France. Le roi convainc son gouvernement qui, en dehors de toute procédure légale, fait conduire le prince à Lorient où, muni d’une somme d’argent, il est embarqué sur L’Andromède le 21 novembre 1836 à destination des États-Unis d’Amérique, où il sera débarqué le 30 mars 1837. Si la tentative a été un échec complet, elle a fait connaître le prince Louis-Napoléon en France et l’a identifié à la cause bonapartiste.
Le prince ne reste pas longtemps aux États-Unis. Il rentre bientôt en Europe et revient s’installer en Suisse. En juin 1838, l’un des conjurés de Strasbourg, l’ex-lieutenant Armand Laity, lointainement apparenté à la famille de Beauharnais, publie à 10 000 exemplaires une brochure, sans doute financée par Louis-Napoléon, intitulée Relation historique des événements du 30 octobre 1836, qui est une apologie du bonapartisme[1]. À la suite de cet incident, le gouvernement français demande à la Suisse, au début du mois d’août 1838, l’expulsion du prince Louis-Napoléon et, sûr de l’appui de l’Autriche, menace la confédération d’une rupture des relations diplomatiques et même d’une guerre, allant jusqu’à concentrer dans le Jura une armée de 25 000 hommes. Le gouvernement suisse, indigné, invoque la qualité de bourgeois de Thurgovie du prince. En définitive celui-ci annonce, le 22 août, son intention de s’installer en Angleterre.
Héritant de sa mère en 1839, Louis-Napoléon a les moyens d’imprimer à 500 000 exemplaires une brochure détaillant son programme politique : Les Idées napoléoniennes, dans laquelle il fait de Napoléon Ier le précuseur de la liberté. Au début de 1840, son fidèle Fialin lance son tour ses Lettres de Londres, qui exaltent ce prince qui « ose seul et sans appui, entreprendre la grande mission de continuer l’œuvre de son oncle ».
Depuis Londres, le prince prépare une nouvelle tentative de coup d’État. Voulant profiter du mouvement de ferveur bonapartiste suscité par la décision du cabinet Thiers de ramener de Sainte-Hélène les cendres de l’Empereur, il débarque à Boulogne-sur-Mer, le 6 août 1840, en compagnie de quelques comparses parmi lesquels un compagnon de Napoléon Ier à Sainte-Hélène, le général de Montholon, avec l’espoir de rallier le 42e régiment de ligne. L’opération est un échec total : Louis-Napoléon et ses complices sont arrêtés et incarcérés au fort de Ham. Leur procès se tient devant la Chambre des pairs du 28 septembre au 6 octobre, dans une indifférence générale. Le prince, défendu par le célèbre avocat légitimiste Berryer, prononce un discours éloquent :
« Je représente devant vous un principe, une cause, une défaite. Le principe, c’est la souveraineté du peuple, la cause celle de l’Empire, la défaite Waterloo. Le principe, vous l’avez reconnu ; la cause, vous l’avez servie ; la défaite, vous voulez la venger. [...] Représentant d’une cause politique, je ne puis accepter, comme juge de mes volontés et de mes actes, une juridiction politique. [...] Je n’ai pas de justice à attendre de vous, et je ne veux pas de votre générosité. »
Il n’en est pas moins condamné à l’emprisonnement perpétuel.
A la forteresse de Ham, il écrit son ouvrage De l’extinction du paupérisme (1844), ouvrage influencé par les idées saint-simoniennes et développant un moyen populiste pour accéder au pouvoir : « Aujourd’hui, le règne des castes est fini, on ne peut gouverner qu’avec les masses ». Il s’évada de sa prison six ans plus tard , en empruntant les vêtements et les papiers d’un peintre qui, selon certains, s’appelait Badinguet. Il s’établit à Londres avant de revenir pendant la révolution française de 1848 pour se présenter à de nouvelles élections.

Empereur
* 7 novembre 1852 : un sénatus-consulte rétablit le régime impérial. Il est approuvé par le peuple lors d’un plébiscite, les 21 et 22 novembre 1852. * 2 décembre 1852 : début du Second Empire, Louis Napoléon Bonaparte devient Napoléon III. * 29-30 janvier 1853 : il épouse Eugénie de Montijo, comtesse de Teba, dont il eut un fils, Eugène, né le 16 mars 1856.

