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La Bataille de Montmirail

 
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Marie
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Inscrit le: 25 Mar 2010
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MessagePosté le: Ven 18 Juin - 20:31 (2010)    Sujet du message: La Bataille de Montmirail Répondre en citant



A 16 heures, Napoléon ordonne l'attaque sur Montmirail.Les français vont remporter une victoire fabuleuse, combattant vaillamment à un contre deux.



  Après la défaite de Leipzig en Allemagne, Napoléon fut obligé de repasser le Rhin avec son armée. Le moral des troupes est au plus bas, d'autant que les nouvelles du front sont désastreuses : plus de 700 000 coalisés vont à présent envahir la France. La campagne de France, c'est "l'épopée d'une poignée de grognards et de conscrits, courant sous la bise aigre de Champagne, pour surprendre et battre deux armées quatre ou cinq fois supérieures en nombre" selon le commandant Lachouque. Notre Empereur un peu vieillit reprit soudain les bottes du jeune général Bonaparte. Et c'est ici qu'il va montrer la véritable mesure de son génie. La campagne de France est un chef-d'oeuvre sur le plan militaire, les victoires françaises ne contredisant pas cette affirmation : Brienne, Reims, Arcis-sur-Aube, Vachaumps, Mormant, Champaubert, Montereau... Cette bataille et victoire de Montmirail montre l'étendue du talent de Napoléon, et la puissance encore destructrice d'une Grande Armée pourtant décimée et abattue...   
  Vers 8 heures, les deux armées, françaises et prussiennes, entrent en contact. Les français prennent position et tiennent tête aux assauts répétés de l'ennemi. Le prussien Sacken ne se doute pas qu'il a Napoléon en personne devant lui. Les nouvelles recrues, surnommées les "Marie-Louises" en raison de leur jeune âge, se battent avec un telle fougue qu'elle force l'admiration des "vieilles moustaches". A 12 heures, Mortier se présente avec la division Michel et les cavaliers de Defrance. A droite, le valeureux Ney, implacable sabreur et grand cavalier de l'Empire, brise les lignes prussiennes comme à Eylau les russes. Mais la supériorité numérique de l'ennemi est écrasante, et Napoléon est obligé de faire donner l'ensemble de sa vieille Garde, quatre bataillons composés de valeureux combattants qui vont repousser à trois reprises les charges de cavalerie prussiennes. Le général de cavalerie Guyot emporte la décision, et finit de mettre en déroute le corps d'armée de Sacken, tandis que la Garde place les canons pris aux prussiens en haut des tours du château de Montmirail, et anéantissent les pauvres fuyards. La division Michel, galvanisé par sa récente victoire, repousse héroïquement la contre-attaque d'un autre général ennemi, York. Pendant ce temps, la Jeune Garde se trouve embourbé à Château-Thierry et ne peut se rendre sur les lieux pour transformer la défaite prussienne en hécatombe...   
  Cette victoire est la parfaite illustration de la campagne de France, où la pauvre Grande Armée, affamée et épuisé, va pourtant battre quatorze fois l'ennemi pourtant six fois supérieurs en nombre sur l'ensemble de la campagne. Napoléon est très fier de son armée : celle-ci, motivée et en confiance, remportera encore une magnifique victoire sept jours plus tard à Montereau...   
 
http://pagesperso-orange.fr/napoleonbonaparte/montmirail.htm  

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MessagePosté le: Ven 18 Juin - 20:31 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Grenadier
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Inscrit le: 18 Juin 2010
Messages: 93

MessagePosté le: Sam 19 Juin - 07:55 (2010)    Sujet du message: La Bataille de Montmirail Répondre en citant

Quelques détails supplémentaires sur cette bataille qui fait partie de la campagne de France de 1814.




  

MONTMIRAIL

Vendredi 11 février 1814

A 25 km au sud de Château-Thierry.

L'Empereur Napoléon, commandant de l'armée française.
Le général York, commandant le 1er corps prussiens de l'armée de Silésie, et le général Sacken, commandant les 2e et 6e corps d'infanterie.

