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Hussard de la Mort Français 1793

 
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Marie
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MessagePosté le: Mar 13 Juil - 18:34 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant



                 




28 juillet 1792 l'uniforme des hussards de la mort faisait l'objet d'un décret. Leur signe de reconnaissance : deux os croisés surmontés d'une tête de mort avait vraisemblablement été emprunté au 5ème régiment de hussards de l'armée prussienne. Pelisse et sabretache étaient toutes deux ornées du terrifiant symbole. Les hussards portaient sur le dolman, une pelisse noire bordée de fourrure de même couleur dotée d'une doublure blanche et de cordons mêlés noir et blanc. Tous les galonages étaient noirs et blancs, les boutons en étain. Les cinq rangées de boutons étaient une innovation car à l'époque, les uniformes des régiments réguliers de hussards ne comportaient que trois rangées. Le pantalon de cheval était noir et boutonné sur les côtés. Les bottes de cuir noir étaient dotées d'éperons acier. Le baudrier de cuir blanchi soutenait une giberne noire, il était relié au baudrier porte-mousqueton par un bouton de baudrier cuivre. Ceinturon et bélières de cuir blanchi accompagnaient la sabretache et un fourreau de cuir noir garni d'acier qui accueillait un sabre à poignée de même métal et dragonne blanche. Les Hussards de la Mort étaient coiffés d'un mirliton noir qui se présentait comme suit : Cocarde tricolore blanche au centre puis bleue et rouge à l'extérieur, passepoilée de blanc. Plumet noir et blanc en bas, flamme de même couleur bordée de blanc portée enroulée autour du shako en campagne ou tombante en parade, pompon de flamme blanc et bonnet orné d'un cordon tressé blanc. Des inscriptions telles que " la liberté ou la mort" figuraient brodées sur la flamme renforçant ainsi le caractère terrifiant du corps. Le 12 juin 1792 était autorisée par décret la formation de deux compagnies de Hussards de la Mort qui fut effective en juillet de la même année. A l'automne 1792 la France vivait sous l'autorité de la Commune de Paris. Les prisons regorgeaient de prêtres et d'aristocrates. La ferveur révolutionnaire était à son paroxysme. L'Assemblée Nationale forçait la main au roi "constitutionnel" Louis XVI et déclarait la guerre à l'Autriche. Par des lois, elle autorisait certains citoyens patriotes à lever plusieurs corps de volontaires qui allaient porter la bonne parole de la Révolution. Parmi eux, les volontaires des Hussards de la Mort étaient pour la plupart issus des riches familles du nord de la France. Le régiment prestigieux des Hussards de la Mort fut la réponse "à la Française" aux menaces de Monsieur de Brunswick et de ses "Totenköpfe" qui avaient promis de raser Paris. Le 20 septembre 1792, ils firent grande impression à la bataille de Valmy lors de laquelle ils obligèrent aux côtés de l'armée de Kellerman l'infanterie prussienne à reculer. Le 5 décembre 1792, au sein de l'armée de la Moselle, ils s'emparaient de Sarrebourg mais reculaient à leur tour face aux Prussiens. Son effectif réduit à sa plus simple expression, l'escadron des Hussards de la Mort prenait ses quartiers d'hiver à Sarrelouis puis rejoignait Thionville, Toul et Phalabourg où le 13 mars 1793 il recevait l'ordre de rejoindre Fontainebleau. A Nancy le capitaine Bonnet qui dirigeait l'escadron était mis aux arrêts pour incapacité et le 11 avril 1793, les Hussards de la Mort rejoignaient Fontainebleau. A Paris, la Convention Nationale qui essayait de reprendre les choses en main, décidait de réorganiser l'armée et surtout de simplifier cette organisation en regroupant, fusionnant, amalgamant… Au début de l'année 1793 les formations de volontaires venaient renforcer les effectifs des régiments réguliers sur ordre du Comité de Salut Public. C'est ainsi que le 5 mars 1793, la Convention décidait la création du 14ème régiment de Chasseurs à cheval avec les rescapés des deux compagnies de Hussards de la Mort.


drapeaux-de-france.net
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MessagePosté le: Mar 13 Juil - 18:34 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Jeu 15 Juil - 09:01 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Deux compagnies des ex-hussards de la mort seront en effet amalgamées au sein du 14e chasseurs à cheval. Y furent ajoutées quatre compagnies de hussards de la Légion des Alpes et huit des hussards de l'égalité.
Le 14e chasseurs servit en Vendée sous le commandement du général Grignon qui dirigea l’une des pires colonnes infernales de la campagne sanglante ordonnée par Turreau.


