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L'Attentat de la rue Saint-Nicaise

 
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Marie
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MessagePosté le: Dim 11 Juil - 15:24 (2010)    Sujet du message: L'Attentat de la rue Saint-Nicaise Répondre en citant

Le soir du 24 décembre 1800, la capitale française est secouée par une violente explosion.
Le Premier Consul Napoléon Bonaparte a été visé par une «machine infernale» à l'instant où son carrosse s'engageait dans la rue Saint-Nicaise, sur le chemin qui mène de son palais des Tuileries à l'opéra, place Louvois, dans le quartier du Sentier (le passage Saint-Nicaise et l'opéra ont aujourd'hui disparu).

Le Premier Consul est miraculeusement épargné mais l'attentat fait autour de lui vingt-deux morts et cinquante-six blessés.

«Le fracas du coup, les cris des habitants, le cliquetis des vitres, le bruit des cheminées et des tuiles pleuvant de toutes part, firent croire au général Lannes, qui était avec le Consul, que tout le quartier s'écroulait sur eux», racontera Pierre Louis Desmaret, chef de la division de la police secrète.
Un coup à gauche

Bonaparte se rend au spectacle comme si de rien n'était... sans se préoccuper du sort de son épouse Joséphine et de sa belle-fille Hortense, laquelle a été légèrement blessée, dans une autre voiture. Mais, dès le lendemain, il saisit le prétexte de l'attentat pour frapper le camp jacobin qui lui en veut d'avoir mis fin à la Révolution en instaurant un an plus tôt sa dictature.

Le Sénat dresse une liste de 130 proscrits et Joseph Fouché, ancien prêtre oratorien devenu ministre de la Police générale, en fait déporter pas moins de 95.

Fouché mène par ailleurs son enquête. Ses enquêteurs n'ont pas la tâche facile. Ils ne disposent pour tout indice que de la tête du cheval qui traînait la machine infernale. Avec celle-ci, ils font le tour des maquignons de Paris et identifient les acheteurs du cheval ! Fouché peut bientôt apporter la preuve au Premier Consul que l'attentat de la rue Saint-Nicaise a été en fait ourdi par les chouans royalistes.

Un coup à droite
Qu'à cela ne tienne. Après avoir frappé à gauche, Bonaparte frappe à droite ! Il fait établir des tribunaux spéciaux pour punir les coupables. Parmi eux deux chefs royalistes, rapidement guillotinés...

Mais, vexé que Fouché l'ait contredit sur les responsables de l'attentat, le Premier Consul lui enlève le ministère de la Police et lui donne en compensation un siège de sénateur (lors du complot de Cadoudal, quatre ans plus tard, il se repentira de s'être momentanément séparé de son efficace ministre).

Le Premier Consul comprend que son pouvoir personnel et la stabilité du régime ne seront assurés que par la paix avec les Anglais et la réconciliation religieuse... Ce sera chose faite quinze mois plus tard. Et un petit délai supplémentaire permettra à Bonaparte de devenir consul à vie puis de prendre le titre de Napoléon 1er, empereur des Français... pour le meilleur et pour le pire.

Source: herodote.net
_________________


Dernière édition par Marie le Dim 11 Juil - 15:27 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 11 Juil - 15:24 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Marie
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MessagePosté le: Dim 11 Juil - 15:26 (2010)    Sujet du message: L'Attentat de la rue Saint-Nicaise Répondre en citant

Suite...