Politique étrangère
À l’occasion de la guerre de Crimée, (1854-1856) Napoléon III confirme le retour de la France dans la vie politique européenne avec plus ou moins de succès. L’empereur connait des réussites dans un premier temps d’autant plus qu’il doit composer avec une haute administration et des diplomates majoritairement monarchistes et opposés au césarisme de Napoléon III. Cela renforce l’isolement de l’Empereur alors que les personnels étrangers et métropolitains ne sont pas mis forcément au courant de la ligne politique du gouvernement de Napoléon III.
La politique arabe de Napoléon III - Il se rend en personne à Alger pour promouvoir son modèle de développement colonial. Pour Napoléon III les colonies doivent être rattachées à la personne de l’Empereur et non pas à la France directement. Il déclare à Alger :" Je suis l’empereur des Français et des Arabes". Ainsi pressent-il, avec près d’un siècle d’avance, le modèle de la communauté unie par la personne du souverain, telle que le réalisera le Commonwealth britannique.
La politique italienne de l’Empereur - en faveur de l’unification et au détriment de l’Autriche - permet à la France d’annexer, après plébiscite, le comté de Nice et la Savoie (1860), l’empereur ayant « payé de sa personne » pendant la campagne d’Italie.
L’échec de l’Expédition du Mexique (1861-1867) et l’attitude de neutralité monnayée (politique des « pourboires ») face aux conflits entre l’Autriche et la Prusse affaiblit le régime et met fin à cette politique étrangère volontariste de l’Empereur alors que celui-ci commence à être rongé par la maladie et par les discordes de son entourage.
Politique intérieure
Sous l’Empire, la France connaît des années de progrès économiques (création d’un système bancaire, développement des chemins de fer, transformation des grandes villes).
Napoléon III est influencé par les idées saint-simoniennes de son proche conseiller Michel Chevalier.
Influencé par son séjour à Londres, Napoléon III décide de transformer Paris et d’en faire une grande capitale européenne, salubre et fonctionnelle. Il confie au baron Haussmann le chantier de Paris. L’Empereur veilla de très près au tracé des nouveaux boulevards, de nouveaux édifices (dont le Palais Garnier qu’il ne vit jamais abouti), au développement du réseau des égouts et surtout à la constructions de dizaines de nouveaux squares et espaces verts (Montsouris, Buttes-Chaumont, Boucicaut ...). Ces travaux du Second Empire ont modelé le visage du Paris du XXe siècle. Parallèlement, il encourage cette politique dans les autres grandes et moyennes villes de France, de Lyon à Biarritz en passant par Dieppe (les nombreuses rues impériales alors tracées sont souvent par la suite rebaptisées "rue de la République").

À partir des années 1860, le régime connaît son tournant libéral .
Capitale de l’Europe au même titre que la Londres victorienne, Paris accueille de grandes réunions internationales telles que l’Exposition universelle de 1855 et celle de 1867.
Membre du gouvernement impérial de 1863 à 1869 en tant que ministre de l’Instruction publique, l’historien Victor Duruy ouvre l’enseignement secondaire aux jeunes filles, et s’efforce de développer l’enseignement primaire, en dépit de l’hostilité de l’Eglise catholique qui craint une perte de son influence. Il fait enseigner l’histoire contemporaine, jusque-là délaissée au profit de l’étude de l’Antiquité.
En 1869, Napoléon III fait appel à un nouveau "premier ministre" de fait, Emile Ollivier, issu des bancs de l’opposition républicaine à l’Assemblée nationale. C’était la reconnaissance du principe parlementaire. Ollivier constitua alors un gouvernement d’hommes nouveaux en associant bonapartistes libéraux (centre droit) et orléanistes ralliés à l’Empire libéral (centre gauche), mais en excluant les bonapartistes autoritaires (droite). Il prit lui-même le ministère de la Justice et des Cultes, le premier dans l’ordre protocolaire et apparut comme le véritable chef du ministère. Cherchant à concilier ordre et liberté, il convainc l’Empereur de procéder à une révision constitutionnelle d’ensemble pour mettre sur pied un système semi-parlementaire. Un sénatus-consulte proposant un régime plus libéral est soumis à l’approbation du peuple lors d’un plébiscite (le troisième depuis 1851) : le 8 mai 1870, les réformes sont approuvées avec plus de 7 millions de "oui" en dépit de l’opposition des monarchistes légitimistes et des républicains qui ont appelés à voter "non" ou à s’abstenir. C’est ainsi que se met en place la constitution du 21 mai 1870.
Les procédés de candidature officielle furent abandonnés et le préfet Haussmann, jugé trop autoritaire, fut renvoyé.
Cependant, lâché par les républicains et contesté par les bonapartistes autoritaires, Ollivier était de plus en plus isolé et ne se maintenait plus que grâce à la faveur de Napoléon III.