Quelques documents :




« Mes camarades, nous entrons dans le pays insurgé. Je vous donne l’ordre de livrer aux flammes tout ce qui sera susceptible d’être brûlé et de passer au fil de la baïonnette tout ce que vous rencontrerez d’habitants sur votre passage. Je sais qu’il peut y avoir quelques patriotes dans ce pays ; c’est égal, nous devons tout sacrifier. » (Harangue de Grignon à ses hommes, 20 janvier 1794)

« J’ai fait brûler quantité de métairies, surtout le bourg de Saint-Aubin du Plain où j’ai trouvé dans l’église un drapeau noir et blanc. Les hommes et les femmes qui s’y sont trouvés, tous ont été passés au fil de la baïonnette. » (Grignon à Turreau, le 22 janvier 1794)

« Je te préviens que les soldats cassent leurs armes en tuant à coup de baïonnette les brigands que l’on rencontre dans les genêts et dans les bois, et les brigands se révoltent ; ne vaudrait-il pas mieux les tuer à coups de fusil, cela serait plus tôt fait ? » (Grignon à Turreau, 24 janvier 1794)

« J’oubliais de te dire que l’on m’a arrêté une dizaine de fanatiques qui se nomment eux-mêmes idolâtres : ces sortes d’idolâtres n’ont jamais voulu prendre les armes ni pour un parti, ni pour l’autre. Pour ne pas s’être décidés à un parti, ils iront au quartier général [rhétorique bien connue désignant le peloton d’exécution] » (Grignon à Turreau, 25 janvier 1794)

« J’ai parcouru les différents endroits, j’ai brûlé et cassé la tête à l’ordinaire. » (Grignon à Turreau, le 27 janvier 1794)



Après le commandant de la 2e colonne, des témoins :


« Grignon m’enjoignit de le suivre à la Flocellière, dont j’étais maire. J’offris de lui donner une liste des grands coupables, il me dit que c’était inutile et fit égorger six hommes de ma commune sans me consulter. La troupe pilla et saccagea à tort et à travers ; je ne mentionne pas les cadavres épars faits par les soldats. On viola les femmes et même trente passèrent sur une. […] On incendia, on pilla, depuis la Flocellière jusqu’aux Herbiers. Dans l’espace d’une lieue, on suivait la colonne autant à la trace de cadavres qu’elle avait faits qu’à la lueur des feux qu’elle avait allumés. » (lettre de Vincent Chapelain, membre du conseil des Anciens à ses collègues »)

« Les femmes et les filles étaient emmenées dans des maisons ou granges, où la troupe se trouvait, et dans le camp. On commençait par les violer, et, après avoir joui la nuit préalablement, on les fusillait, on les dépouillait de leurs vêtements et on leur mettait des morceaux de bois dans les parties naturelles. » (Gourbaud, déposition au comité de surveillance de Fontenay-le-Peuple, 8 octobre 1794)

« Le 12 [pluviôse, 31 janvier 1794], la scène augmente d’horreur. Le général Grignon part avec sa colonne incendier tous les villages, toutes les métairies depuis la Flocellière jusqu’aux Herbiers. Dans une distance proche de trois lieues, rien n’est épargné. Les hommes, les femmes enceintes, tout périt par les mains de sa colonne. En vain, de malheureux patriotes, leur certificat de civisme à la main, demandent la vie à ces forcenés : ils ne sont pas écoutés. On les égorge. » (Déposition des officiers municipaux des Herbiers)

Principales sources :
Ricot, Les Herbiers sous la Révolution
Chassin, La Vendée patriote, T. 4
Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans, T. 3
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Marie
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MessagePosté le: Ven 16 Juil - 19:19 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Bonsoir, il avait combien environ de  hussards de la mort  ?
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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Ven 16 Juil - 21:14 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

En Vendée ? Je l'ignore.
Pour la théorie, une compagnie de cavalerie, d'après mes souvenirs, devait comporter environ 90 hommes.
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MessagePosté le: Sam 17 Juil - 07:10 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Bonjour, merci...ils étaient très cruels c'est hussards de la mort, sanguinaires , très bonne chose que leurs existences n'a pas durer longtemps.

Petite histoire du début des hussards : 14 septembre 1783 :

par Ordonnance royale, le Duc de Lauzun  
  est autorisé à mettre sur pied un régiment de Hussards avec les hommes qu’il a ramenés des États Unis.





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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Sam 17 Juil - 09:29 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Citation:
ils étaient très cruels c'est hussards de la mort, sanguinaires , très bonne chose que leurs existences n'a pas durer longtemps.

Je n'ai pas souvenir de crimes de leur part avant leur arrivée en Vendée (pouvez-vous nous en dire plus ?). Or à cette date, les hussards de la mort, à proprement parler, n'existent plus en tant que tels, puisque versés au sein du 14e chasseurs à cheval.
Ce régiment eut par la suite une longue existence. Etats de service de cette unité sous la Révolution, le Consulat et l'Empire :
http://www.napoleon-series.org/military/organization/c_chasseurs2.html#14
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MessagePosté le: Sam 17 Juil - 10:16 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Hé bien, je parlais de la suite des hussards de la mort, qui feront partis du 14e chasseurs à cheval----> Le 14e chasseurs servit en Vendée sous le commandement du général Grignon qui dirigea l’une des pires colonnes infernales de la campagne sanglante ordonnée par Turreau.


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MessagePosté le: Dim 5 Sep - 20:25 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Shocked

Un hussard de la mort en 1793, d'après Knötel :


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MessagePosté le: Lun 6 Sep - 20:38 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Ce hussard me rappelle d'évoquer un jour un autre corps célèbre pour ses uniformes noirs à têtes de mort : les Brunswickois.
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MessagePosté le: Lun 6 Sep - 21:26 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

En voilà un :


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Drouet Cyril
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MessagePosté le: Lun 13 Sep - 21:51 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Des têtes de mort aussi parfois chez les Prussiens : hussards et corps francs.
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scots greys
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MessagePosté le: Mar 14 Sep - 05:57 (2010)    Sujet du message: Hussard de la Mort Français 1793 Répondre en citant

Un hussard  prussien du 2e rgt :



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