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L'héritage de la Grande Nation en 1799.

 
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MessagePosté le: Sam 26 Juin - 09:43 (2010)    Sujet du message: L'héritage de la Grande Nation en 1799. Répondre en citant

Lorsque Napoléon Bonaparte s'empare du pouvoir le 19 brumaire an VIII (10 nov. 1799), l'aire d'expansion de la France - la Grande Nation - déborde largement ses frontières de 1792.

Elle a donné à son territoire le 13 septembre 1791, Avignon et le Comtat Venaissin, qui appartenait au pape ; le 27 novembre, la Savoie et le comté de Nice, à la demande de leurs habitants, ou de leurs représentants ; le 1er octobre 1795, la Belgique et le Luxembourg, à la suite d'une série de plébiscites locaux ; le 23 mars 1793, la région de Porrentruy, qui avait formé une éphémère "République rauracienne" et qui devient le département du Mont-Terrible ; le 11 février 1794, la principauté de Montbéliard, qui appartenait au duc de Wurtemberg  fut unie au département du Doubs ; le 2 mars 1793, la principauté de Salm enclavée dans les départements de la Meurthe et des Vosges ; le 1er mars 1798, Mulhouse, qui fut intégrée dans le Haut-Rhin et le 15 avril suivant, Genève qui devint le chef-lieu d'un nouveau département, celui du Léman.

Ainsi, la France s'inscrivait-elle dans un hexagone presque parfait et atteignait-elle ce qu'on appelait, depuis Richelieu, ses "frontières naturelles", le Rhin, les Alpes, la Méditerranée, les Pyrénées, l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord.

Elle les dépassait même, car, au traité de Campo-Formio signé par Bonaparte avec l'Autriche le 18 octobre 1797, elle avait annexé les îles Ioniennes (Corfou,Céphallonie, Zante) qui avaient aussitôt été organisées en trois départements : Corcyre, Ithaque et mer Egée. De plus, l'Égypte était occupée par une armée française depuis juillet 1798.

En fait, l'influence de la France révolutionnaire s'étendait bien au-delà de ces récentes frontières. Le 16 mai 1795, par le traité de La Haye, la france reconnaissait la nouvelle république batave, anciennes Provinces-Unies, diminuées de Maestricht, Venloo et la partie de la Flandre située au sud de l'Escaut, qui venaient se joindre aux départements belges, donc à la France.

La rive gauche du Rhin, de Wissembourg à la frontière hollandaise était occupée par les armées françaises. Si elle n'était pas officiellement et juridiquement annexée à la France, du moins, depuis le traité de Campo-Formio, par lequel l'Autriche consentait à cette annexion, celle-ci était préparée et ce territoire était divisé en quatre départements : Roer, Rhin et Moselle, Mont-Tonnerre, Sarre, qui recevaient progressivement une administration analogue à celle des autres départements français.

Plus au sud, la Suisse avait été "révolutionnée" au début de 1798 et transformée en une république helvétique, au mois d'avril suivant.

L'Italie avait été complètement bouleversée par les extraordinaires victoires remportées par l'armée de Bonaparte en 1796 et 1797. Une république cisalpine avait été créée en avril 1797 avec la Lombardie, les états vénitiens de Terre-Ferme, l'Emilie pontificale et la Valteline, jadis alliée à la Suisse.

Par contre la ville de Venise et ses possessions en Dalmatie étaient cédées à l'Autriche par le traité de Campo-Formio. la vieille république de Gênes avait été "démocratisée" et transformée en république ligure en juin 1797.

Les états laissés au pape, en Italie centrale étaient envahis par les troupes françaises au début de 1798 et une république romaine était proclamée le 15 février.

Poussant vers le sud, les soldats français pénétraient dans le royaume de Naples en janvier 1799 et le transformaient (sauf la Sicile où la famille royale était réfugiée) en république "parthénopéenne" (26 janvier).

Au printemps 1799, toute l'Italie continentale (sauf Venise) et péninsulaire étaient placés sous l'influence de la Grande Nation, bien que le sort du Piémont et de la Toscane n'aient pas été nettement fixés : en Piémont un "plébiscite" très contesté avait paru donner une majorité de voix pour l'annexion à la France. En Toscane, une administration militaire avait remplacé celle du Grand-Duc réfugié en Autriche.

Mais le sort de l'Italie était fragile. A la fin de 1798, une "seconde" coalition composée de l'Angleterre, de l'Autriche, de la Russie, de la Turquie et, bien entendu, des contre-révolutionnaires de tous genres et de tous pays, se formaient contre la France. Une offensive générale avait lieu sur toutes les frontières terrestres de la Grande Nation, en liaison avec des insurrections dans le sud-ouest, en Vendée et en Bretagne.

Un débarquement anglo-russe était repoussé par le général Brune en Hollande (19 septembre 1799) ; en Suisse, les Russes étaient battus par Masséna à Zurich (26-27 septembre), les insurgés de l'intérieur de la France, anéantis à Montréjeau, au sud de Toulouse (20 août), repoussés au Mans, à Nantes, à Vannes et à Saint-Brieux.

Mais les Austro-Russes aidés par des Turcs, chassaient les français d'Italie. Lors du 18 brumaire, ceux-ci ne conservaient que Gênes et la côte ligure, pressés sévèrement par les Autrichiens.

LA guerre continuait donc, sur le continent avec l'Autriche (les Russes paraissaient vouloir quitter la coalition), sur mer contre l'Angleterre, et en Orient, contre la Turquie.

Guerre militaire sur les frontières de la Grande Nation, mais guerre idéologique au-delà, car les grands principes de la Révolution Française avaient aisément franchi les barrières établies par les diplomates et, dans toute l'Europe, des hommes qui se disaient "jacobins" acclamaient les idées révolutionnaires.

Comment en était-on arrivé là, dix ans après l'assemblée constituante avait déclarée "la paix au monde" et décrété que la France renonçait à entreprendre aucune guerre dans la vue de faire des conquête et n'emploierait jamais ses forces contre la liberté d'aucun peuple (22 mai 1790) ?



Source : Napoléon et l'Europe de Jean Tulard.
 

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MessagePosté le: Sam 26 Juin - 09:43 (2010)    Sujet du message: Publicité

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