Guerre de 1870
Bien que tous deux personnellement favorables à la paix, Ollivier et Napoléon III se laissèrent dépasser par les partisans de la guerre dont l’Impératrice Eugénie. Ollivier et Napoléon III se rallièrent tous deux à l’opinion majoritaire pro-guerre exprimée au sein du gouvernement et au parlement, y compris chez les républicains, les plus résolus à en découdre avec la Prusse.
À la suite de tensions avec la Prusse à propos de la succession d’Espagne et abusée par la fameuse Dépêche d’Ems - version dédaigneuse par Bismarck, d’une annonce polie de Guillaume de Prusse -, la France déclare la guerre à la Prusse. Débute la Guerre franco-allemande de 1870.
Les premiers revers sont imputés à Napoléon III et à Ollivier, fournissant à la Chambre l’occasion de renverser Ollivier, à une écrasante majorité, le 9 août 1870, laissant l’Empereur seul sur la ligne de front, qu’elle soit politique ou militaire.
Le 2 septembre 1870, Reddition après la défaite de la bataille de Sedan. Il tente de négocier avec Bismarck prés du village de Donchery, il assiste avec le Roi Guillaume de Prusse à l’acte de reddition de l’armée française au chateau de bellevue situé à Frénois au sud de sedan. L’Empereur est fait prisonnier et conduit pour être interné au château Wilhelmshöhe à Kassel en Allemagne.
Le 4 septembre 1870, à Paris, des députés (dont Léon Gambetta) proclament la République mais la déchéance de Napoléon III n’est votée par la Chambre que le 1er mars 1871. Dans la plupart des départements français, le nouveau régime républicain est accueilli dans l’indifférence.
En mars 1871, l’Empereur déchu s’exile en Angleterre.
Le 9 janvier 1873, Napoléon III meurt et est inhumé à Chislehurst (aujourd’hui : Bromley (district londonien). Par la suite l’Impératrice Eugénie lui construisit un mausolée à l’Abbaye St Michel (St Michael’s abbaye) de Farnborough où il repose à ce jour au côté de sa femme (décédée en 1920) et de leur fils unique, le Prince Impérial Eugène-Louis, tué en Afrique du Sud en 1879 à l’âge de 23 ans.

Un règne florissant
Mal connu de nos jours, le Second Empire correspond pourtant à l’une des plus formidables époques de développement et de prospérité que la France ait connue.
Au niveau économique, le pays s’est doté d’infrastructures modernes d’un système financier, bancaire et commercial novateur et a rattrapé en 1870 son retard industriel sur le Royaume-Uni, en partie grâce à la politique volontariste de l’empereur et à son choix du libre-échange.
Au niveau de l’urbanisme, Napoléon III est le commanditaire des travaux d’Haussmann à Paris, qui ont fait de cette ville réputée pour sa saleté au milieu du XIXe siècle l’une des plus belles capitales du monde.
Cette période fut aussi très productive au niveau littéraire, de Flaubert à Sand ou aux frères Goncourt (Edmond et Jules). L’Opéra Garnier illustre l’importance accordée au monde du spectacle, élément de la « fête impériale ». Passionné d’histoire (on lui doit une monumentale "Histoire de Jules César"), l’Empereur a aussi joué un rôle-clef dans la mise sur pied d’une véritable archéologie nationale, avec la création du musée des Antiquités nationales de Saint-Germain-en-Laye et l’essor donné aux fouilles de Gergovie, Alésia et Bibracte.
Les progrès sociaux furent aussi indéniables : droit de grève et d’organisation des salariés (ancêtres de syndicats) accordés en 1864, élévation du niveau de vie des ouvriers et des paysans, soupes populaires organisées pour les pauvres, premiers systèmes de retraites et d’assurance-handicap pour les ouvriers, développement de l’éducation de masse, notamment pour les filles sous l’impulsion de l’impératrice Eugénie, qui a aussi fortement soutenu les travaux de Louis Pasteur et de Ferdinand de Lesseps, qui aboutiront respectivement au vaccin contre la rage et au canal de Suez, inauguré en 1869.

Maîtresses
Napoléon III eut de nombreuses maîtresses parmi lesquelles :
* Elizabeth-Ann Haryett, (18 ??-1865) dite Miss Howard (finance sa campagne électorale de 1848) * Armance Depuille (1830-1913), épouse de François Isidore Depuille, dont Benoni Depuille * Pascalie Corbière (1828-19 ??), qui était la nourrice des enfants bâtards impériaux, épouse de Auguste Corbière, deuxième cocher de l’empereur, dont Christian Corbière * Virginia Oldoini, Comtesse de Castiglione (1837-1899) célèbre courtisane italienne du XIXe siècle qui devint la maîtresse de Napoléon III en 1856-1857 * Melle Sauvez, une picarde, avec qui il eut une relation durant son emprisonnement à Ham.


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