Résumé :
Malgré le succès de Champaubert, rien n'était encore décidé en février. Napoléon se jeta sur Montmirail pour y surprendre les Russes de Sacken. Celui_ci abandonnant La Ferté sous Jouarre, revient sur ses pas, comptant sur le secours de York qui pourrait attaquer le flanc droit des français, pendant que lui-même attaquerait en tête ; mais au village de Marchais, il trouva la route barrée par les Français et tous ses efforts pour se faire jour furent inutiles.
Jusqu'au soir il lutta avec une fougue acharnée, mais il eut à faire aux soldats de la Vieille Garde conduits par Friand ; à l'approche de la nuit il n'avait plus d'autre ressource que de s'échapper par la droite française pour aller rejoindre York vers Château-Thierry.

Météorologie : La veille  : "Toute la nuit, il tomba de la neige, mêlée à de la pluie, il faisait froid." (Mémoires de Lamon.)

Topographie : Les combats se déroulent dans une plaine légèrement vallonnée, au N.O de la ville, dans un triangle compris entre Montmirail, la route de Château-Thierry au N. et celle de La Ferté. Les combats principaux se déroulèrent vers Les Grenaux, Le Tremblay, Marchais, L'Épine au Bois.

Début de la bataille :
Vers 8 heures.
Fin de la bataille : Vers 20 heures.

Forces françaises : 12 800 hommes
Forces alliées : 22 700 hommes.

Pertes françaises : 2 000 tués et blessés.
Pertes alliées : 3 000 tués et blessés.

Colonel tué : Cel major Mallet, 2e Chasseurs à pied de la Garde Impériale.


 



Source : Dictionnaire de la Grande Armée de Alain Pigeard.
Carte : http://napoleon-monuments.eu/Napoleon1er/France1814_02a.htm

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Grenadier
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Messages: 93

MessagePosté le: Sam 19 Juin - 09:17 (2010)    Sujet du message: La Bataille de Montmirail Répondre en citant

Petite remarque sur les troupes françaises lors de la campagne de France.

Les hommes de la campagne.
 
Par l’énergie qu’il a déployée pendant près de trois mois, Napoléon a retrouvé ses qualités de stratège, des qualités qu’il avait perdues lorsqu’il devait mener à la bataille plusieurs dizaine de milliers de soldats

Durant la campagne de France, ce sont les adversaires qui disposaient de 300 000 soldats. Sur le papiers Napoléon a pu mobiliser plus de 300 000 hommes, ils ne sont pas plus de 30 000 à 45 000 à combattre directement sous ses ordres à chaque bataille. Près de ses hommes, Napoléon retrouve ses vertus de la première campagne d’Italie. Une seule différence, mais elle est de taille : lorsque ses renforts n’arrivent pas à l’heure prévue, lorsqu’un ordre n’est pas appliqué par un général avec l’efficacité demandée, les possibilités de redresser la situation sont plus réduites et la défaites est inéluctable.

Parce qu’au niveau des hommes de troupe, Napoléon ne peut que se montrer admiratifs devant ces jeunes conscrits.

S’il peut se plaindre de la faiblesse des hommes ; il ne peut mettre en évidence que celle manifestée par certains chefs. Mais certainement pas celle qu’aurait montrée tous ces conscrits levés à la fin d et l’année 1813 et pendant les deux premiers mois de 1814.

Ces deux levées ont été votées par le Sénat le 7 octobre 1813. La première levée prévoyait près de 280 000 hommes, auxquels il était adjoint 120 000 hommes appartenant à la classe 1814 et 160 000 levés par anticipation sur la conscription de la classe 1815.

Sans expérience, ces conscrits qui sont surnommés les « Marie-Louise », du nom de l’impératrice, n’ont suivi que quelques séances de maniement d’armes, quand ils en ont suivies. C’est donc le plus souvent sans être entrainés qu’ils sont envoyés au feu, encadrés parfois par des sous-officiers de la Grande Armée. Malgré ce handicap, animés d’un sentiment patriotique élevé, ils combattent pour la défense de leurs parents et de la nation.

Sans cesse en mouvement, les troupes françaises se battent avec détermination.
 


Monument des « Marie Louise » sculpté par Maxime Real del Sarte



Sources : Texte Les grandes campagnes de Napoléon de Serge Cosseron
Photo : http://www.cite-ateliersdejemmapes.info/guppy469/articles.php?lng=fr&pg…

 
 

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