De tous les attentats contre Napoléon, celui perpétré le 24 décembre 1800, rue Saint-Nicaise, est un des plus connus. Mais au-delà de l'affaire criminelle, la bombe (on ne l'appela très que "la machine infernale") qui explosa au passage du Premier Consul, donna le signal d'une opération d'épuration politique de grande ampleur contre les oppositions jacobines comme royalistes, tandis qu'elle déchaîna les rivalités au sein du gouvernement consulaire. 
     La soirée du 24 décembre 1800 (3 nivôse an IX) faillit commencer, par une scène de ménage entre le Premier Consul et son épouse. Le couple avait prévu de se rendre à l'Opéra situé alors à l'emplacement du square Louvois, face à la Bibliothèque Nationale, où devait se jouer une parodie de "La création du monde" de Haydn. Après le souper, Bonaparte s'assoupit au coin du feu et, une fois réveillé, fit les pires difficultés pour sortir du palais. Finalement, en menaçant de sacrifier elle aussi sa soirée si son époux ne consentait pas à se détendre un peu en sa compagnie, Joséphine parvint à le convaincre.




 
 
Itinéraire de Bonaparte pour se rendre à l'opéra.
 
     Escorté par un piquet de grenadiers à cheval, la voiture du Premier Consul (Joséphine devait suivre dans la sienne quelques minutes plus tard) quitta les Tuileries vers huit heures trente. Elle s'engageait dans la rue Saint-Nicaise, lorsque le fut arrêté par une petite charrette placée en travers de la chaussée. Le cheval attelé à la charrette était tenu par une fillette. L'escorte ne se laissa pas impressionner par ce qui paraissait être normal. Sabre au clair, les grenadiers forcèrent le passage. La voiture de Bonaparte, conduite par son fidèle cocher César, put poursuivre son chemin à vive allure, tournant à droite, dans la rue de Malte. C'est alors qu'un terrible facas se fit entendre. Une bombe de forte puissance venait d'exploser. Le chef de l'Etat avait de peu échappé à la mort.


 
 


     Rapidement, la police se rendit sur les lieux. Elle constata d'énormes dégâts et établit que "la machine infernale" avait été placée sur la charrette qui, tout à l'heure, empêchait le cortège officiel de passer. On déplora finalement quatre morts (bilan retenu au procès des coupable, le "moniteur" en ayant annoncé cinq, puis dix, Bonaparte parlant au conseil d'Etat de "huit à dix morts" et Chaptal, ministre de l'Intérieur, de spet) et une soixantaine de blessés. Selon un rapport de Chaptal, les dégâts matériels se montèrent à plus de 160 000 francs : un étage du "café Apollon" devant lequel stationnait la charrette s'était éffondré, une quinzaine de façades avaient été éventrées, les vitres des maisons (jusqu'à celles des Tuileries, à trois cents mètres de là) avaient volé en éclat.  

 
 
Le carrosse de Bonaparte échappe à l'attentat.

 
     Indemne, Bonaparte qui raconta plus tard qu'il dormait dans sa voiture au moment de l'explosion, prit place dans sa loge et, impassible, assista au spectacle (qui fut écourté), recueillit les vivats de l'assistance informée des évènements, avant de rejoindre les Tuileries. La foule des dignitaires et courtisans accourus bruissait de l'imminence de la destitution de Fouché, le ministre de la Police, incapable d'empêcher l'attentat, peut être même complice des criminels...car les coupables nne pouvaient être que des jacobins des rangs desquels Fouché était issu.     Pourtant, dès l'explosion, le ministre avait porté ses soupçons sur les royalistes, avec de bonnes raisons. Il connaissait trop bien les moyens dont disposaient les jacobins pour les incriminer dans affaire aussi bien montée : on avait certes arrêté, quelque temps plus tôt, des "exclusifs" (synonyme de jacobins) procédant à des essais d'explosifs dans une carrière, mais leur savoir-faire était si approximatif qu'on pouvait douter que leur parti ait des compétences nécessaires à la réalisation d'un tel attentat.



 
 
De son carrosse, le Premier Consul s'informe sur l'attentat.

 
        
                                              
 
 
 
 


 
 
Rapport de police sur l'attentat de la rue Saint-Nicaisecontre le Premier Consul. (musée de la Préfecture de Police)




 
 
 

 
                                         

 



                                                                                                                                                         Buste de Limoëlan.  


Sources : Magazine Napoléon 1er n°6. Texte de Mr Thierry Lentz.
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